(sans l’avoir demandé)
Bonjour, je t’espère en forme. Je te partage ce matin un article de Renard Chic
Tu aides quelqu’un.
Tu écoutes.
Tu hoches la tête.
Tu dis “je comprends”.
Et BIM
À la fin de la discussion, tu te retrouves avec :
> une fatigue que tu n’avais pas,
> une tristesse qui n’est pas la tienne,
> et une envie soudaine de t’allonger par terre en mode « pourquoi je vis ».
Bienvenue au club des gens trop gentils mais pas équipés en gants émotionnels.
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Parce que ton empathie fonctionne en mode aspirateur Dyson
Chez toi, l’empathie ne fait pas : « Ah, intéressant. »
Elle fait : « Oh non… donne-moi ça, je vais gérer. »
Tu n’écoutes pas les problèmes :
tu les absorbes
tu les stockes
tu les repasses en boucle à 3h du matin
Ton cerveau pense aider.
Ton système nerveux pense déménager.
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Parce que tu confonds aider et devenir un garde-meubles émotionnel
Quelqu’un te raconte sa vie compliquée.
Et ton inconscient répond :
> « Pose ça là. Je garde. »
Problème :
> la personne repart plus légère,
> toi tu repars avec deux sacs en plus,
> et personne n’a signé de contrat de consigne.
Tu voulais écouter.
Te voilà entrepôt émotionnel agréé.
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Parce que ton passé t’a appris à “prendre sur toi”
À un moment de ta vie, tu as appris que :
> être fort·e = ne pas déranger,
> aimer = porter,
> aider = s’oublier un peu.
Résultat aujourd’hui :
> tu aides même quand tu es déjà plein·e,
> tu dis “ça va” avec un œil qui tremble,
> tu te retrouves responsable de choses que personne ne t’a demandées.
Ancien réflexe.
Bonne intention.
Mauvaise charge mentale.
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Parce que ton cerveau croit encore qu’il doit “réparer”
Quand quelqu’un souffre, ton mental active le mode :
« On va régler ça. »
Sauf que :
> tu n’es pas la Sécurité sociale émotionnelle,
> tu n’es pas un SAV karmique,
> tu n’as pas de pièces détachées pour la vie des autres.
Mais ton cerveau garde le dossier ouvert.
Et il ne le ferme JAMAIS tout seul.
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La vérité qui pique (un peu)
Si tu repars souvent plus fatigué·e après avoir aidé quelqu’un, ce n’est pas parce que tu aides mal.
C’est parce que :
tu aides en te mélangeant
au lieu d’aider en restant à ta place
Tu n’as pas à porter ce que tu comprends.
Tu n’as pas à garder ce que tu entends.
Tu n’as pas à sauver pour être utile.
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Conclusion renardesque
Aider, c’est tendre la main.
Pas repartir avec la valise, le sac à dos et la valise cabine émotionnelle de l’autre.
Tu peux être bienveillant·e sans te transformer en mule spirituelle
Prends soin de toi – Mabelle