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L’illusion de compétences

Bonjour, je vous espère en forme.

Je constate régulièrement que les jeunes croient tout savoir et nous traitent de vieux cons mais, en même temps lorsqu’une gamine de 14 ans me demande à quelle heure je pars et que je luis dis 17h30, elle me demande « ca fait quelle heure » !!! Elle n’est pas capable de lire l’heure sur une horloge, uniquement 5:30 sur l’écran du téléphone. Je suis souvent sidérée de voir à quel point ils ne savent absolument rien s’ils n’ont pas un téléphone en mains et combien ils se sentent perdus sans leur précieux trésor greffé au poignet.

J’ai beau tenter de me raisonner, me disant que cette gamine n’est tout simplement pas très futée, qu’ils ne sont pas tous pareils. J’ai beau me dire que, comme ma fille le dit, je dois vivre avec mon temps, mais NON, certaines choses sont trop évidentes et tellement tristes, l’être humain régresse terriblement. L’éducation nationale procède à un nivellement par le bas. Sans écran, la vie n’existe pas, les amis ne sont que virtuels et les connaissances encore plus. Et la vie dans tout ça ?

Je vous partage ce matin une publication de Michael Aguilar

Pour la première fois depuis plus d’un siècle, une rupture historique se dessine.

Une génération entière affiche des performances cognitives inférieures à celles qui l’ont précédée.

La Génération Z devient officiellement la première génération moderne à régresser sur le plan intellectuel par rapport aux Millennials.

Ce constat a été formulé sous serment par le neuroscientifique Jared Cooney Horvath lors de son audition devant le Sénat américain en janvier 2026.

Les faits sont clairs.

1. Un recul mesuré, mondial, documenté

QI moyen, mémoire de travail, compréhension écrite, raisonnement mathématique, résolution de problèmes :

tous les indicateurs cognitifs fondamentaux sont en baisse, dans plus de 80 pays.

Il ne s’agit pas d’un phénomène culturel local, mais d’une tendance globale.

2. Le problème n’est pas l’éducation, mais sa numérisation

Contrairement au discours dominant, ce déclin n’est pas lié à un manque d’accès au savoir.

Il est corrélé à l’intégration massive des écrans à l’école : tablettes, ordinateurs, contenus interactifs.

Selon Horvath, ces outils ont freiné, et parfois altéré, le développement cérébral.

3. Le cerveau humain n’est pas conçu pour le “format court”

Notre biologie repose sur l’effort cognitif, l’attention soutenue, l’échange humain.

La consommation permanente de contenus courts — vidéos rapides, résumés visuels, listes à puces — empêche la consolidation des connexions neuronales profondes.

On stimule, mais on n’imprime plus.

4. Le paradoxe le plus inquiétant : l’illusion de compétence

Plus l’accès à l’information est immédiat, plus le sentiment de maîtrise augmente…

alors que la compréhension réelle diminue.

La Gen Z confond savoir et disponibilité de la donnée, lecture et survol, intelligence et rapidité.

La formule de Horvath est brutale, mais précise : « Nous ne progressons pas. Nous capitulons. »

Face à ce qu’il qualifie d’urgence sociétale, il recommande une rupture claire avec le modèle actuel : s’inspirer des pays scandinaves, limiter drastiquement les écrans à l’école, revenir aux manuels, à la lecture longue, et à l’interaction humaine directe.