Changer

— Es-tu prêt à changer de vie ?

— Changer de vie ?

— Oui, changer de mode de vie !

— Comment pourrais-je savoir si je suis prêt, alors que je ne connais pas cette « nouvelle vie » dont tu parles ?

— Oui, c’est vrai. Mais es-tu prêt à accueillir le fait de changer de mode de vie ?

— Eh bien, je suis prêt à accueillir ce qui est, car j’ai la FOI absolue.

— As-tu vraiment la FOI absolue ?

— Je pense que oui. J’ai la FOI en un plan Divin, quelque chose de bien plus grand que moi. Ce que je nomme plus grand que moi est aussi une part de moi, plus grande, que je connais, mais qui dépasse ma volonté personnelle.

— Tu as donc bien saisi le sens de cela. Bien. La volonté de la personnalité humaine souhaite rester dans son confort, ses sécurités, ce qui est connu, dans ce qu’elle contrôle, et ce, sans effort. Mais au-delà de la personnalité, il y a la volonté de l’essence Divine, qui est aussi en chacun. Ainsi, es-tu vraiment prêt à changer de vie ?

— Et bien si cela est la volonté de ce qui doit être, que cela soit. J’ai la FOI en ce qui est, en ce qui doit être, et en ce qui sera.Car en vérité, la vérité EST, et la vérité SERA.

— Et bien que cela soit ainsi, puisque tu l’acceptes. Et donc, acceptes-tu qu’une part de toi puisse mourir ?

— Oui, ce qui doit mourir laisse ainsi la place à ce qui doit naître, ou (re) naître. Rien ne peut (re) naître sans que quelque chose ne meure. J’ai la FOI absolue en ce qui doit mourir, comme en ce qui doit (re) naître. Même si cela implique un nouveau mode de vie, dont je n’ai aucune connaissance, ni aucun contrôle d’ailleurs. La seule chose que je peux assumer, c’est le choix de nourrir ce qui est, ou pas, et le choix aussi de nourrir les émotions, intentions, pensées et paroles que ce mode de vie m’invitera à vivre, quel qu’il soit. J’ai aussi le choix du regard que je porte sur cette autre façon de vivre, et la conscience de savoir depuis quel endroit intérieur de moi je regarde cela.

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— Oui, c’est bien cela.

— Le présent est à vivre, et nous avons le choix de le vivre avec amour, ou avec peur.

— Et cela est vrai aussi. Il est bon de se rappeler que la peur ne veut pas dire « NON ». Et ainsi, es-tu prêt à accueillir un nouveau mode de vie ?

— Et bien, cela fait partie du voyage, du chemin. Je me dédie au service de la vie, de la vérité, et du chemin. Il est écrit, et inscrit depuis l’éternité, et au-delà de la volonté personnelle. Et en ce sens, je suis prêt à m’en remettre à ce qui doit être, dans l’absolue FOI.

— Voilà une vérité que chacun devrait entendre et vivre.Et donc, comment vois-tu cette nouvelle vie ?

— Je ne puis voir ce que je ne connais pas encore.

— Mais peux-tu l’imaginer ?

—Je peux juste l’imaginer oui, mais si je l’imagine, cela veut dire que je pourrais projeter quelque chose de beau, de sublime, de vrai, d’authentique, de magique, de l’amour absolu.

— Oui, c’est cela, tout comme chaque être humain pourrait y projeter ses peurs aussi, ainsi que les émotions, les pensées et les paroles qui vont de pair avec les peurs.

— Oui, évidemment, chaque être humain a intérieurement la maitrise, la sagesse absolue, pour maitriser et contrôler ses peurs. Chaque être humain peut donc manifester une réalité, en fonction de sa vérité intérieure, au-delà même de ses peurs. Et s’il a la FOI absolue et qu’il a touché l’Amour absolu, alors, sa manifestation sera le reflet de l’énergie de son intérieur.

— Voilà un grand enseignement. Mais qui enseigne à qui ? Cela se passe de toi à moi, de nous à nous, de la vie a toi, de toi à la vie, de moi à la vie, et de la vie à moi.

— Voilà qui est sage. Mais qui a posé des questions ? Et qui a eu des réponses ?

— Nous sommes la question, autant que nous sommes la réponse.

— Évidemment !

— Nous sommes notre propre chemin, tout comme nous en sommes la destination.C’est encore une évidence.

— Maintenant, sachant cela, es-tu prêt à perdre ce qui pourrait arriver ?

— Comment pourrais-je être prêt à perdre ce que je ne connais pas encore ?

— Perdre cette nouvelle vie qui t’attend !

— Puisque je ne la connais pas encore, cela veut dire aussi que je ne la possède pas, ni que je l’ai d’une façon absolue, ni que cela est permanent, acquis. Ainsi, comment pourrais-je perdre ce que je ne possède pas ?

— Oui, c’est bien cela, il est bon de comprendre que rien n’est acquisition, ni possession définitive. Rien n’appartient à rien, c’est le cycle impermanent de la vie.

— Oui, il en est ainsi. Et quoi qu’il puisse se produire, il est bon d’aimer d’un amour absolu ce qui est, ce qui doit être, et ce qui sera.

— Cela est une évidence. Et sachant cela, l’être humain doit comprendre que tout ce qu’il croit posséder le possède en vérité.

— Il en est ainsi.

— Et bien, ainsi, je peux accueillir ce qui est, et ce qui sera, puisque mon pouvoir absolu est l’amour absolu. Ainsi, rien n’est attaché ni attachant. Rien n’est attendu, ni en attente ni en dépendance.

— Alors, l’enseignement est acquis. Tu le sais, tu le comprends, tu l’intègres, et donc, tu peux pleinement l’incarner dans ta vie.

— Oui, cela est

— Alors, es-tu prêt ?

— Je l’ai toujours été.

— Ainsi, la (re) naissance peut se vivre, sur le chemin, dans la vérité, et selon le déroulement de la vie, avec l’amour et la FOI absolue.

Cet enseignement ne vous demande pas de commenter pour dire là où vous en êtes, ou si vous êtes sur le « bon chemin » ( car en vérité, il n’y a pas de mauvais chemin), ou encore si vous êtes prêt. . Ceci vous invite juste à savoir si vous avez compris cet enseignement, dans une véritable profondeur, et non en surface, et si vous pouvez l’intégrer, et l’incarner pleinement dans votre vie.

Conrad

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