Archives de catégorie : Peinture sur soie

Mes peintures sur soie sont en vente à -25%

Lâcher-prise

Les objets que vous placez dans votre intérieur dégagent une énergie qui leur est propre. Si vous êtes sensible à cette énergie, et aimez vous relier aux objets qui élèvent votre taux vibratoire, offrez-vous, ou faites-vous offrir une peinture sur soie représentant un mandala.

Un petit cadeau pour joindre l’utile à l’agréable, un joli support à la méditation. Un mandala comme aide pour dompter votre mental, reconnaître votre potentiel et vous créer la vie que vous souhaitez. Ou un cadeau à offrir pour les fêtes de fin d’année.

C’est aussi une manière de financer mon blog, si vous souhaitez me soutenir.

Jusqu’au 15 décembre prochain, bénéficiez de 25% de réduction sur votre achat.

Prenez soin de vous – Mabelle

Pour répondre aux questions

Voici un petit article pour répondre, je l’espère, aux différentes questions que vous pourriez vous poser au sujet de la peinture sur soie.

Quelles sont les meilleurs peintures ?

Je ne suis pas certaine qu’il existe de bonnes et de mauvaises peintures. J’ai essayé les peintures fixables au fer à repasser et je trouve qu’elles font beaucoup plus d’auréoles que les peintures fixables à l’étuve. Mais, cela est tout à fait personnel et tout dépend de la manière dont on les utilise.

peinturesJe ne veux pas faire de publicité pour une marque de peinture plutôt qu’une autre mais j’ai essayé différentes marques et je reviens toujours aux peintures Dupont, fixables à l’étuve, qui me paraissent plus faciles d’utilisation. Evidemment, je ne vais pas jeter les peintures que j’ai achetées dans d’autres marques mais, je les réserve uniquement aux très petites zones pour éviter toute auréole.

Des pinceaux mousse, je ne sais pas de quoi il s’agit

pinceau mousseCe que je nomme des pinceaux mousse, ce sont des pinceaux que vous trouverez normalement chez votre fournisseur habituel. C’est tout bêtement un mousse sur un bois.

Et les boules de coton ?

Il s’agit simplement de cotons à démaquiller, soit des boules d’ouate.

coton

Cependant, il faut savoir qu’ils ont parfois tendance à laisser de petits morceaux d’ouate sur la soie qui peuvent laisser des taches plus foncées en séchant. Il faut donc être méticuleux.

Dans le passé, j’ai essayé d’utiliser une éponge pour couvrir une grande surface le plus rapidement possible mais, je n’étais pas très soigneuse et je me retrouvais avec de la peinture un peu partout. Or, à cette époque je travaillais en clinique et les restes de peinture sur les mains, ça ne faisait pas très propre sous les gants en plastic transparents ! Aussi, j’ai cherché une autre solution et ai réalisé qu’il existe des pinceaux destinés à cette utilisation. Ainsi, pas de mains sales et, les bouts sont biseautés, ce qui facilite le travail et permet malgré tout d’aller le plus près possible de la gutta.

Lorsque je dois peindre une grande surface, je commence toujours par les bords, un peu à droite puis un peu à gauche, à droite, à gauche, en revenant de plus en plus vers le centre. Lorsque la surface à peindre est vraiment très grande, tout en avançant dans mon travail, je reviens régulièrement sur ce qui est déjà peint afin que la soie ne sèche pas trop rapidement.

Comme la peinture fuse naturellement, il est inutile de perdre du temps à vouloir peindre tout contre la gutta. Si la soie est bien mouillée de peinture, la peinture ira seule jusqu’à la gutta. Ainsi, on peut se permettre de travailler plus rapidement.

Mais, je pense qu’il est normal, au début de faire des auréoles, c’est une question d’habitude. Comme on ne joue pas du Chopin la première fois qu’on pose les doigts sur un piano, on ne peint pas parfaitement quand on débute dans la peinture sur soie.

Mais, c’est aussi ça qui fait le charme du travail. C’est de l’artisanat, pas de la peinture machine, c’est tellement plus joli.

Continuez et, dans quelques mois revenez me faire un petit coucou, je suis convaincue que vous vous épaterez vous-même. Bonne continuation.

Mabelle

Le Batik

Le batik, n’est pas de la peinture sur soie, mais une technique qui consiste à faire des réserves sur un tissu avant de le teindre pour empêcher le passage de la teinture sur certaines zones.

can-stock-photo_csp12936715

Pour cette technique, il vous faudra :- de la soie

– des pinces à linge

– de la ficelle

– une bassine d’eau froide

– de la teinture pour tissu. Vérifiez qu’elle convient pour la soie, ce n’est pas le cas de toutes les teintures.

– un vieux récipient pour y verser les teintures

– des gants si vous voulez éviter de vous colorer les mains pour plusieurs jours

Commencez par ficeler la soie par endroit, selon le motif désiré. Je pense, qu’il vaut mieux créer beaucoup de réserves de blanc, afin de pouvoir obtenir de nombreuses couleurs pour un minimum de fond.

Répartissez bien les noeuds. Et serrez-les très fort, ne laissez aucun espace entre les tours de ficelle pour que la peinture ne puisse pas y passer.

Afin d’obtenir une coloration uniforme, plongez la soie dans l’eau froide et essorez-la.

Plongez ensuite la soie dans le premier bain de teinture. Plus le bain sera prolongé, plus la couleur sera foncée.

Rincez sous l’eau froide. A la fin du rinçage, l’eau doit être claire. Et essorez

Déplacez les noeuds, ou rajoutez-en : si vous voulez garder du blanc, laissez la ficelle. Si vous ne le souhaitez pas, déplacez les ficelles et le blanc prendra la couleur du prochain bain.

Si vous souhaitez garder la couleur du bain que vous venez de faire, rajoutez des ficelles ailleurs.

Si vous souhaitez des dégradés, variez la durée des bains dans la teinture.

Si vous souhaitez obtenir un fond clair avec un motif foncé, ficelez entièrement la soie en découvrant uniquement quelques parties à teindre, ou ne trempez que ces parties là.

Amusez-vous ! Mabelle

Batik craquelé

Hier, j’ai écrit un article sur la technique la cire sur la soie.

Il s’agissait de procéder par passage de fonds de différentes couleurs en commençant par la couleur la plus claire.

Voici un petit complément :

Il existe une autre méthode extrêmement simple qui est utilisée avec la cire : la méthode des craquelures.

Il s’agit, après avoir tendu la soie sur le cadre, de passer à la paraffine la partie de la soie que l’on souhaite craqueler.

Ensuite, on retire la soie du cadre et, on la froisse délicatement entre les mains, plus ou moins fort selon l’effet souhaité, plus ou moins de craquelures. Il est aussi possible de craquer la soie en pliant en plis réguliers, ou en quadrillés, … Laissez libre cours à vos envies, faites des essais sur des restes de soie.

Si, en craquant la soie, des morceaux de cire trop gros se détachent, repassez un peu de paraffine chaude à l’endroit souhaité.

Et surtout, amusez-vous

Mabelle

La technique de la cire, batik

La soie est une fibre textile d’origine animale. Elle est fabriquée à partir du cocon émanant de la chenille du bombyx du mûrier, plus communément appelé ver à soie. L’élevage de ces vers à soie se nomme la sériciculture.

La soie date d’environ 2000 ans avant J.C.
Venant de Chine, par la route de la Soie, sa fabrication commence en Europe au VIème siècle, et en France au XIIIème siècle.
L’industrialisation de la soie s’est vraiment développée vers le XIXème siècle, mais sa fabrication reste toujours l’apanage des asiatiques.

La peinture sur soie a des origines très anciennes. batik
Bien que l’on ignore la date exacte de l’apparition de la soie en Chine, on a retrouvé des fragments de soie peints datant des IIIe et IIe siècles av. J. C. Avant d’inventer le papier, les Chinois avaient coutume de peindre sur la soie.

La technique de la cire est un procédé ancien, utilisé en Chine depuis le VIe siècle, mais aussi sur tous les continents. Sur les marchés locaux en Inde ou en Afrique vous pouvez trouver de magnifiques Batiks très colorés.

 Dans la technique de la cire, comme dans la réalisation de certains tableaux, on utilise la technique dite de la réserve.

C’est à dire que le procédé consiste à réaliser un dessin en effectuant un apport de matière qui préservera, à certains endroits, le tissu d’origine. La matière rajoutée étant de la cire.
La cire chaude crée, en refroidissant, une barrière que la peinture ne pourra pas franchir.
Il existe également une cire, prête à l’emploi, qui s’applique à froid. Le principe de teinture reste le même qu’avec la cire chaude.

Pour la technique de la cire, en plus du matériel de base, il vous faudra :

-de la cire

-un récipient pour chauffer la cire (une vieille casserole fera l’affaire)

-un pinceau

Mettez chauffer la paraffine à feu doux, ou au bain-marie, pendant que vous fixez la soie sur le cadre.

Attention, gardez un oeil sur la cire, dès qu’elle fume, elle est prête, retirez-la du feu immédiatement car elle va perdre de son imperméabilité et, risque même de s’enflammer.

Par contre, si elle n’est pas assez chaude, elle fera une trainée blanchâtre qui craquera à la première pression sur le tissu et ne réservera pas la couleur alors qu’une soie limpide à bonne température traversera la soie tout en la recouvrant d’un film imperméable efficace.

A l’aide du pinceau, passez la cire dans les endroits qui doivent rester blancs. Procédez selon vos désirs, en faisant des traits droits, des zigzags, des ronds, …

Une seule couche de cire suffit, inutile de repasser par-dessus. La cire refroidit instantanément sur la soie.

Vous pouvez peindre le premier fond sur toute la surface de la soie. Gardez à l’esprit que pour le travail à la cire on doit toujours travailler de la couleur la plus claire à la couleur la plus foncée.

Lorsque vous appliquerez la peinture sur la cire, vous remarquerez de fines gouttelettes qui se déposeront sur la cire.

A l’aide d’un papier absorbant, épongez la peinture restante sur la cire et laissez bien sécher.

Attention, ne séchez pas la soie au sèche-cheveux, la cire risquerait de fondre, ce qui gâcherait tout votre travail.

Appliquez à nouveau la cire sur les endroits devant garder la couleur du premier fond.

Vous pouvez maintenant peindre le deuxième fond sur toute la surface de la soie.

Vous appliquerez une couleur plus foncée ou différente selon les effets voulus.

Vous pouvez reproduire cette technique autant de fois que vous passez de fond.

Lorsque le dernier fond sera sec, enlevez la cire en repassant la soie entre plusieurs épaisseurs de papier absorbant, ou de vieux papier journal. Changez de papier à plusieurs reprises, afin d’éliminer complètement toute trace de cire.

Il ne vous reste plus qu’à fixer les couleurs

Cette technique de la cire est très simple et ne demande absolument pas de savoir dessiner ou d’être précis dans ses gestes. Mais, vous pouvez bien sûr la combiner aux autres techniques et réaliser une création contenant à la fois des parties réalisées à la cire avec d’autres à l’antifusant, ou la gutta ou ajouter du sel pour d’autres effets.

Je vous avoue que ce n’est vraiment pas ma technique préférée, mais  certains m’ayant  envoyé des messages « je ne sais vraiment pas dessiner, et même lorsque je recopie un dessin je décalque comme un pied (ce n’est pas moi qui le dis) si bien que ça ne ressemble à rien », je vous partage cette technique qui ne demande aucune maîtrise du dessin.

Alors, ça y est, vous vous mettez à vos couleurs ?

Prenez beaucoup de plaisir avec la peinture sur soie

Mabelle

Comment utiliser l’antifusant sur la soie ?

L’anti-fusant est un produit que l’ on dépose sur la soie avant de la peindre. Il imperméabilise les fibres et la couleur se dépose qu’ en surface comme sur du papier, le résultat obtenu est proche de l’ aquarelle. Cette technique implique plus de savoir peindre à main levée, même si vous pouvez toujours reporter sur la soie les motifs plus difficiles, avec un feutre auto-effaçant.

antifusant

Reportez le dessin sur la soie

Si vous souhaitez faire un fond, c’est le moment de le peindre

Laissez sécher

Appliquez l’anti-fusant, avec un pinceau mousse exclusivement réservé à cet usage (car l’antifusant l’abîme), ou avec une boule de coton

Laissez sécher

Faites un essai pour tester l’imperméabilité avant de commencer. Les tracés doivent être nets. Si ce n’est pas le cas, il sera nécessaire de repasser une seconde couche d’anti-fusant sur l’envers de la soie.

Une fois l’antifusant bien sec, vous pouvez commencer à peindre.

Pratique des couleurs pour peindre à l’aquarelle sur la soie

  • Le jaune

On peut le nuancer à l’aide d’une petite quantité de brun (vieil or) et le réchauffer avec du rose magenta (jaune d’or et orangé). En y ajoutant du violet, on obtient sa nuance ombrée. Avec différents bleus le jaune donne des verts tendres. Il se mélange au noir pour donner un vert foncé (kaki).

Attention – couleurs très fusantes

Pour le jaune et ses dérivés
Ces couleurs pures ou dégradées sont parfaites pour passer des fonds unis. Mais pour tout ce qui est détails dans vos futures aquarelles sur soie, ces couleurs se décomposent, le jaune fusant plus vite que sa ou ses composantes.

  • Le rose magenta

Vivant et lumineux lorsqu’il est suffisamment dilué, sinon il paraît foncé. Avec un peu de jaune il devient rouge ; mélangé au bleu on obtient un violet foncé. Encore une fois, suffisamment dilué au coupage, avec le jaune il donne des couleurs claires à haut degré de transparence.

Attention – couleurs redoutables

Pour le rose et ses dérivés
En raison de la forte pigmentation du rose, les couleurs qui en contiennent sont traçantes, impossibles à enlever en cas de mauvaise dilution, et de mauvaise utilisation. Couleurs non fusantes pour détails.

coquelicots

  • Le bleu cyan

Avec un peu de rose magenta et très dilué, ce bleu est apte à illustrer les ciels. Presque pas dilué avec du magenta, il devient outremer foncé.

Attention – couleurs traçantes

Pour le bleu et ses dérivés
Par leurs caractéristiques, ces couleurs se situent plus près du rose que du jaune, bien que plus faciles à maîtriser que le rose. L’utilisation du bleu dans les tableaux peints sur soie présente un inconvénient, car cette couleur, même bien fixée, passe à la lumière.

  • Le noir

On pense que le noir sert à assombrir les autres couleurs ; dans ce cas, on obtient des tons rabattus ; mais le mélange de noir donne vite ce qu’on appelle des « couleurs sales ». Mieux vaut mélanger les trois primaires entre elles. Les gris obtenus sont plus riches en couleurs. Par principe, en peinture, certains n’emploient jamais le noir.

Mais en aquarelle sur soie, le noir pur est souvent utilisé pour les tout premiers plans et les détails (voir les crépuscules), car c’est une couleur très marquante.

  • Et le blanc

Pas de blanc ! Rien n’est plus blanc que la soie elle-même. Il doit être réservé avec soin, il existe maintenant de la gutta blanche (à l’eau) qui peut rendre bien des services, bien sûr il y a la gutta transparente (à l’essence). »

D’après le livre « Pratique des couleurs pour peindre à l’aquarelle sur soie, L’aquarelle sur soie »

de Lydie Ottelart – © Manu Presse-Dessain et Tolra

 

Utiliser le sel sur la soie

Cette technique est la plus simple car vous n’avez besoin d’aucune maîtrise du dessin immédiatement.

Le sel permet d’obtenir des effets surprenants, sans grand investissement de temps, simplement en saupoudrant du gros sel sur la soie peinte encore humide. Il est important que la peinture soit encore mouillée, mais pas trop sinon les grains se noieront et vous n’obtiendrez pas les résultats escomptés.

Les effets varient en fonction de la taille des cristaux de sel.

Evitez de faire de gros paquets, plus les grains sont éloignés, plus les effets sont réussis.

Variez les effets en dispersant le sel de manière à créer des formes particulières (des lignes ou des ronds, par exemple)

On peut cependant maîtriser ce phénomène, en disposant les grains de sel en suivant un dessin donné, et non d’une façon anarchique

Laissez agir pleinement le sel.

Papillon
Papillon

Le principe étant que le sel attire les pigments de la couleur, il laisse une zone plus claire dans son sillage et un effet de lumière. Pendant que le sel sèche : regarder le sel travailler permet de comprendre et de voir le changement de la couleur sous le sel.

Après séchage, le sel sera éliminé par brossage. Il est bien sûr possible de disperser du sel dans des espaces délimités à la gutta, ou de réaliser une pièce sans gutta uniquement avec une décoration au sel disposé selon la créativité du jour.

La raideur du tissu s’éliminera après fixage des couleurs par simple rinçage à l’eau.

Se relier aux énergies de la nature
Se relier aux énergies de la nature

ASTUCE : Pour que le sel soit plus performant, le faire préalablement tiédir (en hiver sur lesradiateurs).

Sur mes peintures « papillon » ou « Se relier aux énergies de la nature », vous pouvez visualiser l’effet du sel sur la soie.

 Si mon article vous plaît, ou vous déplaît, n’hésitez pas à me laisser votre commentaire – Mabelle

Et quand la peinture est terminée

Une fois le travail terminé et la peinture sèche, avez-vous signé votre oeuvre ? C’est important d’avoir la marque du créateur !

Si oui, il s’agit de fixer les couleurs en suivant les indications de la peinture choisie. Tant qu’elle n’est pas fixée, la soie peinte est fragile Elle craint l’eau et la lumière. Si vous ne pensez pas la fixer rapidement, mettez la à l’abri en attendant le fixage, sous peine de les voir se détériorer par des taches ou se décolorer.

Si vous avez travaillé avec du sel, vérifiez qu’il ne reste aucun grain collé en passant sur la soie bien sèche un chiffon ou un papier absorbant (l’idéal est de laisser sécher 24heures avant le fixage).

Pour les couleurs thermofixables, il s’agit généralement de repasser la soie, 5 minutes recto et verso, au thermostat soie, en plaçant un papier fin entre le fer et la soie (comme un papier de soie tel que ceux qu’on trouve généralement dans les boîtes à chaussures). Mais, cela peut changer selon la marque, mieux vaut toujours lire les indications du fabricant. Ces peintures sont très faciles à utiliser et sont en général vendues avec des guttas à l’eau pour réaliser les sertis.
Attendez 48H après le fixage pour le lavage à la main à froid, ou le nettoyage à sec.

J’utilise uniquement des peintures qui doivent être fixée à la vapeur car je les trouve beaucoup plus belles, plus lumineuses. Mais, il s’agit là de mes goûts personnels bien sûr.

Le fixage se réalise par exposition de la soie peinte à la vapeur pendant un temps qui varie selon les modes de fixage utilisés.

Si vous n’avez pas envie de faire cette étape vous-même, vous pouvez la confier à une boutique spécialisée. Votre fournisseur de produits en connaît probablement un, ou pratique peut-être lui-même le fixage pour ses clients. Personnellement, après avoir eu un souci avec une boutique (sur une soie d’1m20 X1m20 qui m’avait pris un temps fou à réaliser et qui devait être exposée dans la semaine) je fixe moi mes peintures moi même. De la sorte, s’il arrivait une catastrophe, je ne pourrais en vouloir qu’à moi même. Et, c’est aussi plus rapide puisque ça ne prend qu’une heure, m’évite les trajets jusqu’à la boutique spécialisée à deux reprises et je ne dois pas attendre plusieurs jours entre le dépôt et la reprise de la soie fixée.

Vous pouvez fixer vos soies vous-même, soit en étuve ce qui est assez onéreux si vous n’avez pas une grande production, soit en cocotte minute, soit au micro-ondes.

L’idée d’utiliser le micro-ondes en guise d’étuve, est intéressante mais cette méthode s’applique à la soie traitée selon toutes les techniques sauf avec de la gutta or ou argent. Or, c’est cette technique que je préfère donc, je ne me suis jamais intéressée à cette manière de fixer les peintures, mais je sais qu’elle existe. A vous de voir si cela peut vous être utile.

Pour fixer mes couleurs, j’emballe ma soie dans du papier absorbant, ou du vieux papier journal (vieux d’au moins 4-5 mois pour que l’encre soit bien sèche) en évitant les plis, puis dans du papier aluminium et je ferme bien avec du papier scotch pour que l’eau ne puisse à aucun moment entrer en contact avec ma création.

Je mets environ 2cm d’eau dans le fond de ma cocotte minute, je place mon paquet contenant ma soie dans la passoire à légumes (l’eau ne doit pas toucher le panier), en l’enroulant en escargot.

Je ferme le couvercle et laisse chauffer pendant environ 45 minutes à partir du sifflement de la soupape.

Ensuite, le retire la soie de son emballage, je la rince à l’eau claire ( la soie peut dégorger un peu le surplus de couleur, mais sans déteindre), j’essore dans une serviette éponge, et je la repasse.

Si vous avez utilisé de la gutta diluable à l’essence, il est possible de l’éliminer après fixage en plongeant la soie dans un bain d’essence F durant quelques minutes, en remuant constamment. Ensuite vous pourrez sortir la soie et laisser s’évaporer l’essence avant de laver la soie à l’eau savonneuse.

Personnellement, j’utilise pratiquement toujours de la gutta dorée que je trouve jolie et je ne souhaite pas l’éliminer.

Attention, faites toujours cette opération à l’extérieur ou dans une pièce bien aérée, les vapeurs d’essence F sont nocives.

Ensuite, si vous avez réalisé un foulard vous n’avez plus qu’à le porter, ou l’offrir. Si vous avez réalisé un tableau, reste le travail d’encadrement, mais ça, c’est une autre histoire.

A vos pinceaux ! Mabelle

Comment procéder pour peindre la soie ?

Il existe de nombreuses techniques pour peindre la soie. Celle décrite ci-dessous est celle que j’utilise le plus souvent. Il s’agit de la technique de serti à la gutta

soie1-Commencer par découper un morceau de soie de la taille du cadre, tout en laissant 2 cm dépasser tout autour, afin de pouvoir fixer les punaises.

2-Fixer la soie sur le cadre, avec les punaises sur tout le pourtour du cadre, en prenant soin de tendre la soie doucement, mais fermement. Pour un bon travail la soie doit toujours être très bien tendue. Débuter par une punaise dans chaque coin, puis répartir à distance égale sur les quatre côtés.

Une soie mouillée sera plus détendue et facilitera le travail. Plus la soie est grande, plus il faudra être soigneux lors de sa fixation.

3- Pour peindre sur la soie, il n’est pas impératif de savoir dessiner, ce n’est pas primordial, puisqu’il existe dans les magasins de loisirs créatifs, des livres avec des modèles à décalquer, ou des soies déjà imprimées de motifs prêts à peindre. Il est possible bien entendu de laisser libre cours à son imagination et de créer ses propres dessins. Cependant, il est préférable de dessiner le motif à reproduire sur papier et d’ensuite les décalquer sur la soie. Bien entendu, chacun est libre, et en fonction de ses talents et de la complexité du dessin, on peut également passer directement à l’étape suivante sans passer par le feutre, c’est-à-dire tracer immédiatement à la gutta.

Pour décalquer, déposer le dessin sur la table, poser le cadre de soie à l’envers sur le dessin, et reproduire le dessin sur la soie, par transparence, avec le feutre auto-effaçant (il s’effacera au bout de 48heures maximum, cela peut varier selon les marques). Retourner le cadre pour commencer le travail de la gutta.

Certains préfèrent glisser le dessin sous la soie en le maintenant avec quelques épingles fines, glisser une planche ou un gros livre dessous, afin que le papier touche la soie. Et dessiner ensuite avec le feutre avant d’enlever le dessin et livre ou la planche avant de passer au travail de la gutta.

gutta4-L’étape suivante doit être réalisée avec le plus grand soin. A l’aide de la pipette remplie de gutta, repasser sur le dessin au feutre, et laisser sécher une vingtaine de minutes. Une gutta trop épaisse ou trop fluide ne joue plus son rôle de barrage et laisse fuser le colorant. Plus le tissu est épais plus la gutta doit être fluide pour bien le pénétrer

Avant de commencer, il est toujours préférable de faire un essai sur un morceau de soie pour tester la fluidité du produit. Une gutta trop épaisse ne joue plus son rôle de barrage et laisse fuser la couleur (plus le tissu est épais et plus la gutta doit être fluide pour bien le pénétrer).La gutta devrait avoir la consistance du miel liquide. Si elle est devenue trop épaisse, il est possible de la diluer avec quelques gouttes d’essence F en mélangeant bien.

La pipette se tient au-dessus du travail comme un crayon, mais pas trop inclinée, pour faciliter l’ écoulement de la gutta. Passer sur les traits souplement en appuyant légèrement sur les côtés du flacon pipette, en effleurant la soie.

Il est important de ne pas vouloir aller trop vite sinon la gutta risque de ne pas s’écouler en quantité suffisante

Eviter les arrêts au milieu d’une courbe, ou les à-coups. Et surtout, le trait doit toujours être fermé d’un bout à l’autre, sans quoi la peinture fusera par l’interstice.

Pour reprendre un trait sans marque visible, exercer d’abord une pression sur la pipette pour assurer l’ arrivée de la gutta, essuyer, la goutte. Puis positionnez la pointe de la plume non pas à l’ arrêt du trait précédent mais quelques millimètres plus haut, et commencer une pression progressive en allongeant le trait.

Attention, une goutte peut se former à la sortie de la plume, au début ou à la fin du travail, mieux vaut penser à l’ essuyer avec un chiffon ou du papier de cuisine.

5-Dès que l’on pense avoir passé la gutta sur tous les traits de feutre, retourner le travail à l’envers et vérifier avec beaucoup d’attention que la gutta est bien passée partout et faire les raccords le cas échéant.
Il est très important que la gutta soit parfaitement passée à l’endroit comme à l’envers, faute de quoi la peinture fusera et le travail est perdu.

Il est toujours préférable, surtout lors des première réalisations, d’effectuer un contrôle supplémentaire des endroits qui paraissent critiques : tester l’étanchéité du tracé en mouillant une partie du dessin avec un pinceau imprégné d’eau; si l’eau se répand au-delà de la surface testée, la peinture le fera aussi! Dans ce cas, attendre que la soie soit à nouveau sèche, et repasse une couche de gutta là où cela s’avère nécessaire. Il est possible d’accélérer le séchage de la gutta avec un sèche cheveux.

Dès qu’on en a terminé avec la plume, et si on n’utilise pas la gutta tous les jours, il faut impérativement la baigner dans un flacon d’essence F, c’est le seul moyen de la nettoyer parfaitement.

Si je sais que j’utiliserai ma gutta le lendemain, je remets simplement le petit embout métallique sur la plume. Cela suffit amplement à conserver la gutta jusqu’au lendemain.

peintures6- Enfin, un moment très agréable et relaxant… La mise en couleur.

Certains humidifient la soie avec un pinceau mousse plat (en évitant qu’elle soit trop mouillée. Elle ne doit pas briller). Personnellement, je peins toujours sur soie sèche.

Il existe une large gamme de peintures qui se mélangent parfaitement entre elles, et permettent ainsi de créer d’autres nuances, avec une infinité de combinaison.

On pose une seule couleur, ou un mélange de couleur dans un même motif (on dépose les couleurs sur la soie en le faisant se mélanger là où elles se rencontrent). Ou encore, on pose une couleur pure qu’on dilue par endroit en passant le pinceau avec de l’eau. Ces mélanges doivent toujours être fait quand les couleurs sont encore humides… sinon bonjour les auréoles. Finalement on laisse son imagination travailler.

Une fois sur la soie, il n’est plus possible d’enlever la couleur, ce qui laisse très peu de marge d’erreur.

La couleur fuse, et là, c’est magique. Puis, elle s’arrête lorsqu’elle rencontre le trait de gutta. C’est aussi le moment de vérité : si la gutta n’a pas été bien passée sur tous les traits du dessin, trop superficielle ou trop fin, le trait mal fermé, la peinture sort du motif.

Une petite tâche peut être « lavée » à l’alcool pur, avec un coton tige. Mais, il faut savoir que la couleur va se reporter en cerne contre le trait de gutta. Par ailleurs, il ne faut pas utiliser trop d’alcool, qui risque de détériorer la gutta.

Si la tâche est plus importante, la seule solution est de la recouvrir d’une teinte plus foncée.

Il vaut donc toujours mieux appliquer les teintes les plus claires en premier, ce qui permet de contrôler s’il existe des faiblesses dans le serti de gutta.

Les peintures sèchent très vite, il convient de travailler rapidement les grandes surfaces. Pour réaliser une surface uniforme, il ne faut jamais retoucher une surface déjà sèche, cela produirait une auréole. J’utilise 2 pinceaux en même temps (j’ai la chance d’être ambidextre) un pinceau mousse et, un petit pour les endroits délicats. Je veille à ce que le tissu reste toujours mouillé partout, en mettant de la couleur une fois à droite, puis une fois à gauche, alternativement. Ensuite, je frotte doucement partout, avec une boule de coton, pour que la couleur soit bien uniforme.

Que mes articles vous plaisent, ou vous déplaisent, laissez-moi un petit commentaire – Mabelle