Archives par mot-clé : jugement

Haine et châtiment

On raconte qu’un juge demanda à l’assassin du président égyptien Anouar el-Sadate :

Pourquoi avez-vous tué Sadate ?

Parce qu’il était laïc.

Que signifie « laïc ?

Je ne sais pas.

Quelques années plus tard, après la tentative d’assassinat de l’écrivain Naguib Mahfouz, le juge interrogea son agresseur :

Pourquoi l’avez-vous poignardé ?

À cause de son roman.

L’avez-vous lu ?

Non.

Puis vint le procès des assassins de Farag Foda :

Pourquoi l’avez-vous tué ?

Parce que c’était un infidèle.

Comment le saviez-vous ?

À cause de ses livres.

Lesquels avez-vous lus ?

Aucun.

Comment cela ?

Je ne sais ni lire ni écrire.

Trois histoires. Une même leçon ; la haine ne naît presque jamais de la connaissance.

Elle prospère dans l’ignorance, les rumeurs, les slogans et les certitudes empruntées aux autres.

Connaître, c’est comprendre. Comprendre, c’est nuancer. Nuancer, c’est reconnaître l’humanité de celui qui pense différemment.

La plupart des personnes qui vous détestent ne vous connaissent pas réellement. Elles combattent souvent une image, un préjugé ou un fantasme qu’elles ont construit à votre place.

La connaissance éclaire. L’ignorance condamne.

Et le fanatisme commence souvent là où la réflexion s’arrête…

TOUS LES PRÉJUGÉS, LES JUGEMENTS, LES INTERPRÉTATIONS, LES INCONSCIENCES, LES IGNORANCES, LES ÉTIQUETTES, LES ACCUSATIONS, LES RUMEURS GRATUITES SONT DES DANGERS POUR LA VIE.

Prenez soin de vous

Mabelle

Parfois, il faut regarder à deux fois

Bonjour, je t’espère en forme.

Je te partage un petit texte qui fait réfléchir. Prends soin de toi.

Mabelle

Je l’ai jugé en trois secondes à cause de ses cheveux verts, puis son téléphone m’a montré ce que mes yeux refusaient de voir.

Je m’appelle Anselme. J’ai soixante-treize ans, une petite ferme dans le Morvan, six brebis, deux vieilles vaches et des mains qui ne ferment plus comme avant.

Depuis la mort de ma femme, je fais tout seul.

Pas parce que je suis courageux.

Parce que je ne sais pas demander.

Ce matin-là, j’étais au petit négoce agricole à la sortie du bourg. Il me fallait trente sacs d’aliment pour les bêtes. Des sacs de vingt-cinq kilos. Avant, j’aurais chargé ça sans y penser. Avant, ma femme m’aurait attendu à la maison avec un café trop fort et cette phrase qu’elle disait toujours :

« Tu vas finir par te casser en deux, mon pauvre Anselme. »

Je souris encore quand j’y pense.

Mais ce matin-là, je ne souriais pas.

Mes doigts me lançaient. Mon dos tirait. Et la remorque derrière ma vieille camionnette me semblait plus haute que d’habitude.

Près d’une petite voiture cabossée, il y avait un garçon.

Dix-sept ans, peut-être.

Cheveux verts. Blouson noir avec des clous. Anneau au nez, piercing au sourcil, chaussures usées. Il avait le regard collé à son téléphone.

Un homme bien habillé est passé près de moi. Manteau propre, chaussures brillantes, air pressé.

Il a jeté un coup d’œil au garçon et a soufflé :

« Voilà la jeunesse d’aujourd’hui. Toujours sur leur écran. Bons à rien. »

Je n’ai rien répondu.

Mais au fond de moi, j’ai pensé pareil.

Et c’est ça qui me fait honte aujourd’hui.

J’ai attrapé le premier sac. J’ai voulu le tirer jusqu’à la remorque. Mes mains ont glissé. Le sac est tombé au sol et s’est ouvert sur le côté.

Les granulés se sont répandus partout.

Je suis resté immobile.

Ce n’était pas seulement un sac perdu.

C’était moi.

Moi, debout au milieu de la cour, incapable de faire ce que j’avais fait toute ma vie.

J’ai posé une main sur la ridelle de la remorque. J’ai baissé la tête. Pendant une seconde, j’ai eu envie de rentrer chez moi et de laisser les bêtes, la ferme, tout ce qui me restait.

Puis une ombre s’est arrêtée devant moi.

J’ai levé les yeux.

Le garçon aux cheveux verts était là.

Je me suis raidi.

J’attendais un sourire moqueur. Une remarque. Peut-être même qu’il sorte son téléphone pour me filmer comme un vieux bonhomme ridicule.

Mais il n’a rien dit.

Il s’est accroupi, a pris le sac déchiré dans ses bras et l’a serré contre son blouson pour que le reste ne tombe pas.

Puis il l’a posé doucement dans la remorque.

Sans un mot.

Ensuite, il est retourné vers la palette.

Il a pris un autre sac.

Puis un autre.

Il les chargeait proprement, comme quelqu’un qui connaît le poids des choses. Pas seulement leur poids dans les bras. Leur poids dans la vie.

Moi, je regardais.

Je voulais l’arrêter. Lui dire que ce n’était pas à lui de faire ça. Que je pouvais me débrouiller.

Mais c’était faux.

Je ne pouvais plus.

Il a chargé les trente sacs. Un par un. Sans se plaindre. Sans regarder autour de lui pour vérifier si quelqu’un admirait son geste.

À la fin, il a même replacé le sac abîmé au-dessus des autres, pour que je le prenne en premier une fois rentré.

Là, j’ai senti ma gorge se serrer.

J’ai sorti mon portefeuille.

Il y avait vingt euros, une vieille photo de ma femme, et un ticket de marché qu’elle avait gardé sans raison, comme elle gardait tout.

J’ai tendu le billet au garçon.

« Tiens, prends ça. Tu m’as vraiment rendu service. »

Il a regardé le billet.

Puis il a regardé mon visage.

Et il a souri.

Pas un grand sourire. Un petit sourire timide, presque gêné.

Il a secoué la tête.

Puis il a repris son téléphone. Il a tapé quelque chose et me l’a tendu.

Les lettres étaient énormes.

J’ai ajusté mes lunettes.

Sur l’écran, il était écrit :

« Je suis presque sourd. Si vous m’avez parlé tout à l’heure, je suis désolé, je n’ai pas entendu. Mon grand-père avait des vaches. Il avait les mêmes mains que vous. Il me manque tous les jours. »

J’ai lu la phrase.

Puis je l’ai relue.

Et tout ce que j’avais pensé de lui m’est revenu en pleine figure.

Il ne m’avait pas ignoré.

Il n’était pas mal élevé.

Il n’était pas perdu dans son téléphone parce que le monde lui était égal.

Son téléphone, c’était sa façon de tenir debout dans un monde qui parle trop vite.

Je suis resté là, avec mon billet dans la main, plus petit qu’un enfant.

Le garçon s’appelait Maël. Il me l’a écrit ensuite.

Moi, je n’ai pas su quoi dire.

Alors j’ai posé ma main sur son épaule.

Il a d’abord sursauté un peu. Puis il est resté là.

J’ai pris son téléphone avec mes vieux doigts maladroits. J’ai tapé lentement :

« Ton grand-père serait fier de toi. »

Maël a lu.

Son visage a changé.

Ses yeux sont devenus brillants, mais il n’a pas pleuré. Pas devant moi. Peut-être par pudeur. Peut-être parce qu’à son âge, on apprend déjà à cacher ce qui fait trop mal.

Depuis ce jour, je laisse la lampe de la cour allumée le dimanche après-midi.

Pas pour appeler à l’aide.

Pour dire que la porte est ouverte.

Maël passe parfois. Il m’aide avec une clôture, un portail, deux bottes de foin. Ensuite, on s’assoit dans ma cuisine. Je parle doucement. Il lit sur mes lèvres quand il peut. Sinon, il écrit.

Je lui parle de ma femme.

Il me parle de son grand-père.

Et chaque fois qu’il repart dans sa petite voiture cabossée, je reste un moment devant la fenêtre.

Je regarde ses cheveux verts disparaître au bout du chemin.

Et je me répète la même chose.

On croit connaître les gens parce qu’on les a regardés une fois.

Mais parfois, il faut les regarder une deuxième fois.

Avec moins de peur.

Et un peu plus de cœur.

Accueilles tu ce qu’on t’offre ?

Tu entres chez quelqu’un.

Il y a des rires dans la cuisine.

Un plat chaud sur la table.

Des photos accrochées au mur.

Des traces de vie.

Et pourtant…

Ton regard s’arrête sur une fine couche de poussière.

Peut-être sur l’étagère.

Peut-être sur le lustre.

Tu t’assois.

Tu souris.

Mais à l’intérieur, quelque chose s’est fermé.

“Comment peut-on inviter dans cet état ?”

À partir de ce moment-là, tu ne vois plus l’accueil.

Tu ne vois plus l’effort.

Tu ne vois plus la chaleur.

Tu ne vois que la poussière.

Alors voici la règle :

Si cette poussière te dérange au point d’éclipser tout le reste… ne reviens pas.

Pas parce que la maison ne vaut rien.

Pas parce que les personnes sont négligentes.

Mais parce que quand tu entres dans la vie de quelqu’un et que ton regard ne s’arrête que sur ce qui manque, tu n’es plus un invité.

Tu es devenu un juge.

Et personne ne se sent aimé sous inspection permanente.

Un bon invité remarque la lumière,

l’attention, l’intention.

La poussière, elle, prouve simplement qu’une vraie vie se vit ici.

Une maison parfaite est souvent une maison où rien ne bouge.

Une maison vivante accumule parfois quelques particules.

Et la vraie question devient :

Quand tu entres dans la vie d’un homme,

regardes-tu ce qu’il offre… ou ce qu’il n’est pas encore ?

Parce que si ton regard ne cherche que les défauts, tu finiras par quitter chaque maison.

Et parfois, le véritable défaut n’est pas sur l’étagère.

Il est dans les yeux qui refusent de voir la chaleur.

Garde ceci en mémoire :

Cherche la bonté dans la maison des autres. Pas les particules sur leurs meubles.

Prends soin de toi

Mabelle

Si elle a vraiment été violée

pourquoi n’a-t-elle pas porté plainte plus tôt, pourquoi n’a-t-elle pas parlé avant? Ces mots, on les entend ou lit encore beaucoup trop souvent. Et ils sont si injustes. Et violents.

Bonjour, je vous espère en forme.

je vous partage ce matin un article de Diana Becker

Si la femme violée n’a pas parlé plus tôt, c’est parce qu’un viol n’est pas seulement une atteinte au corps, c’est un traumatisme profond du cerveau….

Après un viol, beaucoup de victimes ne sont pas capables d’agir comme les autres l’attendent d’elles. Elles ne vont pas forcément chez le médecin. Elles ne portent pas forcément plainte. Elles n’en parlent pas forcément à quelqu’un…

Non pas parce qu’elles mentent, ou parce qu’il ne s’est rien passé de grave, mais parce que leur système de survie a pris le dessus….

Il y a la SIDÉRATION, cet état où le cerveau se fige et empêche toute réaction.

Il y a la HONTE, massive et envahissante, qui fait taire et isole.

Il y a le DÉNI et la MINIMISATION, quand le cerveau réécrit l’histoire pour rendre l’insupportable vivable.

Il y a L’AMNÉSIE TRAUMATIQUE, lorsque certains souvenirs sont mis de côté pendant des années comme un mécanisme de protection.

Il y a aussi LA PEUR : peur de ne pas être crue, d’être jugée, de briser une famille, de subir des représailles.

Exiger d’une victime qu’elle agisse immédiatement après un viol, c’est comme reprocher à une personne en état de choc de ne pas arriver à remplir clairement un formulaire de 36 pages…

Et puis poser la question « pourquoi n’a-t-elle pas parlé plus tôt ? » n’est pas une question neutre. C’est une question hyper violente qui déplace la responsabilité et la culpabilité, qui renforce le silence des victimes et qui protège les agresseurs, les criminels……

Les victimes (et mentionnons ici que les hommes aussi peuvent être victimes de viol) ne parlent pas trop tard. Elles parlent quand elles peuvent, quand elles ont les mots, quand elles ont la force, quand leur cerveau cesse enfin de les protéger. Et quand elles parlent, ça peut prendre non pas des années, mais même des décennies, et ce n’est ni un caprice ni une revanche. C’est souvent l’aboutissement de longues années de lutte/guerre/chaos intérieurs (et ce n’est rien de le dire….).

La vraie question n’est pas pourquoi elles ont parlé tard, mais pourquoi des personnes dans notre société ignore encore les mécanismes du viol, et se permettent de parler sans savoir.

Enfin n’oublions pas les victimes qui n’en parlent pas.

Et qui en meurent parfois.

Il est si simple de juger, facile de décider de ce qu’elle aurait du faire et quand, immonde de douter de sa parole quand elle ose enfin dire. Elle a souffert en silence très longtemps, et quand elle se pense prête, refuser de la croire vient encore ajouter à sa souffrance immense.

Mabelle

La réussite

On parle souvent de réussite, beaucoup moins de ce qui la forge vraiment : l’adversité

Et pourtant… c’est souvent dans les moments les plus inconfortables que tout se construit.

Chaque difficulté, chaque échec, chaque passage à vide vient épaissir la peau, renforcer le cœur et affiner l’esprit .

Ce n’est pas toujours agréable sur le moment, on ne va pas se mentir 😅

Mais c’est là que l’on apprend le plus

Avec le recul, on se rend compte que tout est utile. Absolument tout ✨

Les erreurs nous enseignent, les chutes nous ajustent , les déceptions nous rendent plus lucides

Rien n’est perdu, tout devient expérience

La vie est une grande école, et chaque situation est une leçon déguisée

Alors, à quoi bon se juger durement ? 🤍

À quoi bon se prendre trop au sérieux ?

On est simplement en train d’apprendre, d’expérimenter, de grandir

C’est un chemin, pas un examen.

Quand on commence à voir la vie comme un jeu d’évolution, tout change

On respire davantage, on relativise, on avance plus léger

On comprend que l’important n’est pas d’éviter les obstacles mais la posture avec laquelle on les traverse

Garder le sourire, même quand c’est inconfortable

Se redresser, même quand on doute

Continuer, même quand c’est imparfait

Parce qu’au fond… tout est bon, tout participe à nous façonner, tout nous apprend quelque chose sur nous-mêmes

Et c’est souvent dans l’adversité que naît la plus belle version de nous-mêmes

Prenez soin de vous

Mabelle

L’amour est la clé

Bonjour, je vous espère en pleine forme. Je vous partage ce matin un texte de Luis Rangel

« Plus vous vous aimerez, moins vous aurez besoin d’amour.

Par conséquent, en n’en ayant pas besoin, vous ne construirez pas ou ne maintiendrez pas de relations conflictuelles.

Seules les personnes de lumière et de sagesse entreront dans votre vie, et si elles ne le font pas, elles partiront rapidement.

N’ayant pas besoin d’amour, vous vous exprimerez toujours comme vous le sentez et vous suivrez votre cœur à tout moment, car vous n’aurez pas peur du rejet, du jugement, de la solitude, du manque ou de l’abandon.

Comme votre cœur sera plein de vous, vous sentirez que le monde entier est plus petit.

Vous sentirez que le monde est en vous et non pas vous en lui.

Vous apprécierez chaque chose à sa juste mesure.

Vous irez au cinéma, au restaurant, vous ferez du sport et d’autres activités, mais rien, absolument rien, ne vous donnera plus de plaisir que de fermer les yeux et de sentir cet amour dans votre cœur ; cet amour que vous avez gagné après des années de guérison et d’acceptation de vos blessures ; après des années de silence ; après des années à faire ce que vous êtes venu faire dans ce monde sans distraction : évoluer.

C’est cela, le chemin.

Prenez soin de vous – Mabelle

Citation de la semaine

La paix de l’âme est dans ce monde le bonheur suprême. Ce bonheur, on peut le goûter dans la simplicité de son coeur en s’éloignant du tumulte du monde, on sait borner ses voeux et son ambition, se soumettre aux décrets du ciel, juger avec indulgence tout ce qui se passe autour de nous et se réjouir des harmonies de la nature, du mugissement des cascades, de la fraîcheur des bois et du soupir des vents…

Johann Georg Zimmermann

Jugement et non jugement

Qu’est ce qui est du jugement ?

Bonjour, je vous souhaie en pleine fore

Je vous partage un petit article de Charlotte Cellier sur la différence entre jugement et opinion.

On entend souvent dire que lorsque nous partageons une opinion différente, nous « jugeons ». Pourtant, il y a une grande différence entre juger et émettre une perspective.

👉 Juger, c’est enfermer l’autre dans une case, c’est poser une étiquette qui limite et réduit. C’est dire « tu es » comme si notre regard avait le pouvoir de définir quelqu’un. Le jugement crée une séparation : il place celui qui parle au-dessus, et celui qu’on observe en dessous.

👉 Émettre une perspective, au contraire, c’est offrir un regard parmi d’autres. C’est dire « voici comment je perçois les choses », sans imposer, sans prétendre détenir la vérité. C’est un partage, une ouverture, une façon d’inviter l’autre à réfléchir autrement.

Dans une société où l’on confond souvent la franchise avec l’agression, il devient difficile d’exprimer un ressenti sans être accusé de juger. Pourtant, la parole n’est pas toujours un outil de critique : elle peut être un miroir, un témoin, une main tendue vers plus de compréhension.

Et si tu te sens jugé(e) à chaque propos pouvant déclencher quelque chose en toi, sache que cela ne parle pas forcément de l’autre, mais peut-être d’une part de toi qui demande à être entendue.

Ce n’est pas une faute, ni une faiblesse , c’est une invitation à plonger plus profond.

Ce qui te blesse te montre souvent ce qui cherche à guérir.

Faire la différence entre jugement et perspective, c’est apprendre à accueillir la parole sans se perdre en elle.

C’est choisir d’écouter sans se défendre, de parler sans blesser, et de comprendre que tout échange peut devenir un espace de croissance, si chacun y vient avec conscience et bienveillance.

Prenez soin de vous – Mabelle

On vous a menti sur quasiment tout

On vous a menti sur l’histoire, sur la science, sur la géographie

On vous a menti sur les « vaccins » ARNm

Oui, je sais, c’est Noël, et peut-être pensez vous que ça n’est pas le moment de parler de ce genre de chose. Mais sur ça aussi on vous a menti, Noël est un mensonge.

Si vous fêtez Noël, fêtez vous la naissance de Jésus ? Il n’est pas né décembre (ça m’a toujours perturbé qu’un bébé naisse dans une étable en plein hiver et que seule la respiration d’un âne et un boeuf suffise à le réchauffer, pas vous ?). Et si même c’était vrai, selon ma vision des choses, il s’agirait de se recueillir et non de manger à éclater et, pour certains, s’endetter pour trois mois pour avoir dépensé des sommes folles.

Fêtez vous parce que vous êtes chrétien ? Que pensez vous des représentants de Dieu qui vivent dans des logements qui pourraient héberger 500 personnes et sont assis sur un trône en or mais prêchent d’aider les pauvres, prétendent que se faire injecter du poison est un acte d’amour envers Dieu ? Je ne peux pas adhérer à ça. La vraie célébration n’a pas besoin de lumières qui clignotent, ni de tables pleines à craquer, ni de rires forcés pour combler le silence. La vraie fête commence quand l’âme se pose. Quand rien n’est joué et surjoué pour animer un théâtre, une mise en scène hypocrite et illusoire. Quand tout est simple. Vrai. Chaleureux. Authentique.

Pendant que le monde dehors s’agite, je reste hors de ce vacarme. Avec une lumière tamisée, une pensée reconnaissante à mon être profond et intérieur. Avec un cœur qui n’est ni obligé, ni pressé ni oppressé. Je ne suis pas absente à Noël, je suis présente, avec moi, avec ce que j’ai traversé, avec ce que j’ai laissé partir. Sans la pression de s’infliger à se soumettre à cette programmation du « devoir faire plaisir ». Un des objectifs les plus importants à atteindre en terme d’éveil de conscience dans cette matrice involutive est de s’aimer suffisamment pour savoir se prioriser et aligné avec son être véritable.

Alors, oui, jugez moi si cela vous convient, ça ne me perturbe pas. Faisant partie des gens qui voient les plans épouvantables pour ce monde, j’ai l’habitude d’être la risée de la majorité. Ne vous privez surtout pas. Sachez par ailleurs que, de mon côté, je ne vous juge nullement. Je comprends que voir la réalité de ce monde derrière tous les écrans mis en place pour nous tromper, ce n’est pas simple. Je comprends qu’il est plus facile et surtout confortable de faire partie des gens conformes à ce que les dirigeants de ce monde attendent de nous. Je comprends que beaucoup ont peur, peur de perdre leurs acquis, peur d’être différent de la masse, peur d’être jugé, … Jugez moi si vous le souhaitez mais je n’entrerai pas dans ce jeu très malsain de décider que ceux qui ne sont pas comme nous sont forcément des malades mentaux.

Je vous souhaite de beaux moments en famille ou entre amis si c’est ce qui vous rend heureux. Je vous souhaite un bon repas si vous aimez ça, et une bonne digestion ensuite. Je vous souhaite de recevoir plus d’amour que de cadeaux que vous revendriez demain en deuxième main. Je vous souhaite de prendre soin des vôtres et surtout de vous en priorité, aujourd’hui comme tous les autres jours de l’année.

Mabelle

Tu seras toujours critiqué

Bonjour, Je t’espère en pleine forme

Celui qui travaille 12 heures par jour n’a pas de vie

Celui qui travaille 6 heures n’aura rien dans la vie.

Celui qui ne travaille pas est un fainéant.

Celui qui vit avec ses parents est entretenu.

Celui qui cumule 2 boulots, on lui demande de quoi il a besoin

Celui qui est entrepreneur est un profiteur qui veut t’exploiter

Celui qui paie un loyer jette son argent aux poubelles

Celui qui achète sa maison n’arrêtera jamais de payer

Celui qui a une nouvelle voiture est ridicule, il aurait du acheter une maison

Celui qui n’a pas de voiture est ridicule, il devrait en acheter une

Celui qui voyage n’a rien d’autre à faire de se promener

Celui qui ne voyage pas ne profite pas de la vie

Celui qui reste à la maison est déprimé, ennuyeux

Celui qui sort tous les week-ends a une vie est vide, que des apparences

Celui qui poste une photo aime attirer l’attention

Celui qui ne publie rien n’a pas de vie ou fait quelque chose de mal

Celui qui est célibataire c’est parce que personne ne veut de lui

Celui qui est dans une relation, voyons combien de temps ça dure !

Celui qui est marié a fait une grosse erreur, qui l’ a poussé à faire ça ?

Celui qui n’est pas marié on lui demande pourquoi il ne le fait pas

Celui qui a des enfants, on lui demande combien il veut en faire

Celui qui n’a pas d’enfants, on lui demande quand il va se décider

Celui qui est gras a des problèmes de santé ou tôt ou tard il les aura.

Celui qui est maigre a des problèmes de santé ou tôt ou tard il les aura.

Celui qui a des tatouages est un voyou

Celui qui n’a pas de tatouage n’a pas vécu.

Dans cette société, quoi que tu fasses, les gens autour de toi auront toujours quelque chose à redire. C’est pourquoi, tant que tu es bien avec toi même, laisse parler, tout le reste passe au second plan. Tout au long de ta vie, si tu prêtes attention à ce que les autres disent et pensent de toi, tu perdras ton temps et beaucoup d’énergie.

On dira de toi quelques vérités, car il existe des personnes qui te connaissent et qui sont bien intentionnées. On dira de toi beaucoup de mensonges, car nombreuses sont les personnes qui parlent sans savoir, sans connaître ton histoire.

Alors, s’il y a bien une chose qui te fera gagner du temps, c’est d’avancer la tête haute sans te préoccuper des qu’en dira-t-on. Donne à ces personnes pour seul point de vue ton dos et avance. Vis pleinement pendant qu’elles perdent le leur à dénigrer. Épanouis-toi pendant qu’elles restent emprisonnées de leur colère, leur rancœur personnelle et leur propre mal-être, car tu n’es pas responsable de leur comportement.

Fais le bien autour de toi et pour toi, le reste ne t’en préoccupe pas. Le temps que tu passes sur Terre est compté, il n’est qu’une parenthèse éphémère, alors vis pleinement, intensément, pour ne rien avoir à regretter.

Prends soin de toi

Mabelle