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Stéatose hépatique

« L’un des troubles métaboliques les plus fréquents au monde — pourtant, la plupart des personnes ignorent qu’elles en sont atteintes. »

QU’EST-CE QUE LA STÉATOSE HÉPATIQUE ?

La stéatose hépatique survient lorsqu’un excès de graisse, principalement sous forme de triglycérides, s’accumule dans les cellules du foie et dépasse 5 à 10 % du poids total de celui-ci.

Elle est considérée comme un trouble métabolique fréquent touchant des millions de personnes dans le monde. Beaucoup ne sont pas diagnostiquées en raison de l’absence de symptômes aux premiers stades.

LES DEUX TYPES

① Stéatose hépatique alcoolique (AFLD)

Elle est directement causée par une consommation excessive et prolongée d’alcool. Le foie ne parvient plus à traiter correctement l’alcool, ce qui entraîne progressivement une accumulation dangereuse de graisse.

② Stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD)

Elle n’est pas liée à la consommation d’alcool. Cette forme est associée au syndrome métabolique et sa prévalence augmente rapidement dans le monde.

Elle peut toucher des personnes de tous âges, y compris celles qui n’ont jamais consommé d’alcool.

CAUSES ET FACTEURS DE RISQUE

OBÉSITÉ, principale cause de la NAFLD.

RÉSISTANCE À L’INSULINE, facteur déterminant dans le développement de la NAFLD.

DIABÈTE DE TYPE 2, augmente considérablement le risque.

CHOLESTÉROL OU TRIGLYCÉRIDES ÉLEVÉS, favorisent l’accumulation de graisse dans le foie.

MAUVAISE ALIMENTATION, consommation élevée de sucre et d’aliments transformés.

PERTE DE POIDS RAPIDE. Une perte de poids brutale peut surcharger le fonctionnement du foie.

CONSOMMATION D’ALCOOL, cause directe de la stéatose hépatique alcoolique.

LES QUATRE STADES DE PROGRESSION

Comprendre la progression de cette maladie est essentiel. Une détection précoce peut faire la différence entre une guérison complète et des dommages irréversibles. Je vous propose un protocole pour ça, je vous mets le témoignage d’une personne qui l’a utilisé en fin d’article.

# STADE 1 — STÉATOSE HÉPATIQUE

🟢 **RÉVERSIBLE**La graisse commence à s’accumuler dans les cellules du foie. À ce stade, le foie n’est pas encore enflammé et ne présente pas de dommages permanents. Avec des changements appropriés du mode de vie, une récupération complète est tout à fait possible.

# STADE 2 — STÉATOHÉPATITE (NASH)

🟡 **STADE D’ALERTE**Une inflammation apparaît et les cellules du foie commencent à subir des dommages. Ce stade nécessite une prise en charge médicale et des changements importants du mode de vie afin d’empêcher une aggravation.

# STADE 3 — FIBROSE

🟠 **PRÉOCCUPATION SÉRIEUSE** Une inflammation persistante entraîne la formation de tissu cicatriciel dans le foie. La fonction hépatique commence à diminuer. Même si une certaine réversibilité reste possible, ce stade nécessite une intervention médicale urgente.

# STADE 4 — CIRRHOSE

🔴 **STADE AVANCÉ ET IRRÉVERSIBLE** Une cicatrisation sévère et permanente du foie entraîne une défaillance importante de l’organe. Ce stade comporte des risques graves, notamment un cancer du foie et une insuffisance hépatique complète. Il est donc primordial d’empêcher la maladie d’atteindre ce stade.

QUE SE PASSE-T-IL AU NIVEAU CELLULAIRE DANS LES CELLULES HEPATIQUES TOUCHEES ?

# AUGMENTATION DE L’ABSORPTION DES GRAISSES : Le foie absorbe et produit davantage de graisse qu’il ne peut en éliminer ou en métaboliser.

# ACCUMULATION DE GOUTTELETTES DE TRIGLYCÉRIDES : Les gouttelettes de graisse déplacent et endommagent les composants normaux des cellules.

# DYSFONCTIONNEMENT MITOCHONDRIAL : Le système énergétique des cellules est altéré, ce qui réduit la capacité du foie à brûler efficacement les graisses.

# ACTIVATION DES CELLULES IMMUNITAIRES : La réponse immunitaire de l’organisme déclenche une inflammation, accélérant ainsi les dommages cellulaires.

# PRÉVENTION ET RÉVERSIBILITÉ : L’information la plus encourageante concernant la stéatose hépatique est que ses premiers stades sont largement réversibles.

QUE RECOMMANDENT LES DONNEES MEDICALES ?

# MODIFICATION DU MODE DE VIE : Une perte de poids ciblée de 7 à 10 % a démontré cliniquement qu’elle pouvait réduire significativement la quantité de graisse dans le foie.

Adoptez une alimentation à base d’aliments entiers, en réduisant le sucre, les glucides raffinés et les produits transformés.

Une activité physique régulière améliore directement la capacité du foie à métaboliser les graisses.

# PRISE EN CHARGE DES MALADIES SOUS-JACENTES : Prise en charge efficace du diabète de type 2. Surveillance et contrôle du cholestérol et des triglycérides.

# ALCOOL : L’arrêt ou la réduction importante de la consommation d’alcool est essentiel à la récupération du foie.

À RETENIR

La stéatose hépatique est généralement silencieuse durant ses premiers stades. Elle ne provoque aucun symptôme évident avant que des dommages importants ne se soient installés.

Des analyses sanguines régulières et une échographie abdominale peuvent permettre de la détecter précocement. Le mieux reste évidemment la prévention. De simples changements du mode de vie peuvent permettre d’inverser complètement cette maladie.

Voici le témoignage d’une personne ayant utilisé un protocole simple et naturel : Regardez la différence au niveau de mon visage. 😳

La photo de gauche a été prise trois jours avant que je commence le protocole. Je n’avais jamais été aussi malade. J’avais des nausées quotidiennes et je prenais des médicaments pour les soulager. J’avais des calculs biliaires, des problèmes de vésicule biliaire, des douleurs constantes aux reins et une légère stéatose hépatique non alcoolique. Je prenais énormément de poids alors que je mangeais à peine.

Je souffrais terriblement de brouillard mental et de fatigue. J’étais tellement épuisée que je n’arrivais plus à accomplir les tâches les plus simples. J’avais du mal à faire le ménage et à gérer de nombreuses activités du quotidien. Mon mari s’occupait de presque tout ce qui devait être fait. Je ne pouvais même plus faire des choses aussi simples que les courses ou accompagner mes enfants à leurs activités.

La photo de droite a été prise il y a quatre jours, après un peu plus de six mois de protocole. Les deux photos sont sans filtre et n’ont pas été retouchées.

Rien qu’en regardant mon visage, on voit à quel point l’inflammation a diminué. Ma peau est plus lumineuse et plus nette, et j’ai littéralement l’impression de rajeunir !

Ma stéatose hépatique avait disparu après deux mois de protocole. J’ai perdu 14,5 kg, dont plus de 13 kg en moins de quatre mois. Mes calculs biliaires ont disparu. Mes douleurs aux reins ont disparu. Mon brouillard mental et ma fatigue ont disparu.

Je n’avais pas conscience du chaos qu’un taux d’insuline élevé pouvait provoquer dans le corps, et j’ai failli complètement passer à côté de cette information. Je n’avais jamais entendu personne parler d’un taux d’insuline élevé. Je pensais que cela signifiait forcément être atteint de diabète de type 2 ou être diabétique, ce qui n’était pas mon cas. Ma glycémie et mes analyses sanguines étaient normales, alors je me suis immédiatement dit : « Cela ne me concerne pas. » J’ai failli écarter cette possibilité parce que je n’en avais jamais entendu parler, que personne n’en parlait, que mes analyses étaient normales et que le protocole me paraissait trop simple et trop beau pour être vrai. Pourtant, une glycémie et des analyses sanguines normales ne signifient pas nécessairement que le taux d’insuline dans le corps n’est pas élevé.

Si vous êtes constamment enflammé(e) et que vous prenez du poids alors que vous avez l’impression de tout faire correctement, il est possible qu’un taux d’insuline élevé joue un rôle. Vous avez essayé les compléments alimentaires. Vous avez essayé de manger moins. Vous avez tout essayé, mais vous n’êtes toujours pas là où vous aimeriez être. Je sais exactement ce que l’on ressent, car j’étais dans cette situation.

Il est peut-être temps d’essayer quelque chose que vous n’avez encore jamais tenté. Peut-être est-il temps d’apprendre quelque chose de nouveau au lieu de penser immédiatement : « Cela ne me concerne pas », comme je l’ai fait. C’est peut-être justement l’élément qui vous manquait.

Contactez moi pour en savoir plus. je serai heureuse de vous aider à vous sentir mieux.

Prenez soin de vous

Mabelle

Pourquoi le maté plutôt que le café ?

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📌 THÉOBROMINE
Issue des graines de cacao : stimule le cœur en dilatant les vaisseaux sanguins, améliore l’humeur, facilite la respiration (bronchodilatation), possède des propriétés anti-inflammatoires, augmente la sensation d’euphorie, améliore la concentration, réduit la fatigue mentale, agit comme un stimulant doux, apprécié des athlètes pour réduire la sensation de fatigue. Diurétique naturel, favorise l’élimination de l’eau et réduit la rétention. Aide à contrôler l’appétit et à réduire les fringales.

📌 SAPONINES DE MATÉ
Réduisent l’absorption du cholestérol, anti-inflammatoires, antioxydantes, diminuent le risque de cancer, renforcent le système immunitaire, expectorantes. Aident à réduire les triglycérides, l’inflammation, le stress oxydatif, favorisent la perte de poids et protègent la peau contre les dommages causés par les UV.

📌 ACIDE CHLOROGÉNIQUE
Régule la glycémie, améliore la sensibilité à l’insuline, réduit les risques de diabète de type 2 et de maladies cardiovasculaires.
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📌 ACIDE FÉRULIQUE
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Renforce l’efficacité des vitamines C et E.
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Prends soin de toi

Mabelle

Bien manger est-il suffisant ?

Nos pensées façonnent notre eau intérieure

Nourrir son corps avec de bons compléments, bien s’hydrater, bien manger… c’est déjà un beau chemin

Mais il existe une dimension plus subtile, et bien plus exigeante : celle de nos pensées.

🔹 Notre corps, composé majoritairement d’eau, est traversé en permanence par notre état intérieur.

🔹 Le stress chronique modifie la production de cortisol, qui lui-même impacte l’inflammation, la digestion, et jusqu’à l’équilibre de notre microbiote

🔹 Le système nerveux entérique, souvent appelé notre « deuxième cerveau », est directement connecté à notre état émotionnel

Personnellement, je pense même qu’il devrait être considéré comme notre PREMIER cerveau, puisque c’est le premier organe formé dans le ventre de notre mère, avant même notre cœur et notre propre cerveau.

Ce que nous pensons, ce que nous ressentons, laisse une empreinte biologique réelle et mesurable dans notre corps.

Alors si l’eau qui nous compose est influencée par notre état intérieur, peut-être que la véritable guérison commence bien avant les compléments alimentaires.

C’est là toute la complexité du chemin :

✅ Il est facile de prendre un complément

✅ Il est facile de changer son alimentation

✅ Il est facile de boire plus d’eau

❌ Mais changer ses pensées, ses schémas, ses comportements profondément ancrés, c’est un travail de longue haleine, souvent le plus difficile.

Et pourtant, c’est peut-être là que tout commence vraiment :

🙏 dans cette guérison intérieure

🙏 cette réconciliation avec soi-même

🙏 cette paix qu’on essaie de retrouver jour après jour

✨ L’extérieur peut nous soutenir.

Mais c’est à l’intérieur que tout se joue vraiment.

Prends soin de toi

Mabelle

11 bienfaits du jeûne

1. Régulation de l’insuline : le taux d’insuline dans le sang diminue considérablement pendant un jeûne puisque la glycémie demeure basse.

Comme l’explique le Dr Bikman ci-dessus, une personne typique aujourd’hui est habituée à connaître plusieurs hausses d’insuline au cours de la journée. Celles-ci se produisent à différents degrés chaque fois que nous mangeons, qu’il s’agisse d’une petite collation ou d’un gros repas.

Lorsque notre corps prend une pause de la digestion, le taux d’insuline peut diminuer davantage que lorsque nous mangeons, même lorsque nous contrôlons notre consommation de glucides.

2. Réduction de l’inflammation : le jeûne réduit l’inflammation et le stress oxydatif.

L’inflammation est bénéfique lorsqu’elle aide notre corps à combattre une infection. Cependant, lorsque notre mode de vie entraîne une inflammation systémique et chronique excessive, nous devenons plus susceptibles de développer certains problèmes de santé et certaines maladies.

Le jeûne peut contribuer à réduire le stress oxydatif causé par un apport énergétique excessif au niveau cellulaire, ce qui peut nous aider à nous sentir mieux et à réduire le risque de certaines maladies chroniques.

3. Amélioration de la santé cardiovasculaire : le jeûne peut favoriser la santé du cœur en réduisant la pression artérielle et les triglycérides.

Les maladies cardiovasculaires figurent parmi les principales causes de décès dans le monde. Avec une pratique régulière du jeûne, la pression artérielle peut commencer à se normaliser.

Pendant les périodes de jeûne, votre corps peut :

  1. décomposer les triglycérides et les transformer en acides gras libres pouvant ensuite être utilisés comme source d’énergie;
  2. réduire la quantité de triglycérides dans le sang.

4. Réparation des tissus endommagés : les périodes de repos peuvent permettre à notre corps de récupérer.

Dans la nature, lorsqu’un animal est blessé, il cherche souvent un endroit près d’une source d’eau où il peut se reposer et s’hydrater, sans nécessairement chercher de nourriture avant d’avoir récupéré.

Le jeûne permet aux organes digestifs de se reposer, libérant ainsi de l’énergie pour d’autres processus qui ne sont normalement pas prioritaires par rapport à la digestion. La régénération et la réparation cellulaires peuvent être favorisées pendant le jeûne.

5. Amélioration des fonctions cérébrales : de nombreuses personnes rapportent avoir l’esprit plus clair et une meilleure mémoire lorsqu’elles jeûnent.

Avez-vous déjà remarqué que votre esprit semble plus vif lorsque vous avez faim? Peut-être pas lorsque vous êtes complètement concentré sur votre prochain repas! Mais vous avez probablement déjà ressenti de la somnolence ou un manque d’énergie après avoir mangé, lorsque vous êtes loin d’un état de jeûne.

Le jeûne pourrait non seulement favoriser certaines fonctions cérébrales à court terme, notamment la clarté et la vivacité d’esprit, mais il fait également l’objet de recherches concernant des maladies à long terme comme la maladie d’Alzheimer et la maladie de Parkinson.

6. Meilleur contrôle de l’appétit : le jeûne régulier peut vous donner moins faim, et non davantage.

Pour réduire la ghréline, souvent appelée « hormone de la faim », la solution n’est pas nécessairement de manger, contrairement à ce que l’on pourrait penser. Le jeûne peut également influencer son niveau.

Cela peut sembler contre-intuitif, mais après une période d’adaptation au jeûne et lorsque celui-ci fait partie de votre routine, vous pourriez constater que vous avez moins faim plutôt que davantage.

7. Prévention du cancer : le jeûne pourrait contribuer à la prévention du cancer et à améliorer l’efficacité de la chimiothérapie.

Des recherches commencent à suggérer que le jeûne pourrait non seulement réduire certains facteurs de risque associés au cancer, mais pourrait également avoir une influence sur sa progression.

À la suite de certaines études prometteuses, le jeûne fait aussi l’objet de recherches comme approche potentielle pour améliorer la tolérance et l’efficacité de la chimiothérapie.

8. Augmentation du taux d’hormone de croissance humaine (HGH) : cela peut favoriser la combustion des graisses, le développement musculaire et offrir d’autres bienfaits.

Notre corps produit une substance appelée hormone de croissance humaine (HGH). Chez les adultes qui ont terminé leur croissance, cette hormone joue notamment un rôle dans certains processus naturels de réparation cellulaire.

Une grande partie de notre HGH est libérée pendant les premières phases du sommeil. Jeûner quelques heures avant le coucher peut réduire la glycémie, ce qui pourrait favoriser la libération de HGH.

9. Amélioration du système immunitaire : certains considèrent le jeûne comme un catalyseur.

Selon certaines recherches, le jeûne pourrait déclencher des mécanismes de régénération qui influencent les cellules souches et la production de globules blancs, tandis que l’organisme « recycle » certaines cellules plus anciennes.

Ce renouvellement pourrait contribuer au bon fonctionnement du système immunitaire.

10. Autophagie : le jeûne contribue à la régénération de notre organisme au niveau moléculaire.

Le processus impliquant notamment le renouvellement de certains composants cellulaires est un exemple d’autophagie. Le mot « autophagie » vient du grec et signifie littéralement « se manger soi-même ».

L’autophagie est un mécanisme naturel par lequel notre organisme décompose et recycle des composants cellulaires anciens, endommagés ou usés afin de permettre leur renouvellement. Le jeûne peut favoriser l’activation de ce processus important.

11. Effets antivieillissement : les effets du jeûne peuvent être cumulatifs.

Le jeûne entraîne différents changements dans notre organisme. Certains de ces mécanismes sont étudiés pour leur rôle potentiel dans le maintien de la santé des cellules et de l’ADN au fil du temps.

Les effets du jeûne ne seraient donc pas uniquement ponctuels. Lorsqu’il est pratiqué au fil du temps, certains de ses effets pourraient contribuer à la santé à long terme et à la longévité.

Prenez soin de vous

Mabelle

La résistance à l’insuline et non la carence alimente l’épidémie de diabète

Texte de Shannon Davis qui travaille pour The American Diabetes Society

Trop souvent, on dit aux patients qu’ils ont besoin d’insuline parce que leur glycémie n’est plus contrôlée par la médication orale.


L’hypothèse? Leur pancréas ne produirait plus d’insuline.

Oui — il existe des cas où la production d’insuline s’arrête réellement :

  • Diabète de type 1
  • LADA (latent autoimmune diabetes in adults)
  • Ou un diabète de type 2 de longue date, sévèrement déséquilibré

Mais voici le problème : la plupart des cliniciens ne mesurent jamais l’insuline à jeun ni le peptide C, sauf s’ils soupçonnent un diabète de type 1. Ce qui est ignoré, c’est que dans le diabète de type 2, le problème n’est généralement pas un manque d’insuline… mais un excès.

Le corps produit encore de l’insuline (souvent à des niveaux très élevés), mais les cellules ne répondent plus. C’est ça, la résistance à l’insuline.

Prescrire davantage d’insuline ne fait qu’alimenter le cycle : plus d’insuline → plus de glucose → plus de prise de poids → encore plus de résistance à l’insuline.

Nous devons outiller les patients pour qu’ils puissent défendre leurs intérêts :

  • Demander une mesure de l’insuline à jeun et du peptide C avant de commencer une insulinothérapie
  • Comprendre que l’alimentation et le mode de vie peuvent améliorer de façon spectaculaire la sensibilité à l’insuline
  • Se concentrer sur l’élimination des aliments qui font grimper l’insuline — glucides ultra-transformés, sucres et huiles de graines
  • Donner la priorité aux protéines, aux bonnes graisses et aux légumes riches en fibres
  • Mettre en place le jeûne intermittent ou l’alimentation à horaire restreint

Dans ma pratique, j’intègre également des compléments validés par la science qui ont démontré leur capacité à :

  • Réduire naturellement la glycémie jusqu’à 43 %
  • Augmenter le GLP-1 endogène de 60 à 70 %
  • Améliorer la tension artérielle, l’inflammation et la santé intestinale

L’avenir de la prise en charge du diabète doit passer d’un simple camouflage du problème avec toujours plus d’insuline à un traitement de la véritable cause : la résistance à l’insuline.

Cette complémentation naturelle, on en parle ensemble ? Ou vous préférez assister à un zoom sur le sujet ?

Prenez soin de vous.

Mabelle

Le glyphosate, partie visible d’un problème bien plus vaste

Ca fait bien longtemps qu’il fait parler de lui, et ce n’est pas sans raison. Arrive un moment où il faut nommer les choses.

Le glyphosate est l’herbicide le plus utilisé au monde.

On en retrouve des traces dans l’eau, l’air, et même dans nos urines. Nous sommes donc tous exposés, sans exception — que tu manges bio ou non, que tu vives en ville ou à la campagne.

Et je ne te parle même pas ici de la longue liste des autres perturbateurs endocriniens, des métaux lourds ou des microplastiques auxquels nous sommes aussi confrontés au quotidien.

Le glyphosate n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Ce qui est moins connu, c’est que le glyphosate est un perturbateur endocrinien — il vient brouiller le fonctionnement de nos hormones.

Et parmi elles, l’insuline est un vrai chef d’orchestre : elle régule notre énergie, notre stockage des graisses, notre appétit.

Quand elle est perturbée, c’est tout l’équilibre du corps qui vacille : prise de poids, fatigue, fringales, cholestérol qui grimpe, brouillard mental, inflammation, migraine, troubles du sommeil, problèmes de mémoire, sarcopénie, sopk, acné, hypothyroïdie, chute de cheveux …

C’est là tout le paradoxe de notre époque : on voudrait revenir aux solutions d’Hippocrate, à ce que la nature offrait autrefois.

Mais la nature elle-même souffre aujourd’hui, et nos corps ne sont plus ceux d’il y a 30 ou 50 ans. Ils portent une charge que nos ancêtres ne connaissaient pas.

C’est pour ça que la science peut aujourd’hui nous aider, avec des concentrés purifié et cibler l’intégrité de notre microbiote, avec des formules adaptées à des organismes qui ont changé.

Si tu es tombé(e) sur cette publication, ce n’est pas un hasard. Il n’est plus l’heure de parler des problèmes. Il est l’heure de parler des solutions.

Rejoins un zoom gratuit un soir de la semaine mardi, mercredi, jeudi ou samedi. Demande moi les informations de connexion. Certains soirs, traduction simultanée en langue des signes. Dis moi quand tu es disponible et je te donnerai l’heure du jour et les infos de connexion.

Prends soin de toi

Mabelle

Les oxalates coupables ou messagers ?

Bonjour, je vous espère en forme.

Je vous partage ce matin un article de Catherine Godisiabois, « La solution plutôt que l’éviction ».

Parce qu’un organisme en santé n’a pas besoin de listes d’interdits, mais de capacité d’adaptation.

Les oxalates ne sont ni des toxines universelles, ni des ennemis jurés !

Ce sont des métabolites végétaux présents dans des aliments parmi les plus denses nutritionnellement (épinard, cacao, amande, sarrasin…).

S’ils posent problème chez certains, c’est rarement à cause de la molécule elle-même, mais du terrain.

1️⃣ Une question de TERRAIN avant tout

Chez un individu en équilibre :

• pH tissulaire stable

• bonne fonction rénale

• microbiote fonctionnel

• minéralisation correcte

les oxalates sont absorbés, métabolisés et éliminés sans drame.

Chez d’autres, on observe :

• acidose tissulaire chronique (stress, alimentation acidifiante, hypoxie cellulaire)

• carences en magnésium, calcium, B6

• perméabilité intestinale

• déséquilibre du microbiote

De ce fait, les oxalates précipitent, s’accumulent, irritent, cristallisent.

Vous comprendrez aisément dès lors que l’oxalate devient un révélateur, pas la cause première.

2️⃣ Le rôle clé trop souvent oublié du MICROBIOTE ! :

Une partie majeure du métabolisme des oxalates dépend de bactéries spécifiques, notamment :

• Oxalobacter formigenes (la star)

• certaines souches de Lactobacillus et Bifidobacterium

Ces bactéries :

• utilisent l’oxalate comme source d’énergie

• réduisent son absorption intestinale

• protègent rein et muqueuse digestive

–> Antibiotiques répétés, dysbiose, alimentation ultra-transformée (eh oui, on en revient toujours à la même chose)

–> disparition de ces souches

–> surcharge oxalique

Le problème n’est donc pas l’oxalate, mais l’absence de ceux qui savent le gérer.

La “batterie” du métabolisme des oxalates porte un nom :

« Oxalobacter formigenes »

C’est LA pièce maîtresse du système.

Pourquoi Oxalobacter formigenes est centrale : « Le problème n’est pas l’oxalate,mais la perte de la batterie biologique qui le métabolise :

Cette bactérie :

• utilise l’oxalate comme source d’énergie exclusive

• réduit l’absorption intestinale d’oxalate jusqu’à 50–70 %

• stimule l’excrétion intestinale d’oxalate (axe intestin–rein)

• protège indirectement contre la lithogenèse oxalocalcique

Sans elle, l’oxalate devient un fardeau systémique.

Avec elle, l’oxalate redevient… un métabolite banal.

Et pourquoi elle disparaît si souvent ? Car elle est :

• extrêmement sensible aux antibiotiques

• absente chez une large partie des populations occidentales

• peu résiliente en cas de dysbiose chronique

• dépendante d’un environnement intestinal stable (pH, fibres, minéraux) (Certains me disent que j’exagère avec mes articles sur les fibres, c’est pourtant la base régulièrement ignorée par la majorité des malades mais aussi de leurs médecins)

📌 Les études montrent que sa perte augmente significativement l’oxalurie.

Une batterie… mais pas seule

Elle fonctionne en réseau, avec des co-facteurs microbiens :

• Lactobacillus acidophilus

• Lactobacillus plantarum

• Bifidobacterium lactis

Ces souches :

• dégradent partiellement l’oxalate

• soutiennent le terrain

• stabilisent l’écosystème nécessaire à Oxalobacter

Et pourquoi elle disparaît si souvent ? Car elle est :

• extrêmement sensible aux antibiotiques

• absente chez une large partie des populations occidentales

• peu résiliente en cas de dysbiose chronique

• dépendante d’un environnement intestinal stable (pH, fibres, minéraux)

📌 Les études montrent que sa perte augmente significativement l’oxalurie.

3️⃣ Acidose tissulaire : le VRAI ET ULTIME catalyseur du problème !!!

En milieu acide :

• les oxalates se lient plus facilement au calcium

• les cristaux deviennent plus insolubles

• les tissus deviennent inflammables

🔬 Plusieurs travaux montrent que l’oxalate est bien plus délétère dans un contexte :

• d’hypoxie cellulaire

• de stress oxydatif

• de dysfonction mitochondriale

Encore une fois : terrain défaillant = oxalate problématique.

4️⃣ Pourquoi l’éviction est une fausse solution (à long terme) ?

Évincer systématiquement :

• prive de polyphénols, fibres, minéraux

• appauvrit la diversité alimentaire, appauvrit le microbiote pardi !!!

• n’améliore ni le microbiote ni le terrain

• renforce une vision peur-centrée de la nutrition

🧠 Le corps n’apprend rien en évitant.

Il s’adapte en RESTAURANT ⭐️

L’éviction peut être :

• transitoire

• stratégique

• contextuelle

Mais jamais une finalité.

Vous comprenez pourquoi maintenant ?….

En résumé, les oxalates ne sont mauvais » que :

• sur un terrain acide

• dans un microbiote appauvri

• chez un organisme carencé et inflammé

Ils deviennent alors un symptôme fonctionnel, pas un poison.

La vraie solution : rétablir l’équilibre avec une approche intégrative :

• alcalinisation douce

• reminéralisation Mg, Ca, B6

• réparation de la barrière intestinale

• réensemencement du microbiote (alimentation variée – 30 végétaux/semaine pour ne pas appauvrir encore une fois le microbiote – prébiotiques, aliments fermentés, fibres solubles)

• Bonne hydratation (1,5 à 2 litres d’une eau de qualité)

• Cohérence cardiaque, pilates, yoga, gym douce

Prenez soin de vous

Mabelle

Le côlon et le psoas

Deux structures que le corps utilise quand la vie devient sérieuse.

Bonjour, je t’espère en forme. Je te partage ce matin un article provenant de la page Facebook « En Apesanteur »

Le côlon et le psoas, deux structures que le corps utilise quand la vie devient sérieuse.

Pas quand tout va bien.

Quand tu dois résister. Quand il y a quelque chose à retenir. Quand tu dois survivre sans être vu.

Ce n’est pas une relation symbolique.

C’est une relation anatomique, neurologique, faciale, endocrinienne et psychosomatique.

Une relation qui décide posture, digestion, douleur, anxiété, fatigue, raideur émotionnelle.

ANATOMIE PROFONDE ET CONTINUITÉ FASCIALE

Les psoas majeurs proviennent de corps vertébraux, de processus transversaux et de disques intervertébraux de L1–L5. C’est l’un des très rares muscles qui naissent directement de la colonne vertébrale et qui traverse le bassin sans interruption. Il est enveloppé dans une bande robuste, la bande psoas, qui est en continuité avec la bande rétropéritonéale.

Le côlon ascendant et descendant sont des organes rétropéritonéaux secondaires. Cela signifie une chose précise : ils partagent le même espace de lifting que les psoas. Ils ne sont pas séparés. Ils ne sont pas indépendants.

Quand la bande psoas perd de l’élasticité, le colon perd le flux.

Lorsque le côlon est enflammé ou hypertonique, la bande rétropéritonéale transmet des tensions au psoas.

Le groupe n’est pas un emballage.

C’est un organe sensoriel, richement nerveux, capable de transmettre des tensions mécaniques et des informations nerveuses.

C’est là que le problème commence. Et voici aussi la solution.

NEUROLOGIE DE LA SURVIE

Le psoas est intimement connecté au système nerveux central à travers le plexus

C’est l’un des premiers muscles à réagir au stimulus de danger. Il est impliqué dans les réflexes d’évasion, la défense.

Le côlon est gouverné par le système nerveux, un réseau neuronal autonome avec des centaines de millions de neurones. Produit des neurotransmetteurs, dialogues avec le nerf vague, répond à l’état émotionnel avant la qualité de une théorie.

C’est de la physiologie mesurable.

Quand une personne vit longtemps en alerte, le corps s’organise pour tenir bon. Mais tenir bon n’est pas vivre.

BLOQUER LA BIOMÉCANIQUE

Les douleurs lombaires augmentent ou se raidisent.

Diaphragme perd la randonnée caudale.

Le résultat est une compression chronique des viscères abdominaux.

Le colon perd sa mobilité physiologique tridimensionnelle.

Les péristaux se désorganisent.

Ballonnements, ciblage, douleurs abdominales, sensation de lourdeur, fatigue profonde.

Et souvent, en parallèle : anxiété, hypervigilance, difficulté à se détendre, sommeil léger.

Ce ne sont pas deux problèmes différents.

Je suis la même histoire racontée sur deux tissus différents.

PSYCHOSOMATIQUES DU COLON ET DU PSOAS

Le colon est l’organe de tenir et de lâcher prise.

Le colon réagit aux émotions inexprimées, aux décisions reportées, aux limites non respectées.

Le psoas répond à la peur première : celle de ne pas être en sécurité.

Les gens qui ont vécu :

– instabilité émotionnelle

– responsabilités précoces

– traumatisme relationnel

– hypercontrôle

– un besoin constant d’adaptation

ils développent souvent un psoas hypertonique et un côlon réactif.

Le corps n oublie pas.

TRAITEMENT INTÉGRÉ

Le traitement ici n’est pas technique. C’est systématique.

Tu commences toujours par créer un environnement de sécurité. Le système nerveux doit sentir qu’il n’y a pas d’urgence. Sans elle, aucune sortie n’est possible.

Le psoas est approché indirectement, par respiration, bande, contact lent. Jamais forcé. Jamais repassé. La libération se produit lorsque les tissus cessent de se défendre.

Le colon est traité avec des mobilisations viscérales profondes et respectueuses. En train de travailler sur :

– côlon ascendant

– colon transversal

– côlon descendant

Pas pour le déplacer, mais pour lui redonner du flux.

Le diaphragme fait toujours partie du traitement.

Sans diaphragme il n’y a pas de régulation du système autonome.

Lorsque les psoas, le côlon et le diaphragme deviennent cohérents, le patient change de statut. Pas juste un symptôme.

SOIN DE SOI COMME RÉÉDUCATION NERVEUSE

L’auto-traitement c’est apprendre au corps qu’il n’est plus en danger.

Plie les genoux. Inspire lentement, inspire profondément. Cela stimule le nerf vaginal.

Douces oscillations du bassin. Genoux à la poitrine en alternance.

Auto-massage abdominal lent, suivant le cours du côlon.

RÉGLEMENTATION GYMNASTIQUE

Aucun exercice agressif.

Pas d’étirement forcé.

Mouvements lents, continus et cycliques :

– extensions conscientes de la hanche

– position de l’enfant

Marcher lentement est une thérapie pour les psoas et le côlon.

Le mouvement devrait rassurer, pas stimuler.

LE RÉGIME VEGAN COMME SYSTÈME THÉRAPIE

Le côlon est un organe inflammable.

Le stress ne fait que l’enflammer

La nourriture peut aider ou empirer les choses.

Un régime végétalien fonctionnel réduit l’inflammation systémique et soutient le microbiome intestinal, qui dialogue directement avec le système nerveux.

Des aliments simples, chauds et prévisibles.

Légumes cuits.

Légumes bien cuits.

Grain entier.

Manger lentement est déjà une thérapie

MANTRA SOMATIQUE

Je peux juste arrêter de me retenir.

Je ne suis pas en danger

Mon ventre est un endroit sûr.

Mon corps sait quoi faire.

Je lâche le contrôle.

Je reste.

EN BIEN

Quand le colon et le psoas recommencent à parler, ça change tout.

La posture se réarrange.

Le souffle baisse.

Le ventre devient doux.

L’esprit s’arrête pour anticiper.

Tu ne traites pas un organe.

Tu rééduques un système.

Et quand le système cesse de se défendre, la santé ne se cherche pas.

Ça arrive.

Prends soin de toi – Mabelle

Si tu es fatiguée, prends du poids, as des fringales …

ce n’est peut-être PAS un manque de volonté.”

👉 Voici 12 signes que ton corps essaie de te dire que tu es en résistance à l’insuline.

👉 1. Tu prends du poids surtout au niveau du ventre

2. Tu es fatiguée, surtout après les repas

3. Tu as souvent des maux de tête

4. Ta tension est élevée

5. Tu as des douleurs ou inflammations

6. Tes pieds ou chevilles gonflent

7. Tu as des déséquilibres hormonaux

8. Ta peau s’assombrit au cou ou aux aisselles

9. Tu as des petites excroissances sur la peau

10. Tu as des fringales incontrôlables

11. Tu as du brouillard mental

12. Tu as des troubles digestifs

👉 En fait, ton corps produit de l’insuline… mais tes cellules ne l’écoutent plus.

Résultat : le sucre reste dans le sang → tu stockes du gras → et tu t’épuises.

Et non… ce n’est pas ta faute.

C’est un déséquilibre métabolique.

👉 La bonne nouvelle ? Tu peux inverser ça naturellement.

Nutrition adaptée, glycémie stable, inflammation réduite… et ton corps repart.

👉 Contacte moi si tu te reconnais et souhaites reprendre le contrôle de ton métabolisme.

Prends soin de toi

Mabelle

La peau et l’intestin, étroitement liés

Pendant longtemps, la médecine a séparé les organes comme on range des couverts dans des tiroirs : la peau d’un côté, l’intestin de l’autre.

Les dermatologues ne parlaient pas aux gastro-entérologues. Et les patients atteints d’acné, d’eczéma, ou de psoriasis se demandaient pourquoi rien ne fonctionnait vraiment, malgré les crèmes de toutes sortes

Puis, en 2011, deux chercheurs — Whitney Bowe et Alan Logan — ont publié un article devenu fondateur : « Acne vulgaris, probiotics and the gut-brain-skin axis » [PubMed 21281367].

Pour la première fois, on documentait enfin ce que les médecines traditionnelles savaient depuis toujours : l’intestin, le cerveau et la peau ne forment qu’une seule conversation.

Depuis, les publications scientifiques s’accumulent. En 2018, une revue majeure parue dans Frontiers in Microbiology a confirmé que le microbiote intestinal est un régulateur central de la santé cutanée [PubMed 30042740].

Votre intestin, ce « second cerveau » parle à votre peau. Pour comprendre ce dialogue, il faut prendre la mesure de ce qu’est vraiment l’intestin.

Ce n’est ni un tuyau, ni une poubelle. 90 % de votre sérotonine y est fabriquée

La sérotonine est ce qu’on appelle parfois l’hormone du bien-être. Elle régule l’humeur, le sommeil, l’appétit, et même le tonus de la peau.

Or, contrairement à l’idée reçue, elle n’est pas produite principalement dans le cerveau. Environ 90 % de la sérotonine de votre corps est synthétisée dans la paroi intestinale, par des cellules spécialisées (les cellules entérochromaffines), et cette production est directement pilotée par votre microbiote [PubMed 25860609 — Yano et al., Cell 2015].

Autrement dit : les bactéries qui peuplent votre côlon influencent votre humeur, votre sommeil et, par ricochet, l’inflammation de votre peau.

70 à 80 % de votre immunité y prend racine. La paroi intestinale héberge le GALT (Gut-Associated Lymphoid Tissue) — le plus grand organe immunitaire du corps humain.

Ce sont les cellules immunitaires de votre intestin qui « éduquent » en permanence votre système de défense.

Quand cette éducation se passe mal — déséquilibre du microbiote, paroi devenue trop perméable — les réactions inflammatoires se déplacent dans tout le corps. Y compris dans la peau.

L’axe intestin-peau : ce que la recherche démontre

La peau et l’intestin ont quelque chose en commun que peu de gens soupçonnent : ce sont deux barrières vivantes qui séparent l’intérieur du corps du monde extérieur.

Leur épithélium est différent, mais leur matrice de soutien — le tissu conjonctif — est de même nature : collagène, élastine, glycosaminoglycanes, …

Cette parenté tissulaire explique pourquoi tout ce qui fragilise l’une fragilise mécaniquement l’autre. Quand la barrière intestinale fuit, la peau encaisse.

Lorsqu’un microbiote déséquilibré abîme la paroi de l’intestin, des molécules inflammatoires (notamment les lipopolysaccharides bactériens) passent dans la circulation générale. Elles voyagent. Et elles s’expriment souvent là où la peau est la plus exposée : le visage, le cuir chevelu, le dos.

Les corrélations cliniques documentées sont nombreuses : acné, rosacée, eczéma atopique, psoriasis, dermatites séborrhéiques.

Dans toutes ces affections, des perturbations du microbiote intestinal sont régulièrement retrouvées [PubMed 30042740].

Et vos cheveux ? Ils sont la signature de cet équilibre

Le cheveu est une annexe de la peau. Le follicule pileux plonge dans le derme, baigné dans ce même tissu conjonctif.

Tout ce qui dégrade la qualité du derme finit par se lire sur la fibre capillaire : ternissement, chute, sébum perturbé, cuir chevelu réactif. Et le cuir chevelu n’échappe pas au dialogue intestin-peau.

Comment naît, vit et se déséquilibre votre microbiote ?

Tout commence à la naissance. À la naissance, votre intestin est stérile.

En 72 heures à peine, il accueille déjà environ mille milliards de micro-organismes. Ces premières bactéries proviennent — pour les bébés nés par voie naturelle — de la flore vaginale et intestinale de la mère.

Les enfants nés par césarienne reçoivent, à la place, une flore d’origine environnementale, souvent moins protectrice. C’est aujourd’hui un facteur reconnu de plus grande vulnérabilité aux allergies, à l’eczéma et à l’asthme dans l’enfance.

Les ruptures d’équilibre les plus fréquentes

Tout au long de la vie, ce microbiote est mis à l’épreuve. Les ennemis les plus documentés sont :

-Une alimentation inadaptée : fromages, glucides, graisses raffinées qui nourrissent préférentiellement les mauvaises bactéries.

-Les traitements antibiotiques répétés, qui ne distinguent pas les bonnes des mauvaises bactéries.

-Les pesticides et additifs antimicrobiens, omniprésents dans l’alimentation non biologique (mais le bio n’est plus vraiment épargné)

-Le stress chronique, qui modifie la motricité intestinale et la composition du microbiote.

-L’eau chlorée du robinet, agressive pour la flore digestive comme pour la flore cutanée.

Quand ces facteurs s’accumulent, l’équilibre se rompt. Et la peau parle.

Deux piliers pour réconcilier intestin, peau et cheveux

Aucun produit, aussi sophistiqué soit-il, ne remplace une hygiène de vie cohérente. Mais l’un sans l’autre laisse le travail à moitié fait. Voici quatre piliers à activer ensemble.

1. Nourrir le microbiote. Vos bonnes bactéries ne se nourrissent ni de sucre ni de protéines.

2. Alléger la pression sucrée et inflammatoire

En moyenne, un Français consomme aujourd’hui de l’ordre de 30 à 35 kgs de sucre par an, bien au-delà de ce que notre physiologie peut métaboliser sans dommage.

Cet excès nourrit les levures opportunistes, déstabilise l’insuline, entretient une inflammation de bas grade qui se lit, à terme, sur le visage.

Il est plus facile de voir la dégradation du visage que celle du foie ou des artères, mais tous les organes du corps sont impactés, et nous sommes tous concernés, à moins de vivre dans une bulle sans aucun stress, avec une alimentation saine et parfaite, mais qui se trouve dans cette situation ?

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Prenez soin de vous

Mabelle