
Citation du jour


Bonjour, comment vas tu ce matin ?
Et ta maman, comment va t elle ? Elle t’agace parfois, elle n’est plus toujours sur la même planète que toi ? Elle radote ?
Oui, ça arrive souvent avec l’âge et ça t’arrivera sans doute à toi aussi de ne plus très bien savoir ce qu’on t’a dit il y a 5 minutes, d’oublier ton prénom, …

Ne la gronde pas si elle se trompe. Elle ne le fait pas pour t’ennuyer, et parfois même elle se rend compte de son erreur et en souffre.
Ne t’impatiente pas lorsqu’elle répète la même chose vingt fois. Elle ne se souvient pas te l’avoir déjà dit 19 fois précédemment.
Ne l’ignore pas quand elle confond les noms, les jours ou les souvenirs. Elle t’aime toujours autant à l’intérieur de son coeur, même si c’est le bazar dans sa tête.
Parce qu’elle reste ta maman.
La même qui, quand tu étais enfant, répondait mille fois à la même question sans jamais se lasser.
La même qui essuyait tes larmes, même lorsqu’elles n’étaient que des caprices.
Celle qui te soutenait la tête quand la fièvre t’empêchait de dormir.
Aujourd’hui, sa mémoire vacille, son corps se fatigue et ses pas sont plus lents. Mais tu sais quoi ? Son cœur continue de battre pour toi, tout comme lorsqu’elle te tenait petit.
Va la voir. Fais-lui sentir qu’elle n’est pas un poids. Que sa vie a toujours de la valeur. Que son rire, même s’il s’échappe au milieu des oublis, reste une mélodie.
Et quand elle t’enlace de ses mains fragiles, accroche-toi à cet instant… car un jour, cette chaise sera vide, et tu donnerais tout pour l’entendre répéter son histoire encore une fois.
Prends soin d’elle. Écoute-la. Embrasse-la.
Parce que la vie file à toute vitesse, et l’amour que tu ne donnes pas aujourd’hui… demain te pèsera comme une pierre.
Mabelle

Bonjour, j’espère que vous allez merveilleusement bien.
Je vous partage ce matin une histoire qui m’émeut.
« J’habite dans une rue tranquille de l’Ohio. La même maison depuis quarante-deux ans. Je m’appelle Lucia. J’ai soixante-trois ans. Chaque matin, je m’assois sur mon porche avec ma tasse de thé. Je regarde le monde passer. Une chose simple. Mais cela me tient compagnie.
Pendant dix ans, M. Evans a vécu à côté. C’était un homme discret. Toujours vêtu d’une chemise propre. Chaque jour, sans exception, il arrosait son petit carré de fleurs. Des roses, surtout. D’un rouge éclatant. Il restait là, le tuyau d’arrosage à la main, se mouvant lentement. Mais jamais il ne saluait. Pas une fois. Pas un bonjour. Il arrosait, puis rentrait chez lui. Mon mari, John, plaisantait : « Lucia, cet homme-là a plus de secrets que ma boîte à outils. »
Depuis ce jour, j’ai commencé à l’observer davantage. Surtout après sa retraite de la poste. Il paraissait… plus petit. Comme si le monde s’était rétréci autour de lui.
Un mardi, je l’ai vu en difficulté. Il essayait de soulever un lourd arrosoir. Ses mains tremblaient. L’objet lui échappa. L’eau se répandit partout. Il resta planté là, à fixer l’herbe mouillée. Sans ramasser. Sans bouger. Il avait l’air si fatigué. Si seul. Mon cœur s’est serré. J’ai failli ne pas frapper à sa porte. Et s’il me trouvait indiscrète ? Et s’il me disait de partir ? Mais j’ai entendu la voix de John dans ma tête :
« Lucia, la bonté n’a rien à voir avec le courage. C’est voir que quelqu’un a besoin d’un coup de main, et tendre le tien. »
J’ai frappé. Ma main tremblait un peu. Il a ouvert. Semblait surpris. De près, il paraissait plus âgé. Le regard un peu perdu.
« Monsieur Evans, » dis-je, la voix vacillante. « Je vous ai vu laisser tomber l’arrosoir. Moi aussi, l’arthrite me joue des tours. Puis-je… puis-je vous aider à arroser vos roses ? Elles ont l’air d’avoir soif. »
Il n’a pas dit oui. Il n’a pas dit non. Il s’est juste écarté, en silence. J’ai pris cela pour une permission. J’ai rempli l’arrosoir. Mon dos me faisait mal, mais j’ai arrosé. Il se tenait là, à regarder. Sans parler. Mais sans me chasser non plus.

Je suis revenue le lendemain. Puis le jour d’après. Je me contentais d’arroser les roses. Parfois, j’apportais une tasse de thé en plus. Je m’asseyais sur sa petite marche. Sans forcer la conversation. Juste là. Les semaines ont passé. Un matin, alors que je lui tendais le thé, sa main a effleuré la mienne. Elle était froide. Il m’a regardée. Vraiment regardée, pour la première fois.
« Ma femme, » murmura-t-il, si bas que j’ai failli ne pas l’entendre. « Elle aimait ces roses. Elle est morte au printemps dernier. Je… je ne sais pas pourquoi je continue de les arroser. » Sa voix s’est brisée. Une larme solitaire a roulé sur sa joue. Il l’a essuyée rapidement, honteux.
« Oh, Monsieur Evans, » répondis-je doucement. « Elle voudrait que vous continuiez. Parce qu’elles sont belles. Comme son souvenir. »
Après cela, il ne parla pas beaucoup plus. Mais il commença à saluer. Un petit signe de tête depuis son porche. Puis un discret « Bonjour, Lucia. » Un jour, il me demanda des nouvelles de John. Je lui ai raconté. Nous nous sommes assis au soleil, partageant des histoires sur ceux que nous avions aimés et perdus. Ce n’était pas grand-chose. Juste deux vieux voisins, se souvenant.
Puis, quelque chose a changé. Mme Gable, du bout de la rue, a commencé à apporter à M. Evans une part de tarte chaque vendredi. Le jeune Tommy, du numéro 42, a pris l’habitude de tondre sa pelouse sans qu’on le lui demande. Je n’avais rien prévu. Je n’avais rien demandé. Les gens l’ont simplement… remarqué. Comme moi.
La semaine dernière, M. Evans m’a tendu une seule rose rouge, parfaite. Ses mains ne tremblaient plus. « Pour John, » dit-il. « Et pour vous, Lucia. Merci de m’avoir vu. »
J’ai pleuré un peu. Là, sur le porche. »
Les gens pensent que la vraie bonté demande de grands gestes. Des parades. Des projets impressionnants. Mais parfois ? C’est juste être présent. Arroser les roses d’un voisin qui avait oublié comment saluer. Voir la douleur silencieuse derrière une porte fermée. Cela ne coûte rien. Juste un instant de votre temps. Et le courage de frapper.
Nous sommes tous sujets à la solitude. Nous avons tous besoin d’être vus par quelqu’un. Peut-être que la chose la plus puissante que nous puissions faire, c’est simplement nous remarquer les uns les autres. Pas réparer le monde. Juste arroser les roses. Une main tremblante après l’autre. C’est ainsi que la solitude meurt. Pas dans un cri, mais dans un simple « Bonjour. Je suis là. »
Allez arroser les roses de quelqu’un aujourd’hui. Vous ne savez pas quel monde vous pourriez ramener à la vie.
Mabelle
» Rien ni personne ne peut vous libérer hormis votre juste compréhension des choses. » ~ Ajahn Chah


Bonjour, je t’espère en pleine forme.
Tu as lu une centaine de livres, peut-être un millier. Les titres s’effacent de ta mémoire, le contenu semble s’évanouir. Tu crois alors que tout s’est dissipé, que tu as perdu ton temps et ton argent.

Mais en réalité, rien ne s’est envolé. Chaque page lue a laissé en toi une empreinte invisible, façonnant, à ton insu, ta vision du monde et le cours de tes pensées. Subtilement, silencieusement, ces mots qui t’ont traversé continuent de vivre en toi, influençant ton regard et nourrissant ton esprit, même si tu ne le perçois pas pleinement.
Mes lectures du moment (oui, je l’écris au pluriel parce que j’ai généralement un livre dans ma chambre, un autre dans ma chambre et un troisième dans la voiture que je ne lis que de manière occasionnelle – dans la salle d’attente chez le dentiste généralement)
https://amzn.to/4fSkUwG Lise Bourbeau, les clés de la vitalité
Natacha Calestrémé, Trouver ma place https://amzn.to/4p5qGiK
https://amzn.to/45MtBUv La santé métabolique de Evelyne Bourdua-Roy et Sophie Rolland (mis dans la voiture pour le commencer demain chez le dentiste)
Prends soin de toi
Mabelle


Bonjour, je vous espère en pleine forme.
Nous vivons dans une période où tout est remis en question sous des allures de bonne conscience..
Ce texte n’est pas de moi mais résume ce que je pense

«Vous vous souvenez de cette friandise qu’on appelait « la Tête-de-n… e »… Eh bien, devinez quoi ? Maintenant, ils l’appellent la « Meringue chocolat » ou même « tête de choco ». Étonnant, non ?
Mais ce n’est pas tout. Vous savez, je me suis demandé si c’était vraiment approprié de déguster une « religieuse », un « Congolais », un « Jésuite », un « Diplomate » ou même un « Financier ». Des noms de pâtisseries qui pourraient sembler étranges dans un autre contexte.
Et que dire de la fameuse Forêt Noire ? Il semblerait qu’elle doive bientôt être rebaptisée « forêt sombre » ! C’est incroyable de voir comment les choses évoluent, n’est-ce pas ?
Je me demande ce qui nous attend à l’avenir.
J’imagine que la S.P.A finira par nous interdire de savourer des « langues de chats ». Et les défenseurs de la lutte contre le tabac, eux, s’attaqueront aux « Cigarettes russes ». On ne sait jamais ce qui pourrait arriver !
Et que dire de ces délicieux beignets appelés « Pets de nonne » ? J’ai du mal à croire que certains noms de pâtisseries ont pu survivre jusqu’à présent sans être modifiés.
Finalement, je me demande où s’arrêtera la bêtise humaine… Les gens savent-ils seulement que pour faire une tête de n… e, il faut battre les blancs au fouet ? C’est ironique, n’est-ce pas ?
En fin de compte, il y a une chose qui reste immuable : les têtes de cons… On peut toujours compter sur elles pour être là. »
En espérant que ça vous a donné le sourire pour bien démarrer cette journée que je vous souhaite très agréable.
Prenez soin de vous
Mabelle