Archives de catégorie : Textes à méditer

Des petits textes pour nous donner à réfléchir

L’huitre

Aujourd’hui, laissez-moi vous raconter L’histoire d’une huître infortunée.

huitre

Un jour, elle vit qu’un peu de sable s’était infiltré dans sa coquille.

Oh! Ce n’était qu’un grain minuscule, mais cela la tourmentait terriblement.
Car, voyez-vous, aussi placides soient-elles, Les huîtres ne sont pas dénuées de sentiments.

L’huître décida-t-elle de maudire ce destin peu enviable qui la mettait ainsi sans prévenir dans un état si lamentable?

Se mit-elle à blâmer le gouvernement ? À exiger des élections? À reprocher à l’océan de ne pas lui avoir accordé protection?

Non, se dit-elle après y avoir pensé, allongée dans son humble logis.
Si ce grain de sable est là pour rester, alors à moi d’en tirer profit.

Après des mois et des années de vie commune avec le grain,
L’huître rencontra enfin sa destinée : On la pêcha en vue d’un grand festin.

Et le minuscule grain de sable, qui lui avait causé tant de tracas, était devenu une magnifique perle qui brillait maintenant avec éclat.

La morale de cette histoire, c’est qu’il est étonnant de constater ce qu’une huître a le pouvoir de faire avec un grain de sable qui s’est imposé.

Pensez à tout ce que vous pourriez accomplir, en faisant preuve de bonne volonté, si vous décidiez d’embellir ce que vous voyez comme des contrariétés.

Source : Bouillon de Poulet pour l’âme des ados

Merveilleuse journée – Mabelle

La conviction rend sourd et aveugle

Nos convictions nous empêchent d’entrevoir la vérité ou de voir la réalité. Bouddha a raconté cette histoire à ses moines

conviction

Un jeune veuf se dévouait à son petit garçon. Mais pendant qu’il était en voyage pour son métier, des bandits incendièrent tout le village, le laissant en cendres, et enlevèrent le petit garçon.

Quand le père rentra, il ne retrouva que des ruines et en eut le coeur brisé.

Voyant les restes calcinés d’un enfant, il crut que c’étaient ceux de son propre fils, prépara une crémation, recueillit les cendres, et les mit dans un sac qu’il emportait partout avec lui.

Un jour, son vrai fils parvint à échapper aux bandits et à retrouver le chemin de la maison, que son père avait reconstruite.

Il arriva, tard dans la nuit et frappa à la porte.

Le père demanda :  Qui est là ?

– C’est moi, ton fils. S’il te plait fais-moi entrer !

Le père, qui portait toujours les cendres avec lui, désespérément triste, crut qu’il s’agissait d’un misérable qui se moquait de lui.

Il cria : Va-t-en !

 Son enfant frappait et appelait sans cesse mais le père lui faisait toujours la même réponse.

Finalement le fils partit pour ne plus jamais revenir.

Après avoir terminé ce récit le Bouddha ajouta :  Si vous vous accrochez à une idée comme à une vérité inaltérable, quand la vérité viendra en personne frapper à votre porte, vous ne serez pas capable d’ouvrir et de l’accepter.

Tiré de l’Udana Sutta

Le vieux sage africain

Barka est un Sage africain. Il tient un billard quelque part sur le vieux Continent.

Barka

Un jour, trois jeunes viennent le trouver « Nous avons un problème avec notre ami Alex, qui est dominateur, agressif, intolérant. Nous ne sommes pas d’accord sur la façon de réagir »

Il faut l’affronter, dit Arthur. D’abord gentiment, en lui disant ce qui nous dérange dans sa façon d’agir et en essayant de le convaincre de changer. Et si ça ne marche pas, il faut entrer dans une confrontation plus dur et ne plus se laisser faire. Devenir agressif si nécessaire »

Je crains, dit Peter, que ça ne déclenche un conflit ou de la violence. Je n’aime pas ça. Il vaut mieux s’en éloigner, l’éviter « 

« C’est note ami, dit Claudio, nous ne devons pas le rejeter. Je préférerais qu’on cherche à l’accepter comme il est »

« Vous avez tous raison, dit Barka. Faire face, affronter, agir pour changer ce qui ne nous convient pas est une bonne chose. Mais si vous échouez, prenez garde que l’affrontement ne se transforme en acharnement ou en violence. Il vaut alors mieux lâcher prise et choisir une autre stratégie : l’évitement, l’éloignement, la fuite »

Je n’aime pas cela, dit Claudio. L’évitement est pour moi une forme de facilité, de démission, de lâcheté »

« Si c’est la peur et l’affrontement qui te pousse à fuir, dit Barka, tu as raison de penser cela. Mais si tu as tout pour changer les choses, sans succès, ou que continuer à faire face est au-dessus de tes forces, l’évitement devient un bon choix. Et il y a une troisième option : l’acceptation. Quand on ne peut ni modifier ni éviter une réalité désagréable, il faut apprendre à l’accepter »

« C’est de la soumission ou de la résignation, dit Arthur. Cela ne me convient pas »

« L’acceptation n’est pas de la résignation, dit Barka »

« Quelle est la différence, dit Arthur ? »

« Si tu ne peux ni changer la réalité, ni l’éviter, dit Barka, il faut changer tes attentes ou ton idéal, en faire le deuil, apprendre à accepter et aimer la réalité comme elle est. Et lorsque tu ne peux ni changer la réalité ni l’éviter, dit Barka, il faut changer tes attentes ou ton idéal, en faire le deuil, apprendre à accepter et aimer la réalité comme elle est. Et c’est lorsque tu ne peux ou ne veux changer ni la réalité ni ton idéal que tu te condamnes à la résignation, c’est-à-dire à la frustration et à l’impuissance »

« Chaque fois qu’une réalité nous est contraire, nous avons ces trois choix ? » demandèrent les trois amis

« Oui, dit Barka. Vous avez le choix entre l’affrontement, l’évitement et l’acceptation. Ou leur face sombre : la violence, la démission, la résignation. A vous de choisir judicieusement »

« Et Barka servit à nos trois jeunes une boisson revigorante dont lui seul avait le secret.

Texte de Charles Brulhart

Ombre et lumière

Il faisait déjà sombre lorsque Ning, Chang et Kong partirent trouver Shen, leur vieux Maître, dans la montagne.

Ils avaient décidé d’aller le consulter, car ils se faisaient sans cesse entre eux des reproches qui ternissaient leur amitié.

 Dans l’agitation du départ, ils partirent sans lanterne et gravirent péniblement le chemin escarpé et dangereux qui menait chez le Maître.

ombre et lumière

Ils arrivèrent exténués, les mains et les genoux écorchés.

Le vieux Shen les fit entrer.

– Que voulez-vous ?

– Nous sommes venus te trouver, dit Chang, car nous éprouvons les uns envers les autres des sentiments négatifs qui nous empêchent de vivre en harmonie. Nous avons besoin de tes lumières.

– Je vous écoute répondit Shen.

– Ning m’énerve, dit Chang. Je le trouve hésitant, passif et soumis.

– C’est possible, dit Shen, mais as-tu pensé que s’il est ainsi, il est peut-être aussi réfléchi, réceptif et calme ?

– Chang m’agace, dit Kong. Je le trouve autoritaire, agressif et intolérant.

– Cela se peut, dit Shen, mais il est probablement aussi entreprenant, combatifet direct.

– Kong m’irrite, dit Ning. Je le trouve fourbe, manipulateur et hypocrite.

Alors, dit Shan, il est vraisemblablement aussi habile, convaincant et diplomate.

– Pas d’ombre sans lumière, ni l’inverse, ajouta en souriant le vieux Maître. Avant de repartir, prenez ma lanterne. C’est plus prudent avec cette obscurité.

Kong, Chang et Ning prirent le sentier du retour sans trébucher ni tomber. Chemin faisant, ils s’amusaient du jeu des ombres et des lumières projetées par la lanterne de Shen.

Texte de Charles Brulhart, Janvier 2007

Tout comme Ning, Chang et Kong, nous avons tous des défauts. Mais derrière ceux-ci se cachent bien des qualités. Et si, lorsque nous nous sentons agacés par quelqu’un, nous essayons de regarder son autre côté, celui de ses qualités ?

Et si l’autre était notre miroir, et si ces défauts qui nous agacent chez lui nous les avions également ?  Qu’en pensez-vous ? 

Excellent journée – Mabelle

Agir ou accepter

François était travailleur, courageux et tenace. Il cultivait sa terre avec bonheur. Ses champs les plus fertiles s’étendaient le long du fleuve. Il les appelait ses terres du bas.

Sur les terres du milieu, il y avait sa ferme entourée de vergers, de prairies et de quelques cultures.

Sur les terres du haut, plus arides, poussaient des oliviers.

Jacques était un vieil ami. Il avait quitté le village pour parcourir le vaste monde. Il avait bourlingué pendant des années avant de revenir au pays, la peau tannée, la besace pleine de récits merveilleux et d’une bonne dose de sagesse.

Le fleuve, bon an mal an, sortait de son lit et fécondait les terres du bas puis se retirait. François l’appelait son allié.

Cette année-là, les eaux gonflèrent plus que de coutume. Un flot tumultueux envahit les terres du bas et submergea bientôt les terres du milieu. François mit ses bêtes à l’abri sur les terres du haut et rejoignit sa ferme à la nage.

inondations

Réfugié à l’étage, il voyait les flots grossir inexorablement. La peur commença à étreindre son coeur, mais il ne voulut pas abandonner sa maison.

L’eau monta encore. Il se retrouva sur le toit, serrant contre lui quelques objets.

Jacques veillait au grain. Il connaissait bien son ami: il était si obstiné qu’il se serait laissé emporter par les flots plutôt que de quitter ses biens.

Jacques dirigea sa barque vers la ferme.

– Monte, dit-il. Les eaux vont t’emporter.

– Pas question, elles finiront bien par se retirer. Je ne quitterai pas mon toit.

– Fuir vaut mieux que risquer la mort. Pour faire face au danger, il vaut parfois mieux l’éviter, s’en éloigner, partir.

François décida de suivre Jacques. Il s’installa dans une grange qu’il possédait sur les terres du haut. Les jours passèrent. Les eaux ne baissaient toujours pas.

D’alliée, la nature était devenue hostile.

François sentit monter en lui une profonde colère contre les éléments déchaînés, qui se transforma vite en un désir puissant d’affronter et de combattre ce nouvel ennemi. Il réussit à convaincre les hommes du village de mener ce combat avec lui. Ensemble, ils réussirent à construire des digues et de solides murs pour séparer les eaux des terres du milieu et regagnèrent ainsi une partie de leurs vergers et de leurs champs.

Mais les terres du bas restaient sous les eaux. Le terrain y était instable, les digues s’affaissaient.

Jacques voyait François lutter sans succès.

– Laisse tomber, lui dit-il, cesse ce combat vain et épuisant.

– N’y compte pas, répliqua François. Je ne suis pas un lâche.

– Au contraire, dit Jacques. Tu as fait tout ce que tu pouvais pour sauver tes terres. Tu as lutté avec courage et ténacité. Mais la nature est plus forte que nous. Changer les choses ne dépend plus de toi. Aie la sagesse d’arrêter ce combat.

– Me résigner, rétorqua François, jamais.

– Reconnaître ton impuissance et cesser d’épuiser tes forces dans une lutte vaine n’est pas de la résignation, dit Jacques, mais une façon de commencer à faire le deuil de tes terres du bas, à abandonner ton rêve de tout récupérer et à accepter cette nouvelle réalité. Si tu ne réussis pas à l’accepter tu pourrais effectivement sombrer dans la résignation ou le désespoir, et passer ton temps à ruminer ton impuissance et ta frustration ou à regretter ce que tu as perdu.

– Mais les flots se retireront peut-être, rétorqua François, dans un dernier effort pour s’accrocher à cette réalité à laquelle il tenait tellement. Ou nous finirons par trouver un moyen de construire des digues plus solides.

– Si cela arrive et si entre temps tu as réussi à faire le deuil de tes terres, dit Jacques, ton bonheur de les retrouver sera d’autant plus grand.

– Je pense que tu as raison, dit François, même si ce que tu suggères me paraît très dur.

– Oui, répondit Jacques, le chemin de l’acceptation est très difficile. Il demande autant de courage et de ténacité que la lutte contre les éléments.

La tristesse t’envahira souvent. Sache l’accueillir, car elle t’aidera à avancer et te permettra de mesurer le chemin parcouru.

Quand elle te quittera, tu seras arrivé à destination.

François estima une fois encore que son vieil ami faisait preuve de sagesse et décida d’accepter la perte de ses terres. Cela fut long et difficile, mais il y parvint.

N’étant plus obsédé par la récupération de ses terres, il put consacrer toutes ses forces à valoriser ses champs, ses vergers et ses prairies du milieu et du haut.

Il retrouva sérénité, entrain et joie de vivre.

Quelques mois plus tard, Jacques dit à son ami qu’il s’apprêtait à faire un long voyage pour rendre visite à un vieux compagnon d’aventure.

– Si tu veux, tu peux m’accompagner, dit Jacques. Tu mérites un peu de repos, après le travail ardu que tu as accompli ces derniers mois.

François y consentit et ils partirent pour un pays lointain retrouver le vieil ami de Jacques. On l’appelait Archimède. C’était un vieil homme original et ingénieux. En toute circonstance, il trouvait un moyen de se tirer d’affaire.

Un jour, Jacques suggéra à François d’accompagner Archimède au marché. Ils traversèrent un village qui attira l’attention de François car il ressemblait étrangement au sien. Un fleuve le traversait, bordé de champs et de prairies. Mais ce qui l’intrigua surtout, ce fut un groupe d’hommes occupés à travailler dans les eaux peu profondes longeant les berges du fleuve.

– Que font-ils, demanda François ?

– Ils ont fixé sur le fond du fleuve des nasses pour attraper des poissons, répondit Archimède.

Alors François comprit que Jacques, par l’intermédiaire d’Archimède, lui avait une nouvelle fois tendu la perche. Il rentra chez lui, reconquit ses terres du bas, qui étaient devenues les hauts fonds du fleuve, en y installant des nasses pour y prendre des poissons. Et le fleuve redevint son allié.

Texte de Charles Brulhart, Janvier 2006

Il est bien inutile de vouloir lutter en permanence, il s’agit d’accepter les limites de notre maîtrise des choses, des événements et du monde. Et de lâcher-prise.

Merveilleuse journée – Mabelle

Les deux moines et la belle jeune femme

Deux moines Zen s’apprêtaient à traverser une rivière.

moines

Ils rencontrèrent une très belle jeune femme qui désirait aussi traverser, mais elle avait peur.

Aussi l’un des moines la prit sur ses épaules et la porta sur l’autre rive.

Son camarade était furieux. Il ne dit rien, mais il bouillonnait à l’intérieur: c’était interdit !

Un moine bouddhiste ne devait pas toucher une femme.

Et non seulement il l’avait touchée, mais il l’avait portée sur ses épaules.

Les kilomètres passèrent. Lorsqu’ils atteignirent le monastère, en franchissant la porte, le moine en colère se retourna vers son compagnon et lui dit :

– Eh bien, je vais devoir parler de cette affaire au Maître et tout lui raconter. Ce que tu as fait est interdit !

Le premier moine s’étonna :

– De quoi parles-tu, qu’est-ce qui est interdit ?

– L’as-tu oublié ? demanda le second. Tu as porté cette belle jeune femme sur tes épaules !

Le premier moine rit et dit : Oui, je l’ai portée. Mais je l’ai laissée près de la rivière, à des kilomètres en arrière. Mais toi, es-tu encore en train de la porter ?

Texte de Charles Bruhault

Les choses que nous évitons ou condamnons sont révélatrices de nos désirs cachés

Une bonne soupe

Une vieille dame s’arrête un soir dans un restaurant d’autoroute.

Elle va au self et prend une soupe chaude,puis va s’asseoir toute seule à une table.
Elle se rend compte qu’elle a oublié de prendre du sel.

soupe

Elle se lève, erre un peu dans le restaurant avant d’en trouver, et retourne à sa table.
Mais en revenant, elle y trouve un homme est assis, qui plonge sa cuillère dans le bol de soupe, et la mange lentement.

« Oh! Il a du culot cet homme! pense la brave dame. Je lui apprendrais bien les bonnes manières « 

Mais elle s’assied sur le côté de la table, et charitablement le laisse manger un peu de sa soupe. Tirant un peu le bol à elle, elle plonge sa cuillère elle aussi, cherchant à partager au moins cette soupe avec lui.

L’homme retire doucement le bol vers lui, et continue de manger.

La dame se remet à le tirer légèrement vers elle, pour pouvoir y avoir accès. Et ils finissent la soupe ainsi.

Alors l’homme se lève, lui fait signe de patienter, et revient avec une portion de frites énorme, qu’il partage avec elle, comme la soupe.

Enfin ils se saluent, et la dame part aux toilettes. Mais quand elle revient, elle veut prendre son sac pour partir, et découvre qu’il n’est plus au pied de sa chaise.

« Ah! J’aurais bien dû me méfier de cet homme! ».

Elle hurle dans tout le restaurant, criant au voleur, jusqu’à ce que, finalement, on retrouve son sac, posé au pied d’une table où repose un bol de soupe refroidie…
SON bol auquel personne n’a touché.

C’était elle qui s’était trompée de table et avait partagé le repas de l’homme!

A méditer – Mabelle

Vieille légende indoue

pouvoir divin

Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma,  le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

 Le grand problème fut donc celui de trouver une cachette.

Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :

– Enterrons la divinité de l’homme dans la terre.

 Mais Brahma répondit :

– Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera.

 Alors les dieux répliquèrent :

– Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.

 Mais Brahma répondit à nouveau :

– Non, car tôt ou tard l’homme explorera les profondeurs de tous les océans et il est certain qu’un jour il la trouvera et la remontera à la surface.

 Alors les dieux mineurs conclurent :

– Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.

 Alors Brahma dit :

– Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.

 Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre. Il a exploré, escaladé, plongé et creusé à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.

Vieille légende indoue

Excellente semaine – Mabelle

Lettre sans message

papier

Lorsque le conférencier entra dans l’auditorium où des centaines de personnes s’étaient réunies pour l’entendre, un homme lui remit un billet soigneusement plié.

 Pensant qu’il s’agissait d’une question, il glissa le papier dans sa poche et continua de se frayer un chemin jusqu’à l’estrade.

 Parvenu au pupitre, il déplia le papier et le lut. Sur le billet figurait un seul mot: « Idiot ».

 Il ne perdit pas contenance et, s’adressant à la foule, il dit:

– Déjà plusieurs fois dans ma vie, j’ai reçu des messages que l’expéditeur avait oublié de signer. Mais en entrant dans cette salle, il m’est arrivé quelque chose d’extraordinaire : on m’a remis une feuille portant un seul mot: « Idiot » ! C’est la première fois de ma vie, je reçois une lettre signée par un individu qui a oublié d’écrire le message.

Merveilleuse semaine – Mabelle