Archives de catégorie : Alimentation

Ne jetez plus le meilleur

Chaque semaine, les épluchures de légumes remplissent le compost ou la poubelle alors qu’elles contiennent souvent plus de nutriments que ce qui finit dans l’assiette. La peau est la première barrière de défense de la plante — c’est là que se concentrent les antioxydants, les fibres, les vitamines et les composés protecteurs que la plante a fabriqués pour résister aux UV, aux champignons et aux insectes. Peler un légume du potager revient à jeter le blindage et à manger l’intérieur sans protection.

12 ÉPLUCHURES ET PARURES DE LÉGUMES DU POTAGER QUE VOUS POUVEZ MANGER :

Peau de courgette — la majorité des jardiniers qui cultivent des courgettes les pèlent avant de les cuisiner. La peau de courgette est parfaitement comestible, tendre et contient plus de fibres, de vitamine C et de bêta-carotène que la chair blanche à l’intérieur. Plus la courgette est jeune et petite (15 à 20 cm), plus la peau est tendre. Les grosses courgettes oubliées sur le pied (40 cm et plus) ont une peau épaisse et coriace — dans ce cas, la peler se justifie. Mais la courgette récoltée à la bonne taille se cuisine entière — peau comprise — en rondelles sautées, en gratin, en soupe ou en beignets.

Peau de concombre — la peau vert foncé du concombre contient la majorité de sa vitamine K et de ses fibres. Le concombre pelé est composé à 96 % d’eau et contient peu de nutriments. Le concombre entier avec sa peau est un légume. Le concombre pelé est un verre d’eau en forme de cylindre. Si la peau est amère (certaines variétés anciennes produisent de la cucurbitacine concentrée dans la peau), ne manger que la moitié de la peau en alternant les bandes — pelé une bande sur deux, le concombre garde la moitié de ses nutriments et perd la moitié de son amertume.

Feuilles extérieures de poireau — les feuilles vert foncé du sommet du poireau sont systématiquement coupées et jetées parce qu’elles sont « trop dures ». Elles contiennent deux à trois fois plus de vitamine C, de vitamine K et de bêta-carotène que la partie blanche. La clé est la cuisson — les feuilles vertes sont plus fibreuses et nécessitent 10 à 15 minutes de cuisson supplémentaire par rapport au blanc. Émincées finement et ajoutées en début de cuisson dans une soupe, un gratin ou un risotto, elles ramollissent complètement et apportent une couleur verte et une saveur plus intense que le blanc. Les feuilles les plus externes (abîmées, terreuses, jaunes) vont au compost — mais les deux à trois rangs de feuilles vertes intactes entre le vert foncé et le blanc sont le meilleur morceau du poireau.

Trognon de chou — le cœur dur et blanc du chou (pommé, rouge, frisé) est coupé et jeté par réflexe. Cru, il est effectivement dur — mais il est comestible et contient la même concentration de sulforaphane (composé anticancéreux documenté) que les feuilles. Râpé finement au couteau ou à la mandoline, il s’intègre dans un coleslaw ou une salade de chou cru. Cuit dans une soupe ou un pot-au-feu pendant 30 minutes, il devient tendre et apporte du corps au bouillon. Le trognon d’un chou de 1,5 kg pèse entre 100 et 200 grammes — c’est un repas entier pour une personne qui part à la poubelle chaque fois qu’un chou est cuisiné.

Pieds de champignons de Paris — la base terreuse du pied (le dernier centimètre en contact avec le substrat de culture) est à retirer. Le reste du pied est parfaitement comestible — même texture que le chapeau, mêmes nutriments, même saveur. Le pied du champignon de Paris représente entre 20 et 30 % du poids total — un quart du produit acheté qui finit au compost dans la majorité des cuisines. Les pieds se cuisinent exactement comme les chapeaux — sautés, en soupe, en duxelles, en omelette. Si la texture plus ferme du pied déplaît, le hacher finement au couteau — il disparaît dans la préparation.

Feuilles de betterave — les feuilles rougeâtres et nervurées de la betterave sont un légume à part entière — elles se cuisinent exactement comme les blettes (même famille botanique : les Chenopodiaceae). Les côtes (les nervures épaisses) se sautent à la poêle avec de l’ail pendant 5 minutes, les feuilles (le limbe) s’ajoutent ensuite et cuisent en 2 minutes. La saveur est terreuse et douce — plus subtile que la betterave elle-même. Les feuilles de betterave contiennent davantage de fer, de calcium et de vitamine A que la racine rouge. Le jardinier qui arrache ses betteraves et jette les feuilles au compost jette le légume le plus nutritif de sa récolte.

Peau de tomate — les recettes classiques de coulis, de sauce et de soupe de tomates demandent de « peler les tomates » avant utilisation. La peau de tomate contient plus de lycopène (antioxydant majeur) que la chair — et la cuisson augmente la biodisponibilité du lycopène au lieu de la réduire. Peler les tomates pour un coulis supprime la source principale du composé qui fait la valeur nutritionnelle du coulis. Alternative : mixer les tomates entières (peau comprise) dans le coulis et passer au tamis fin si la texture des peaux dérange. Les peaux retenues par le tamis se sèchent au four à 80°C pendant 2 heures et se réduisent en poudre — la « poudre de peau de tomate » est un condiment concentré en umami et en lycopène qui s’ajoute aux sauces, aux soupes et aux marinades.

Feuilles de navet — les fanes vertes du navet sont un légume de la famille du chou — elles se cuisinent exactement comme le chou kale (brassicacée, même profil nutritionnel). Sautées à la poêle avec de l’ail et un filet de sauce soja, elles sont prêtes en 3 minutes. En soupe, elles apportent une saveur légèrement piquante et poivrée. Les fanes de navet contiennent plus de vitamine C que le navet lui-même.

Queues de fraises — la partie verte (le calice + le pédoncule) de la fraise est systématiquement coupée et jetée. Le calice est comestible mais sans intérêt gustatif. En revanche, la partie rouge entre le calice et la chair (le premier centimètre sous les feuilles vertes) est le morceau le plus parfumé et le plus concentré en arôme de la fraise — le couper avec le calice jette le meilleur de la fraise. La technique correcte : pincer et tourner le calice vert pour le détacher SANS couper la chair rouge en dessous. Les queues vertes accumulées se jettent dans une carafe d’eau froide au réfrigérateur pendant 12 heures — l’eau prend une saveur de fraise légère et rafraîchissante. L’eau de queues de fraises est un classique zéro déchet.

Cosses de fèves — les cosses vertes épaisses des fèves fraîches (la grande gousse qui contient les grains) sont jetées après écossage — elles représentent 60 à 70 % du poids total de la récolte. Les cosses jeunes et tendres (récoltées quand les fèves à l’intérieur sont encore petites) sont entièrement comestibles — cuites à la vapeur 10 minutes puis sautées au beurre, elles ont une saveur de haricot vert avec une texture plus charnue. Les cosses matures et fibreuses (quand les grains sont gros) se cuisent en bouillon pendant 30 minutes — le bouillon de cosses de fèves est parfumé et vert, utilisable comme base de soupe ou de risotto. Filtrer et jeter les cosses après extraction du bouillon.

Épluchures de pommes de terre — les pommes de terre du potager (non traitées) se mangent avec leur peau dans la majorité des préparations — pommes de terre rissolées, au four, en gratin, en salade. La peau contient la majorité des fibres et du potassium. Les épluchures restantes (quand la purée exige un pelage) se transforment en chips de peau : disposer les épluchures sur une plaque de four, arroser d’un filet d’huile d’olive, saler et cuire à 200°C pendant 15 à 20 minutes jusqu’à ce qu’elles soient dorées et croustillantes. Les chips de peau de pomme de terre sont un apéritif addictif à coût zéro.

Feuilles de fenouil — les plumeaux vert tendre au sommet du bulbe de fenouil sont coupés et jetés dans la majorité des cuisines. Ils concentrent les mêmes huiles essentielles anisées que le bulbe — en version plus douce et plus herbacée. Ciselés finement, ils remplacent l’aneth dans les salades de concombre, les marinades de poisson et les sauces au yaourt. Séchés à l’air pendant trois jours et réduits en poudre, ils deviennent un condiment anisé qui se conserve un an dans un bocal hermétique.

Le potager zéro déchet ne commence pas par un changement de culture — il commence par un changement de regard dans la cuisine. Chaque épluchure posée sur la planche à découper est un choix : compost ou assiette. La réponse dépend d’une seule question — « est-ce que je la jette parce qu’elle n’est pas comestible, ou est-ce que je la jette parce que j’ai toujours vu quelqu’un la jeter ? »

Le gaspillage alimentaire le plus courant ne se produit pas seulement au supermarché. Il se produit sur la planche à découper — avec un éplucheur et une bonne intention.

Prenez soin de vous

Mabelle

Les oxalates coupables ou messagers ?

Bonjour, je vous espère en forme.

Je vous partage ce matin un article de Catherine Godisiabois, « La solution plutôt que l’éviction ».

Parce qu’un organisme en santé n’a pas besoin de listes d’interdits, mais de capacité d’adaptation.

Les oxalates ne sont ni des toxines universelles, ni des ennemis jurés !

Ce sont des métabolites végétaux présents dans des aliments parmi les plus denses nutritionnellement (épinard, cacao, amande, sarrasin…).

S’ils posent problème chez certains, c’est rarement à cause de la molécule elle-même, mais du terrain.

1️⃣ Une question de TERRAIN avant tout

Chez un individu en équilibre :

• pH tissulaire stable

• bonne fonction rénale

• microbiote fonctionnel

• minéralisation correcte

les oxalates sont absorbés, métabolisés et éliminés sans drame.

Chez d’autres, on observe :

• acidose tissulaire chronique (stress, alimentation acidifiante, hypoxie cellulaire)

• carences en magnésium, calcium, B6

• perméabilité intestinale

• déséquilibre du microbiote

De ce fait, les oxalates précipitent, s’accumulent, irritent, cristallisent.

Vous comprendrez aisément dès lors que l’oxalate devient un révélateur, pas la cause première.

2️⃣ Le rôle clé trop souvent oublié du MICROBIOTE ! :

Une partie majeure du métabolisme des oxalates dépend de bactéries spécifiques, notamment :

• Oxalobacter formigenes (la star)

• certaines souches de Lactobacillus et Bifidobacterium

Ces bactéries :

• utilisent l’oxalate comme source d’énergie

• réduisent son absorption intestinale

• protègent rein et muqueuse digestive

–> Antibiotiques répétés, dysbiose, alimentation ultra-transformée (eh oui, on en revient toujours à la même chose)

–> disparition de ces souches

–> surcharge oxalique

Le problème n’est donc pas l’oxalate, mais l’absence de ceux qui savent le gérer.

La “batterie” du métabolisme des oxalates porte un nom :

« Oxalobacter formigenes »

C’est LA pièce maîtresse du système.

Pourquoi Oxalobacter formigenes est centrale : « Le problème n’est pas l’oxalate,mais la perte de la batterie biologique qui le métabolise :

Cette bactérie :

• utilise l’oxalate comme source d’énergie exclusive

• réduit l’absorption intestinale d’oxalate jusqu’à 50–70 %

• stimule l’excrétion intestinale d’oxalate (axe intestin–rein)

• protège indirectement contre la lithogenèse oxalocalcique

Sans elle, l’oxalate devient un fardeau systémique.

Avec elle, l’oxalate redevient… un métabolite banal.

Et pourquoi elle disparaît si souvent ? Car elle est :

• extrêmement sensible aux antibiotiques

• absente chez une large partie des populations occidentales

• peu résiliente en cas de dysbiose chronique

• dépendante d’un environnement intestinal stable (pH, fibres, minéraux) (Certains me disent que j’exagère avec mes articles sur les fibres, c’est pourtant la base régulièrement ignorée par la majorité des malades mais aussi de leurs médecins)

📌 Les études montrent que sa perte augmente significativement l’oxalurie.

Une batterie… mais pas seule

Elle fonctionne en réseau, avec des co-facteurs microbiens :

• Lactobacillus acidophilus

• Lactobacillus plantarum

• Bifidobacterium lactis

Ces souches :

• dégradent partiellement l’oxalate

• soutiennent le terrain

• stabilisent l’écosystème nécessaire à Oxalobacter

Et pourquoi elle disparaît si souvent ? Car elle est :

• extrêmement sensible aux antibiotiques

• absente chez une large partie des populations occidentales

• peu résiliente en cas de dysbiose chronique

• dépendante d’un environnement intestinal stable (pH, fibres, minéraux)

📌 Les études montrent que sa perte augmente significativement l’oxalurie.

3️⃣ Acidose tissulaire : le VRAI ET ULTIME catalyseur du problème !!!

En milieu acide :

• les oxalates se lient plus facilement au calcium

• les cristaux deviennent plus insolubles

• les tissus deviennent inflammables

🔬 Plusieurs travaux montrent que l’oxalate est bien plus délétère dans un contexte :

• d’hypoxie cellulaire

• de stress oxydatif

• de dysfonction mitochondriale

Encore une fois : terrain défaillant = oxalate problématique.

4️⃣ Pourquoi l’éviction est une fausse solution (à long terme) ?

Évincer systématiquement :

• prive de polyphénols, fibres, minéraux

• appauvrit la diversité alimentaire, appauvrit le microbiote pardi !!!

• n’améliore ni le microbiote ni le terrain

• renforce une vision peur-centrée de la nutrition

🧠 Le corps n’apprend rien en évitant.

Il s’adapte en RESTAURANT ⭐️

L’éviction peut être :

• transitoire

• stratégique

• contextuelle

Mais jamais une finalité.

Vous comprenez pourquoi maintenant ?….

En résumé, les oxalates ne sont mauvais » que :

• sur un terrain acide

• dans un microbiote appauvri

• chez un organisme carencé et inflammé

Ils deviennent alors un symptôme fonctionnel, pas un poison.

La vraie solution : rétablir l’équilibre avec une approche intégrative :

alcalinisation douce

reminéralisation Mg, Ca, B6

réparation de la barrière intestinale

réensemencement du microbiote (alimentation variée – 30 végétaux/semaine pour ne pas appauvrir encore une fois le microbiote – prébiotiques, aliments fermentés, fibres solubles)

Bonne hydratation (1,5 à 2 litres d’une eau de qualité)

Cohérence cardiaque, pilates, yoga, gym douce

Prenez soin de vous

Mabelle

Jaune ou blanc d’oeuf ?

Lequel est vraiment le meilleur ?

Bonjour, je t’espère en pleine forme.

Les sportifs ne jurent que par le blanc. Moi je défends le jaune, même si je mange généralement toujours les oeufs entiers.

Et la science dit quelque chose que personne ne veut entendre.

Prêt pour la vérité ?

BLANC D’ŒUF (100g) :

– Calories : 52 kcal (très peu)

– Protéines : 11g (profil complet, excellente digestibilité)

– Lipides : 0,2g (quasi nul)

– Glucides : 0,7g

– Cholestérol : 0mg

– Vitamine A : 0

– Vitamine D : 0

– Vitamine B12 : traces

– Choline : 1mg (quasi absente)

– Fer : 0,1mg (négligeable)

– Zinc : 0,03mg (négligeable)

– Lutéine/Zéaxanthine : 0

– Antioxydants : quasi nuls

– Avidine : présente crue (bloque l’absorption de la biotine !)

– Goût : neutre, texture élastique

– Utilisation : musculation, omelette légère, meringue, mousse

JAUNE D’ŒUF (100g) :

– Calories : 322 kcal

– Protéines : 16g (profil COMPLET, très bien absorbées)

– Lipides : 27g (dont oméga-3, oméga-6, acides gras essentiels)

– Cholestérol : 1085mg (mais lire la suite !)

– Vitamine A : 520µg (58% des AJR !)

– Vitamine D : 5,4µg (36% des AJR !)

– Vitamine B12 : 1,95µg (81% des AJR !)

– Vitamine B9 (folates) : 146µg (37% des AJR !)

– Vitamine E : 2,6mg (17% des AJR)

– Choline : 820mg (149% des AJR ! Essentielle pour le cerveau)

– Fer : 2,7mg (19% des AJR)

– Zinc : 2,3mg (23% des AJR)

– Sélénium : puissant antioxydant

– Lutéine + Zéaxanthine : protègent la vue, anti-dégénérescence maculaire

– Phosphore : excellent (os, énergie cellulaire)

– Goût : riche, savoureux, onctueux

– Utilisation : cuisine complète, sauces, pâtisserie, nutrition optimale

Conclusion ?

Le blanc d’œuf est une excellente source de protéines maigres. Mais le jaune est l’un des aliments les plus nutritionnellement denses de la planète. Jeter le jaune, c’est jeter 90% de la valeur nutritionnelle de l’œuf. A mes yeux cela n’a pas le moindre sens.

Ce que personne te dit :

Le cholestérol du jaune d’œuf ne bouche pas les artères ! C’est un des mythes les plus tenaces de la nutrition moderne. Des dizaines d’études récentes confirment que le cholestérol alimentaire (venant des œufs) a peu d’impact sur le cholestérol sanguin chez la majorité des personnes en bonne santé. Ce sont les graisses saturées et trans qui posent problème, pas le jaune d’œuf.

La choline du jaune d’œuf ? EXCEPTIONNELLE. 149% des AJR pour 100g de jaune. La choline est essentielle pour la mémoire, la concentration, le développement du cerveau du fœtus. Et 90% des Français n’en consomment pas assez. Le jaune d’œuf est LA meilleure source alimentaire.

Le blanc d’œuf cru bloque une vitamine ? OUI. L’avidine, protéine présente dans le blanc cru, bloque l’absorption de la biotine (vitamine B8, essentielle pour les cheveux, ongles, énergie). La cuisson détruit l’avidine. Je ne recommande pas de manger de blancs d’œufs crus en grande quantité comme peuvent le faire certains bodybuilders.

La vitamine D du jaune ? 36% des AJR par 100g. En France, 80% de la population est carencée en vitamine D. Le jaune d’œuf est l’une des rares sources alimentaires naturelles de vitamine D avec les poissons gras.

Les sportifs qui ne mangent que les blancs ? Ils ratent la vitamine D, la choline, le fer, le zinc, les oméga-3, les antioxydants… pour économiser quelques calories. Un calcul nutritionnel perdant.

Le chiffre choc : 1 jaune d’œuf = 149% des AJR en choline

Pourtant 90% des Français sont déficients en choline.

Et la solution coûte moins d’un euro.

Finalement :

BLANC D’ŒUF gagne sur :

– Protéines maigres (0 lipide, idéal si régime très strict)

– Calories (52 kcal vs 322 kcal pour 100g)

– Zéro cholestérol (pour les rares personnes hypercholestérolémiques sévères), même s’il y des moyens naturels d’en finir avec ce problème.

– Pâtisserie et meringue (blanc en neige impossible avec le jaune)

JAUNE D’ŒUF gagne sur :

– Densité nutritionnelle (vitamine A, D, B12, B9, E)

– Choline (149% des AJR, santé cérébrale, mémoire)

– Protéines complètes mieux absorbées

– Oméga-3 et acides gras essentiels

– Fer, zinc, sélénium

– Lutéine et zéaxanthine (protection des yeux)

– Goût et saveur incomparables

En pratique :

Tu fais de la musculation et tu veux des protéines sans graisses → BLANCS (mais ne jette pas tous les jaunes !)

Tu veux protéger ton cerveau et ta mémoire → JAUNE OBLIGATOIRE (choline irremplaçable)

Tu es enceinte → JAUNE OBLIGATOIRE (choline + B9 + B12 = développement cérébral du bébé)

Tu es carencé en vitamine D → JAUNE (une des rares sources alimentaires naturelles)

Tu fais un régime calorique strict → COMPROMIS : 1 œuf entier + 2 blancs (protéines + nutriments)

Tu as plus de 60 ans → ŒUFS ENTIERS (lutéine, zéaxanthine = protection contre la DMLA)

ASTUCE CUISINE :

Pour les œufs entiers :

– Cuisson idéale : à la coque ou mollet (jaune pas trop cuit = nutriments préservés)

– Évite la surcuisson du jaune (oxyde le cholestérol, réduit les vitamines)

– Œufs label rouge ou bio = plus d’oméga-3 (poules élevées en plein air)

– Maximum recommandé : 1 œuf entier par jour selon l’ANSES, mais les études récentes sont plus souples pour les personnes en bonne santé

Pour les blancs uniquement :

– Toujours cuits (jamais crus, avidine bloque la biotine)

– Idéal après le sport (protéines rapides et maigres)

– Ajoute une source de lipides sains à côté (avocat, huile d’olive) pour l’absorption des vitamines liposolubles

Important : ne jette plus jamais tes jaunes d’œufs, ne serais-ce déjà que pour une question de gaspillage alimentaire, mais aussi pour ta santé le jaune est la partie la plus précieuse de l’œuf. Manger l’œuf entier, c’est manger l’aliment tel que la nature l’a conçu. Et sois certain que la nature ne fait rien au hasard, souvent elle sait mieux que toi ce qui est bon pour toi.

Et les sportifs qui ne mangent que des blancs depuis des années ? Ils réaliseront peut-être un jour qu’ils jetaient le meilleur à la poubelle depuis tout ce temps. 😏

👉 Team JAUNE D’OEUF ou Team BLANC D’ŒUF ?

T’as déjà mangé des œufs entiers tous les jours pendant un mois ? Fais nous part de tes résultats

Prends soin de toi

Mabelle

La peau et l’intestin, étroitement liés

Pendant longtemps, la médecine a séparé les organes comme on range des couverts dans des tiroirs : la peau d’un côté, l’intestin de l’autre.

Les dermatologues ne parlaient pas aux gastro-entérologues. Et les patients atteints d’acné, d’eczéma, ou de psoriasis se demandaient pourquoi rien ne fonctionnait vraiment, malgré les crèmes de toutes sortes

Puis, en 2011, deux chercheurs — Whitney Bowe et Alan Logan — ont publié un article devenu fondateur : « Acne vulgaris, probiotics and the gut-brain-skin axis » [PubMed 21281367].

Pour la première fois, on documentait enfin ce que les médecines traditionnelles savaient depuis toujours : l’intestin, le cerveau et la peau ne forment qu’une seule conversation.

Depuis, les publications scientifiques s’accumulent. En 2018, une revue majeure parue dans Frontiers in Microbiology a confirmé que le microbiote intestinal est un régulateur central de la santé cutanée [PubMed 30042740].

Votre intestin, ce « second cerveau » parle à votre peau. Pour comprendre ce dialogue, il faut prendre la mesure de ce qu’est vraiment l’intestin.

Ce n’est ni un tuyau, ni une poubelle. 90 % de votre sérotonine y est fabriquée

La sérotonine est ce qu’on appelle parfois l’hormone du bien-être. Elle régule l’humeur, le sommeil, l’appétit, et même le tonus de la peau.

Or, contrairement à l’idée reçue, elle n’est pas produite principalement dans le cerveau. Environ 90 % de la sérotonine de votre corps est synthétisée dans la paroi intestinale, par des cellules spécialisées (les cellules entérochromaffines), et cette production est directement pilotée par votre microbiote [PubMed 25860609 — Yano et al., Cell 2015].

Autrement dit : les bactéries qui peuplent votre côlon influencent votre humeur, votre sommeil et, par ricochet, l’inflammation de votre peau.

70 à 80 % de votre immunité y prend racine. La paroi intestinale héberge le GALT (Gut-Associated Lymphoid Tissue) — le plus grand organe immunitaire du corps humain.

Ce sont les cellules immunitaires de votre intestin qui « éduquent » en permanence votre système de défense.

Quand cette éducation se passe mal — déséquilibre du microbiote, paroi devenue trop perméable — les réactions inflammatoires se déplacent dans tout le corps. Y compris dans la peau.

L’axe intestin-peau : ce que la recherche démontre

La peau et l’intestin ont quelque chose en commun que peu de gens soupçonnent : ce sont deux barrières vivantes qui séparent l’intérieur du corps du monde extérieur.

Leur épithélium est différent, mais leur matrice de soutien — le tissu conjonctif — est de même nature : collagène, élastine, glycosaminoglycanes, …

Cette parenté tissulaire explique pourquoi tout ce qui fragilise l’une fragilise mécaniquement l’autre. Quand la barrière intestinale fuit, la peau encaisse.

Lorsqu’un microbiote déséquilibré abîme la paroi de l’intestin, des molécules inflammatoires (notamment les lipopolysaccharides bactériens) passent dans la circulation générale. Elles voyagent. Et elles s’expriment souvent là où la peau est la plus exposée : le visage, le cuir chevelu, le dos.

Les corrélations cliniques documentées sont nombreuses : acné, rosacée, eczéma atopique, psoriasis, dermatites séborrhéiques.

Dans toutes ces affections, des perturbations du microbiote intestinal sont régulièrement retrouvées [PubMed 30042740].

Et vos cheveux ? Ils sont la signature de cet équilibre

Le cheveu est une annexe de la peau. Le follicule pileux plonge dans le derme, baigné dans ce même tissu conjonctif.

Tout ce qui dégrade la qualité du derme finit par se lire sur la fibre capillaire : ternissement, chute, sébum perturbé, cuir chevelu réactif. Et le cuir chevelu n’échappe pas au dialogue intestin-peau.

Comment naît, vit et se déséquilibre votre microbiote ?

Tout commence à la naissance. À la naissance, votre intestin est stérile.

En 72 heures à peine, il accueille déjà environ mille milliards de micro-organismes. Ces premières bactéries proviennent — pour les bébés nés par voie naturelle — de la flore vaginale et intestinale de la mère.

Les enfants nés par césarienne reçoivent, à la place, une flore d’origine environnementale, souvent moins protectrice. C’est aujourd’hui un facteur reconnu de plus grande vulnérabilité aux allergies, à l’eczéma et à l’asthme dans l’enfance.

Les ruptures d’équilibre les plus fréquentes

Tout au long de la vie, ce microbiote est mis à l’épreuve. Les ennemis les plus documentés sont :

-Une alimentation inadaptée : fromages, glucides, graisses raffinées qui nourrissent préférentiellement les mauvaises bactéries.

-Les traitements antibiotiques répétés, qui ne distinguent pas les bonnes des mauvaises bactéries.

-Les pesticides et additifs antimicrobiens, omniprésents dans l’alimentation non biologique (mais le bio n’est plus vraiment épargné)

-Le stress chronique, qui modifie la motricité intestinale et la composition du microbiote.

-L’eau chlorée du robinet, agressive pour la flore digestive comme pour la flore cutanée.

Quand ces facteurs s’accumulent, l’équilibre se rompt. Et la peau parle.

Deux piliers pour réconcilier intestin, peau et cheveux

Aucun produit, aussi sophistiqué soit-il, ne remplace une hygiène de vie cohérente. Mais l’un sans l’autre laisse le travail à moitié fait. Voici quatre piliers à activer ensemble.

1. Nourrir le microbiote. Vos bonnes bactéries ne se nourrissent ni de sucre ni de protéines.

2. Alléger la pression sucrée et inflammatoire

En moyenne, un Français consomme aujourd’hui de l’ordre de 30 à 35 kgs de sucre par an, bien au-delà de ce que notre physiologie peut métaboliser sans dommage.

Cet excès nourrit les levures opportunistes, déstabilise l’insuline, entretient une inflammation de bas grade qui se lit, à terme, sur le visage.

Il est plus facile de voir la dégradation du visage que celle du foie ou des artères, mais tous les organes du corps sont impactés, et nous sommes tous concernés, à moins de vivre dans une bulle sans aucun stress, avec une alimentation saine et parfaite, mais qui se trouve dans cette situation ?

https://feelgreatmission.video/products?uid=mabelle

Prenez soin de vous

Mabelle

Métabolisme des sucres

Et des graisses

Bonjour, je t’espère en forme

💢 Le stockage des graisses ne dépend pas uniquement de la quantité de nourriture consommée, mais surtout de la capacité du corps à convertir la nourriture en énergie.

💢 Le stress, de mauvaises combinaisons alimentaires et un métabolisme perturbé empêchent cette conversion, ce qui favorise le stockage des graisses et peut mener à divers troubles (fatigue, diabète, hypothyroïdie, syndrome métabolique).

💢 Le glycogène, principalement stocké dans le foie et les muscles, est essentiel pour maintenir un métabolisme sain du glucose entre les repas.

Le glycogène du foie permet d’alimenter le corps en glucose hors digestion.

Lorsqu’il est insuffisant, le corps bascule vers un métabolisme de brûlage des graisses associé à un état de stress.

💢 Rester trop longtemps dans ce métabolisme des graisses ;

👉 affaiblit le foie,

👉 réduit sa capacité à stocker le glycogène

👉 perturbe l’activation de la thyroïde, qui dépend du foie pour produire l’hormone active nécessaire à la production d’énergie.

👉 produit plus d’acide lactique inflammatoire et au détriment du précieux CO2.

💢 Les régimes pauvres en glucides (cétogène, sans sucre, jeûne intermittent prolongé) peuvent donc, maintenir le corps en état de stress métabolique, entraînant des effets négatifs comme:

👉 fatigue chronique,

👉 troubles hormonaux,

👉 mauvais sommeil

👉 diabète.

👉 fonte musculaire.

💢 L’insuline, souvent mal perçue, joue un rôle clé et bénéfique .

Elle permet l’utilisation et le stockage du glucose sous forme de glycogène, protégeant ainsi le corps d’un excès de sucre sanguin tout en soutenant un métabolisme énergétique efficace.

💥 En conclusion, un métabolisme sain repose sur:

👉 un bon stockage du glycogène hépatique, 👉 un apport suffisant en glucides adaptés et 👉 un foie en bonne santé.

Les régimes restrictifs peuvent favoriser la perte de graisse à court terme, mais affaiblir le métabolisme et le foie à long terme, surtout chez les personnes déjà fragilisées.

Le jeûne intermittent 16-8 est un bon rythme pour permettre au système digestif de se mettre au repos afin que le corps utilise l’énergie à la réparation de ce qui doit l’être. Et pourquoi pas le pratiquer en toute facilité la semaine tout en conservant les repas conviviaux du week-end.

Prenez soin de vous

Mabelle

Manger des dattes en étant diabétique ?

 Qu’en penses tu ?


La réponse va peut-être te surprendre

👉 OUI… mais avec intelligence
Les dattes sont naturelles, riches en fibres et en minéraux, mais très sucrées.

✅ Pour un diabétique :
✔️ 1 seule datte
✔️ après un repas
✔️ jamais à jeun
✔️ idéalement avec des protéines ou de bonnes graisses

❌ Ce qu’on évite :
🚫 à jeun
🚫 en grande quantité
🚫 en cas de glycémie déjà élevée

💡 Ce n’est pas l’aliment le problème, c’est la dose et le moment.

Prends soin de toi

Mabelle

Résistance à l’insuline, diabète, c’est quoi ?

Bonjour, je vous espère en forme

➡️Le diabète ❌ ce n’est pas un manque de MÉDICAMENTS

➡️❗️❌Ce n’est pas non plus un problème de GRAS 

👉 C’est une difficulté du corps à gérer les GLUCIDES 🍞🍚🍝🍩🍿🎂🍰🥧🍦🥮🌭🍔🍟🥖🥯🥐🧇🍕🌯🌮🥪🍝🍱🍭🍬🍻🍯🍨🍧🍥🍛🍜🥟

Au début, l’insuline agit moins bien 

Puis la glycémie monte après les repas 

Puis elle reste élevée à jeun 

On parle alors de prédiabète, puis de diabète.

Les médicaments aident à compenser 

❌Mais ils ne règlent pas le problème de fond.‼️‼️

La question logique est simple 

👉 Si le corps gère mal les glucides… pourquoi continuer à en consommer autant ?

Limiter les glucides et les féculents, ce n’est ni extrême ni punitif.

C’est une réponse LOGIQUE à une intolérance glucidique.

Le GRAS de qualité n’augmente pas la glycémie, il nourrit et rassasie.

Les PROTÉINES nourrissent et rassasient aussi et n’augmentent pas la glycémie non plus !

Le diabète ❌ ce n’est pas trop de gras

C’est trop de GLUCIDES pour un métabolisme qui ne les tolère plus.

Et quand on comprend ça… tout devient plus clair 

Et si vous voulez de l’aide pour gérer votre glycémie sans médicament, je suis à votre disposition

Prenez soin de vous

Mabelle

Se faire plaisir sans pic de glycémie

Quelques astuces peuvent t’aider

Bonjour, je t’espère en forme

Que tu veuilles simplement prendre soin de ton corps ou que tu sois diabétique, se faire plaisir sans pic de glycémie est important.

Beaucoup pensent qu’avec le diabète, le plaisir est fini.
❌ Faux.
Le secret, ce n’est pas l’interdiction… c’est la stratégie.

✨ 3 astuces simples et efficaces :

1️⃣ Toujours manger le sucré après un repas, jamais à jeun
→ ça ralentit l’absorption du sucre

2️⃣ Associer sucre + protéines ou bonnes graisses
👉 yaourt nature, amandes, noix, fromage
→ glycémie plus stable

3️⃣ Privilégier la qualité à la quantité
👉 mieux vaut 1 bouchée bien choisie que plusieurs mal contrôlées

💡 Se faire plaisir, oui.
Faire monter la glycémie, non.

👇 Dis-moi en commentaire : Quel aliment te frustre le plus depuis que tu fais attention à ta glycémie ?

Prends soin de toi

Mabelle

Les oeufs, bons ou mauvais pour la santé ?

Bonjour, je t’espère en pleine forme

Pendant des décennies, les œufs ont été injustement traités comme un risque alimentaire majeur.

Cependant, la recherche moderne en santé cardiovasculaire et métabolique démontre aujourd’hui que la consommation d’œufs entiers n’augmente pas le risque cardiaque chez les individus sains.

Au contraire, l’œuf est considéré comme le plan de construction nutritionnel d’un organisme entier, offrant une densité de nutriments que peu d’aliments peuvent égaler.

Sa protéine possède la valeur biologique la plus élevée de toutes les sources naturelles, ce qui signifie que ton corps l’absorbe et l’utilise plus efficacement que la protéine issue de la viande ou du poisson.

Grâce à sa matrice unique de lipides et de phospholipides dans le jaune, environ 65 % de l’œuf peut être converti directement en énergie stable, évitant ainsi les variations brutales de glucose et la fatigue qui en découle.

Sur le plan cognitif, l’œuf est une source exceptionnelle de choline, de lutéine et de zéaxanthine, des antioxydants critiques pour la protection de la rétine, la performance cérébrale et la santé des membranes cellulaires.

En consommer trois à quatre par jour n’est pas une pratique extrême, mais constitue une base nutritionnelle solide pour soutenir tes hormones, ta fonction hépatique et la réparation de tes tissus.

Pour maximiser ces effets, privilégie les œufs de poules élevées en plein air, qui contiennent une densité plus élevée d’oméga-3 et de caroténoïdes, et garde le jaune légèrement coulant pour préserver les nutriments sensibles à la chaleur.

Source : Berger, S. et al. (2015). « Dietary cholesterol and cardiovascular disease: a systematic review and meta-analysis. » American Journal of Clinical Nutrition, 102(2), 276–294.

Prends soin de toi

Mabelle

Les bonnes graisses

alliées indispensables à la santé

Bonjour, je t’espère en forme.

Pendant longtemps, on a diabolisé les graisses.

Aujourd’hui, la science est claire : certaines graisses sont essentielles à la vie.

Les bonnes graisses :

– améliorent la sensibilité à l’insuline

– stabilisent la glycémie

– soutiennent le cerveau et le système nerveux

– participent à la production hormonale

– réduisent l’inflammation chronique

👉 Elles sont particulièrement importantes :

en période de ménopause

en cas de fatigue, stress, fringales

pour soutenir un métabolisme efficace

Les meilleures sources de bonnes graisses

🫒 Huile d’olive vierge extra, riche en acides gras mono-insaturés, protectrice cardiovasculaire, à utiliser crue ou à basse température

🥑 Avocat ,stabilise la glycémie, riche en potassium et fibres, excellent en association avec des légumes

🐟 Poissons gras (sardine, maquereau), riches en oméga-3 (EPA & DHA), action anti-inflammatoire puissante, soutiennent le cerveau et le cœur

🌰 Oléagineux (noix, amandes), effet coupe-faim naturel, améliorent la réponse insuliniquen à consommer en petite quantité

⚠️ À différencier

Toutes les graisses ne se valent pas :

❌ graisses industrielles transformées

❌ huiles raffinées chauffées

❌ excès d’oméga-6

👉 L’équilibre est la clé.

🕯️ Un peu d’histoire

Dans les civilisations anciennes, les graisses étaient sacrées

L’huile d’olive servait autant à nourrir qu’à soigner et éclairer

Les peuples méditerranéens avaient peu de maladies métaboliques avant l’industrialisation alimentaire

🌱 Message essentiel : Les bonnes graisses ne font pas grossir. Elles nourrissent, régulent et apaisent le corps. Supprimer les graisses, c’est souvent créer plus de déséquilibres.

Prends soin de toi. Mabelle