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Les oeufs, bons ou mauvais pour la santé ?

Bonjour, je t’espère en pleine forme

Pendant des décennies, les œufs ont été injustement traités comme un risque alimentaire majeur.

Cependant, la recherche moderne en santé cardiovasculaire et métabolique démontre aujourd’hui que la consommation d’œufs entiers n’augmente pas le risque cardiaque chez les individus sains.

Au contraire, l’œuf est considéré comme le plan de construction nutritionnel d’un organisme entier, offrant une densité de nutriments que peu d’aliments peuvent égaler.

Sa protéine possède la valeur biologique la plus élevée de toutes les sources naturelles, ce qui signifie que ton corps l’absorbe et l’utilise plus efficacement que la protéine issue de la viande ou du poisson.

Grâce à sa matrice unique de lipides et de phospholipides dans le jaune, environ 65 % de l’œuf peut être converti directement en énergie stable, évitant ainsi les variations brutales de glucose et la fatigue qui en découle.

Sur le plan cognitif, l’œuf est une source exceptionnelle de choline, de lutéine et de zéaxanthine, des antioxydants critiques pour la protection de la rétine, la performance cérébrale et la santé des membranes cellulaires.

En consommer trois à quatre par jour n’est pas une pratique extrême, mais constitue une base nutritionnelle solide pour soutenir tes hormones, ta fonction hépatique et la réparation de tes tissus.

Pour maximiser ces effets, privilégie les œufs de poules élevées en plein air, qui contiennent une densité plus élevée d’oméga-3 et de caroténoïdes, et garde le jaune légèrement coulant pour préserver les nutriments sensibles à la chaleur.

Source : Berger, S. et al. (2015). « Dietary cholesterol and cardiovascular disease: a systematic review and meta-analysis. » American Journal of Clinical Nutrition, 102(2), 276–294.

Prends soin de toi

Mabelle

Une étude bien tardive, les dégâts sont faits

La deuxième PLUS GRANDE étude de sécurité du vaccin contre la COVID-19 JAMAIS MENÉE (N=85 MILLIONS de personnes) a révélé des risques accrus de :

💔 CRISE CARDIAQUE (+286 % après la dose 2)

🧠 AVC (+240 % après la première dose)

🫀 MALADIE CORONARIENNE (+244 % après la dose 2)

⚡ ARYTHMIE (+199 % après la première dose)

https://www.thefocalpoints.com/p/breaking-85-million-person-study?fbclid=IwY2xjawQVHI9leHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeXeY72gYEPXTWU5yboMonoDNAd37ThGrfPe-nLaTT5fgRe7xUc2OwgDEY48k_aem_3o71m2Zcu5_P9SbDsjkvAA

Et, là, il n’est même pas question de tous les autres problèmes de santé liés à ces injections expérimentales : maladie de Charcot, nombreuses maladies auto-immunes, …

On vit une époque absolument remarquable :

Des médecins se font sanctionner pour avoir sauvé des vies et pour avoir refusé d’être des volontaires (rats de laboratoires) non rémunérés pour une thérapie génique en phase 3 qui a fait quelques dizaines de millions de morts .

MAIS on laisse en circulation des pédophiles assassins, des médecins et pseudo scientifiques de plateaux ayant poussé a des injections iatrogènes et léthales .

https://bam.news/reportages/dr-michel-procureur-combien-de-vies-sauvees?fbclid=IwY2xjawQVHctleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeUXAX9DVZ2qIayvknOcF3s_SAC7PWXibqjcX2xmIBEaXKZcN7-484wz14XlM_aem_MMpmkvNmkTSWciL_2zZM6A

Marc Doyer gagne une bataille : Le vaccin administré à la hâte à des millions de Français était encore en phase III d’essais cliniques !

https://lemediaen442.fr/marc-doyer-gagne-une-bataille-le-vaccin-administre-a-la-hate-a-des-millions-de-francais-etait-encore-en-phase-iii-dessais-cliniques/?fbclid=IwY2xjawQVHoZleHRuA2FlbQIxMQBzcnRjBmFwcF9pZBAyMjIwMzkxNzg4MjAwODkyAAEeutr38nex2C2r0X6XHkYDlC7AumXqLzOR0Fro9TV8B3vQ_TobYQYn_QxyQjo_aem_20K6CheUByKv4az6_Rh_-A

Après avoir été traité de menteur par Anthony Fauci pour avoir déclaré qu’« aucun des 72 vaccins obligatoires pour les enfants n’a jamais fait l’objet de tests de sécurité », RFK Jr. a poursuivi Fauci en justice.

Après un an d’obstruction, les avocats de Fauci ont admis que RFK Jr. avait eu raison depuis le début.

« Il n’y a pas de responsabilité en aval, pas de tests de sécurité préalables… et pas de coûts de marketing et de publicité, car le gouvernement fédéral ordonne à 78 millions d’écoliers de se faire vacciner chaque année. »

« Quel meilleur produit pourrait-on avoir ? C’est ainsi qu’a eu lieu une véritable ruée vers l’or pour ajouter tous ces nouveaux vaccins au calendrier vaccinal… car figurer sur ce calendrier représente un milliard de dollars par a pour votre entreprise. »…et tout ça au mépris total de la santé des enfants.

« Nous avons donc reçu tous ces nouveaux vaccins, 72 injections, 16 vaccins… Et cette année-là, en 1989, nous avons constaté une explosion des maladies chroniques chez les enfants américains… TDAH, troubles du sommeil, retards de langage, TSA, autisme, syndrome de Tourette, tics, narcolepsie. »

« L’autisme est passé d’un cas sur 10 000 dans ma génération… à un enfant sur 34 aujourd’hui. »

MERCI. MERCI 1000 FOIS A CET HOMME PROVIDENTIEL

Un épouvantable scandale qui devrait faire la une de tous les journaux. Mais silence total dans les merdias, trop occupés à inventer des mensonges sur l’Iran et Israël sans doute ?

La blessure de rejet

quand l’enfance façonne l’amour que l’on se refuse

Bonjour, je vous espère en forme.

Je vous partage ce matin un texte de Malvina Mireille

Le rejet, lorsqu’il s’infiltre dans le cœur d’un enfant, ne se contente pas d’être une simple expérience douloureuse. Il devient une empreinte indélébile, un prisme à travers lequel il apprendra à se voir lui-même et à interpréter le monde qui l’entoure. Un enfant qui se sent rejeté ne remet pas en question ceux qui le repoussent ; il se remet en question lui-même. Il se dit que s’il n’est pas aimé, c’est qu’il ne le mérite pas. Alors, il tente de compenser, d’être plus gentil, plus obéissant, plus utile… mais toujours avec cette peur sourde au fond de lui : « Si je ne suis pas assez, on me laissera tomber. »

C’est ainsi que naît la quête infinie de reconnaissance, ce besoin insatiable d’être validé par les autres, non pas par égoïsme, mais parce que l’amour de soi lui a été refusé avant même qu’il puisse l’apprendre. Ce rejet initial devient une racine, s’étendant à chaque relation future. L’enfant grandit en devenant un adulte qui donne tout, qui s’efface, qui s’épuise à vouloir être indispensable pour mériter une place, un regard, une caresse.

Il entre dans des relations où il ne sait pas recevoir, car recevoir implique de croire qu’il en est digne. Alors, il donne sans compter, pense aux autres avant lui-même, endosse le rôle du sauveur en espérant qu’en guérissant les autres, il guérira lui-même. Mais ce qu’il ne voit pas, c’est que ce rôle l’enchaîne. Car en sauvant pour être aimé, il ne s’autorise jamais à être aimé sans condition.

Le rejet, lorsqu’il est inscrit si profondément, fait naître une étrange contradiction : une peur viscérale d’être abandonné, mais une incapacité à réellement se laisser aimer. Car aimer suppose d’être vu, d’être accepté tel que l’on est, et pour celui qui a été rejeté trop tôt, cela semble toujours dangereux.

Alors, comment guérir ? En cessant d’attendre que l’amour vienne de l’extérieur. En osant, pour la première fois, s’accorder ce que l’on a toujours cherché ailleurs. Se choisir. Se respecter. Se donner ce qu’on a tant offert aux autres. Et comprendre, enfin, que l’amour que l’on mérite n’a jamais été conditionnel. Il a simplement été oublié

Prenez soin de vous, donnez vous ce dont vous avez besoin, sans rien attendre des autres. Et si vous recevez d’autrui, tant mieux, sinon donnez vous encore plus.

Mabelle

Les bonnes graisses

alliées indispensables à la santé

Bonjour, je t’espère en forme.

Pendant longtemps, on a diabolisé les graisses.

Aujourd’hui, la science est claire : certaines graisses sont essentielles à la vie.

Les bonnes graisses :

– améliorent la sensibilité à l’insuline

– stabilisent la glycémie

– soutiennent le cerveau et le système nerveux

– participent à la production hormonale

– réduisent l’inflammation chronique

👉 Elles sont particulièrement importantes :

en période de ménopause

en cas de fatigue, stress, fringales

pour soutenir un métabolisme efficace

Les meilleures sources de bonnes graisses

🫒 Huile d’olive vierge extra, riche en acides gras mono-insaturés, protectrice cardiovasculaire, à utiliser crue ou à basse température

🥑 Avocat ,stabilise la glycémie, riche en potassium et fibres, excellent en association avec des légumes

🐟 Poissons gras (sardine, maquereau), riches en oméga-3 (EPA & DHA), action anti-inflammatoire puissante, soutiennent le cerveau et le cœur

🌰 Oléagineux (noix, amandes), effet coupe-faim naturel, améliorent la réponse insuliniquen à consommer en petite quantité

⚠️ À différencier

Toutes les graisses ne se valent pas :

❌ graisses industrielles transformées

❌ huiles raffinées chauffées

❌ excès d’oméga-6

👉 L’équilibre est la clé.

🕯️ Un peu d’histoire

Dans les civilisations anciennes, les graisses étaient sacrées

L’huile d’olive servait autant à nourrir qu’à soigner et éclairer

Les peuples méditerranéens avaient peu de maladies métaboliques avant l’industrialisation alimentaire

🌱 Message essentiel : Les bonnes graisses ne font pas grossir. Elles nourrissent, régulent et apaisent le corps. Supprimer les graisses, c’est souvent créer plus de déséquilibres.

Prends soin de toi. Mabelle

Citation de la semaine

La paix de l’âme est dans ce monde le bonheur suprême. Ce bonheur, on peut le goûter dans la simplicité de son coeur en s’éloignant du tumulte du monde, on sait borner ses voeux et son ambition, se soumettre aux décrets du ciel, juger avec indulgence tout ce qui se passe autour de nous et se réjouir des harmonies de la nature, du mugissement des cascades, de la fraîcheur des bois et du soupir des vents…

Johann Georg Zimmermann

Choisir la paix

Le monde extérieur bouge.

Il évolue.

Il traverse des vagues.

Et au cœur de tout cela,

il y a nous.

Épictète disait : “Ce qui trouble les hommes, ce sont les idées qu’ils se font des choses.”

Alors aujourd’hui, je choisis une idée puissante : je suis paix.

Carl Jung écrivait : “Celui qui regarde à l’intérieur s’éveille.”

Regarder à l’intérieur, c’est retrouver cet espace stable, cette lumière tranquille, cet amour inconditionnel qui vit en chacun de nous.

Plus le monde s’agite, plus l’alignement intérieur devient précieux.

Se recentrer.

Respirer.

S’ancrer.

Être comme le nénuphar dans la mare.

L’eau ondule.

La profondeur nourrit.

Et la fleur s’élève vers la lumière.

Elle traverse. Elle grandit. Elle rayonne.

Le chemin est là.

S’aligner. Incarner l’unité. Rayonner la paix.

La paix est une force douce. Une puissance consciente. Un choix quotidien.

Aujourd’hui, je choisis d’honorer cette lumière en moi.

Je choisis de la partager.

Et toi ?

Mabelle

La corneille noire, plus intelligente que vous le pensez

La corneille noire dans votre jardin reconnaît votre visage. Et elle l’a déjà transmis à ses petits.

Ce n’est pas une exagération. Les études le confirment : les corneilles apprennent à leurs descendants quels humains sont dangereux et lesquels sont inoffensifs. Si vous avez lancé quelque chose vers elle il y a trois ans, elle s’en souvient. Ses enfants aussi. Des oiseaux que vous n’avez jamais vus vous connaissent déjà.

La corneille noire est probablement l’animal le plus intelligent de votre jardin. Sa densité de neurones est comparable à celle des primates. Elle utilise des outils — elle plie des tiges pour extraire des larves du bois. Elle pose des noix sur les passages piétons pour que les voitures les écrasent, puis elle attend le feu rouge pour aller les ramasser.

Elle est monogame à vie. Le couple fonctionne comme une équipe — défense du territoire, élevage des jeunes, toilettage mutuel des plumes. Si l’un disparaît, l’autre reste en détresse visible pendant des semaines.

En ce moment, en février, les couples sont en train de consolider leurs nids pour la saison de reproduction. Les vieux nids dans les grands arbres ne servent pas qu’aux corneilles — les faucons crécerelles, les chouettes et les hiboux les réutilisent régulièrement.

Ce que beaucoup de gens ne savent pas, c’est que la corneille rend des services écologiques importants. Elle consomme des milliers de cadavres sur les routes, limitant la propagation de maladies. Elle mange les larves de tipules et les vers gris qui ravagent les cultures. Elle est classée parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, mais le bilan réel entre ce qu’elle prend et ce qu’elle apporte penche largement en sa faveur.

🌿 Comment cohabiter avec les corneilles :

– Si vous avez de grands arbres avec des nids, évitez de les élaguer entre novembre et mars — les nids anciens servent d’abri hivernal et sont réutilisés par d’autres rapaces au printemps

– Une corneille qui revient régulièrement dans votre jardin n’est pas un problème — elle patrouille et nettoie les insectes ravageurs, les limaces et les déchets organiques

– Si vous prenez 10 minutes pour observer un couple, vous verrez des comportements de coopération et de tendresse qui changent complètement le regard qu’on porte sur cet oiseau

Elle n’est pas un oiseau de malheur. C’est une sentinelle qui sait exactement qui vous êtes. Et elle n’oublie pas. 🖤

Mabelle

Le corps qui lâche, ce n’est jamais un hasard

c’est un ultimatum.

Bonjour, je t’espère en forme.

Il y a un moment où ton âme arrête de négocier. Un moment où ton corps prend le relais et te plaque au sol si nécessaire.

On croit souvent que le corps “lâche” parce qu’on est fatiguée, stressée, dépassée. Mais non.

Le corps lâche quand tu refuses d’écouter ce que ton âme hurle depuis trop longtemps.

Le burnout, les douleurs, les blocages respiratoires, les tensions qui explosent, la nuque qui casse, les reins qui brûlent…

Rien n’arrive “comme ça”. Ton corps, c’est l’ultime messager. Le dernier rempart. Celui qui dit la vérité quand ton mental refuse.

Parfois, il t’arrache à ton rythme. Il te couche. Il t’isole. Il t’oblige à t’arrêter.

Parce que si tu continuais tu détruirais quelque chose en toi.

Il lâche pour que toi tu lâches.

Pas par faiblesse. Par survie.

Ton système est intelligent. Il sait exactement quel mensonge tu tiens encore. Quelle relation te vide. Quel travail t’étouffe. Quel rôle n’est plus le tien. Quel passé t’emprisonne. Quelle mémoire te ronge.

Et il t’empêche d’avancer tant que tu avances dans la mauvaise direction.

Quand le corps lâche, ce n’est pas une défaite c’est une rébellion sacrée. Un « STOP » énergique. Un « ça suffit » vibratoire. Un « maintenant, tu vas te regarder en face ».

Et parfois, oui, il faut aller contre tes guides, contre tes croyances, contre tes propres peurs pour rouvrir ce qui a été verrouillé.

Ton âme peut t’imposer un rythme lent, très lent mais quand c’est l’heure de descendre dans les profondeurs, elle ne te demande plus ton avis.

Elle t’y pousse. Elle t’y coince. Elle t’y met face à ce que tu n’aurais jamais choisi de regarder volontairement.

Les traumas anciens. Les loyautés invisibles. Les mémoires lourdes. Les vérités que tu n’aurais pas supporté plus tôt. Les parts de toi que tu as étouffées pour tenir debout.

Et tu le sais personne ne guérit en restant à la surface.

Le corps lâche quand ton âme veut renaître.

Et renaître ce n’est pas doux. C’est brut. Tranchant. Total. Ça t’arrache un cri, une vérité, une mue.

Mais après tu ne portes plus le même monde sur ton dos. Tu marches avec ton axe. Et ton corps, cette fois, te suit.

Prends soin de toi, écoute toi.

Mabelle

La mousse au chocolat apporte un peu de douceur

Bonjour, je vous espère en forme. Je vous partage ce matin une petite histoire trouvée sur le net.

Mon fils de six ans a réduit une inconnue au silence – sans un seul mot de colère, mais avec un geste qui m’a fait honte.

Je m’appelle Antoine, je suis architecte, et ce jour-là, j’avais passé dix heures à me battre avec des plans et des clients indécis. J’étais vidé.

J’ai récupéré mon fils, Léo, six ans, à la sortie de l’étude surveillée. Contrairement à moi, il était une boule d’énergie, sautillant dans ses bottes en caoutchouc, racontant sa journée à cent à l’heure. Comme le frigo était vide et que je n’avais aucune envie de cuisiner, nous nous sommes réfugiés dans une petite brasserie de quartier, pas très loin de chez nous.

C’est le genre d’endroit qui rassure : une odeur de steak-frites, le bruit familier de la machine à café, des banquettes en moleskine un peu usées et cette chaleur humaine qui vous enveloppe dès l’entrée.

Nous nous sommes installés. Léo a retiré son bonnet, les cheveux en bataille. À la table voisine, il y avait une dame âgée. Elle était l’image même de l’élégance classique à la française : un carré gris impeccable, un foulard en soie, le dos droit, mangeant seule avec une dignité presque intimidante.

Elle ne nous a pas regardés, mais j’ai senti un léger soupir quand Léo a fait grincer sa chaise. Elle dégageait cette aura de sévérité qu’ont parfois les gens qui ne supportent plus le désordre du monde.

Le garçon a apporté nos plats. Un hachis parmentier fumant pour Léo.

Soudain, mon fils m’a regardé avec ses grands yeux sérieux. — Papa ? Je peux dire merci ?

J’ai souri. Nous ne sommes pas des pratiquants zélés, mais Léo a ce besoin de « remercier l’univers », comme il dit. — Vas-y, bonhomme.

Léo a joint ses mains maladroitement. Le brouhaha de la brasserie a semblé s’estomper autour de nous. — Merci pour le hachis parmentier, a-t-il dit d’une voix claire. Merci que Papa soit là. Et… — il a marqué une pause théâtrale — je serais vraiment très reconnaissant si on pouvait avoir une mousse au chocolat après. Parce que j’ai été très sage. Amen.

C’était innocent, mignon, un peu opportuniste, comme le sont les enfants. J’ai ri doucement.

Mais pas la dame d’à côté.

Elle a posé sa fourchette avec un bruit sec contre la porcelaine. Sans me regarder, elle a murmuré, mais assez fort pour que nous l’entendions distinctement : — Quelle indécence. Mélanger la prière et la gourmandise. Les enfants d’aujourd’hui n’ont plus aucun respect, aucune éducation. Tout leur est dû.

Les mots étaient tranchants comme du verre. L’ambiance a changé instantanément.

Léo a tout entendu. Son visage s’est décomposé. La lumière dans ses yeux s’est éteinte. Il s’est recroquevillé sur sa banquette, me regardant avec panique. — J’ai fait une bêtise, Papa ? Le Bon Dieu est fâché ?

J’ai senti une bouffée de colère monter. J’avais envie de me lever, de dire à cette dame que son aigreur n’avait pas sa place ici. Mais j’ai vu la détresse de mon fils. Je l’ai pris par l’épaule. — Non, Léo. Ta prière était très belle. On a le droit de demander de la douceur. Ce n’est pas une bêtise.

Nous avons fini le repas en silence. La joie avait quitté la table. Léo mangeait à peine. La dame, elle, continuait son repas, impassible, murée dans sa tour d’ivoire.

Quand le serveur est revenu, j’ai commandé la mousse au chocolat. Je voulais prouver à Léo qu’il n’avait rien fait de mal.

Quand le ramekin est arrivé — une belle mousse onctueuse, noire et brillante — Léo l’a fixée sans y toucher. Il réfléchissait. Je voyais ses petits sourcils froncés.

Puis, il a fait quelque chose qui m’a cloué sur place.

Il a glissé de la banquette. Il a pris son ramekin de mousse au chocolat dans ses deux mains, comme un trésor fragile.

— Léo ? ai-je chuchoté.

Il ne m’a pas répondu. Il s’est dirigé vers la table de la dame.

Elle a sursauté quand il s’est planté devant elle. Elle l’a regardé avec cet air sévère, prête à le réprimander.

Léo a posé la mousse au chocolat devant elle, sur la nappe blanche.

Il l’a regardée droit dans les yeux, avec cette franchise désarmante que seuls les enfants possèdent. — C’est pour vous, Madame, a-t-il dit doucement. Papa dit que quand on est fâché contre le monde, c’est qu’on manque de douceur. Moi, ça va, j’ai mon Papa. Prenez le chocolat. C’est bon pour le cœur.

Le silence s’est fait dans notre coin de la brasserie.

J’ai vu le visage de la dame se transformer. Le masque de rigidité s’est fissuré. Elle a regardé le chocolat, puis Léo, puis encore le chocolat. Ses lèvres ont tremblé. Ce n’était plus une bourgeoise sévère. C’était juste une vieille dame terriblement seule.

Ses yeux se sont voilés de larmes. Elle a tendu une main hésitante, a effleuré le bras de mon fils. — Merci, petit, a-t-elle dit d’une voix éraillée, méconnaissable. Personne… personne ne s’occupe de moi d’habitude.

Elle a essuyé une larme discrètement du revers de la main.

Léo lui a fait un petit sourire, a tourné les talons et est revenu s’asseoir, comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. — On peut rentrer, Papa ? Je suis fatigué.

Nous sommes sortis sous la pluie parisienne. En passant devant la vitrine, j’ai jeté un dernier coup d’œil. La dame ne mangeait pas la mousse. Elle la regardait, les mains posées autour du ramekin, et elle souriait tristement.

Ce soir-là, en rentrant, j’ai réalisé quelque chose. Je passe ma vie à dessiner des bâtiments solides, à chercher l’équilibre des structures. Mais mon fils de six ans, avec un simple dessert et un cœur immense, avait compris l’essentiel.

Il n’avait pas répondu au jugement par la colère. Il avait répondu par la grâce.

Et dans cette petite brasserie anonyme, il m’a donné la plus belle leçon de foi qui soit. Parfois, le sacré ne se trouve pas dans les textes, il se trouve dans une mousse au chocolat offerte à une inconnue qui avait oublié le goût de la gentillesse.

Et si vous avez besoin d’un peu de douceur dans votre vie ou connaissez quelqu’un à qui cela ferait du bien et avec qui la partager, je vous partage une recette on ne peut plus simple de mousse au chocolat. Vous n’aurez besoin que de deux ingrédients : 100g de chocolat et 50ml d’eau.

  • Cassez le chocolat en petits morceaux, ajoutez l’eau bouillante (vous pouvez ajouter un peu de fleur de vous aimez ça) jusqu’à ce que le chocolat soit fondu et la préparation homogène
  • Déposez le bol de chocolat fondu dans un grand bol d’eau glacée. Fouettez la préparation pendant 5 minutes. Il est important de respecter le temps indiqué à cette étape puisque celui-ci est nécessaire afin de créer une belle mousse onctueuse. En fouettant les ingrédients pendant plusieurs minutes, les particules de gras du chocolat se disperseront dans l’eau et des bulles d’air seront incorporées, créant une mousse.
  • Répartissez la préparation crémeuse dans des verrines et réfrigérez au moins 6 heures avant de déguster.

En goûtant à cette délicieuse mousse au chocolat maison, il est difficile de croire que celle-ci est réalisée avec seulement deux ingrédients.

Bon appétit, prenez soin de vous. Mabelle