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La culpabilité t’a appris ce que tu « devais »

𝑴𝒐𝒊, 𝒋𝒆 𝒗𝒂𝒊𝒔 𝒕𝒆 𝒓𝒂𝒑𝒑𝒆𝒍𝒆𝒓 𝒄𝒆 à 𝒒𝒖𝒐𝒊 𝒕𝒖 𝑨𝑺 𝑳𝑬 𝑫𝑹𝑶𝑰𝑻.

Bonjour, je t’espère en forme. Je te partage ce matin un texte de Marilyn Bazin

On t’a appris la culpabilité bien avant que tu comprennes ce que tu ressentais.

Tu as grandi dans un monde où toutes les émotions des autres semblaient être de ta responsabilité.

Une mauvaise note et on te faisait sentir que tu avais gâché la soirée.

Une bêtise et tu devenais “ingrate”, “pas sage”, “décevante”.

Une tentative d’expliquer ton point de vue… et on t’écrasait d’un “tais-toi”.

Ton corps a appris très vite : si je veux qu’on m’aime, je dois faire attention à tout.

Tu n’as jamais eu le droit de juste… être un enfant.

Et aujourd’hui, cette vieille mécanique est partout.

Tu veux annuler une sortie parce que t’es épuisée, et tu t’en veux déjà.

Tu dis non à ta mère et t’as l’impression d’être une mauvaise fille.

Tu demandes à ton conjoint de t’aider et tu te sens lourde.

Tu élèves un peu la voix avec tes enfants et tu passes la soirée à te flageller intérieurement.

Tu refuses un dossier impossible au travail et tu te sens coupable toute la journée.

La culpabilité, chez toi, elle n’attend même plus un déclencheur.

Elle fonce avant la réalité.

Mais ce que personne ne t’a jamais dit, c’est ça : Tu as le droit.

Tu as le droit de dire non sans écrire un roman d’excuses derrière.

Tu as le droit d’être fatiguée sans t’en vouloir.

Tu as le droit de ne pas avoir envie, aujourd’hui, ce soir, cette semaine.

Tu as le droit de poser des limites sans trembler.

Tu as le droit d’être une mère imparfaite, une compagne imparfaite, une amie imparfaite.

Tu as le droit de décevoir quelqu’un.

Tu as le droit de ne pas sauver tout le monde.

Tu as le droit de parler, d’exister, de prendre de la place.

Tu as le droit de ne pas porter les émotions des autres sur ton dos.

Tu as le droit d’avoir besoin.

Tu as le droit d’être vulnérable.

Tu as le droit d’être sensible sans t’excuser mille fois.

Et surtout…

Tu as le droit de ne plus te sentir coupable de vivre.

Tu as passé toute ton enfance à croire que le bonheur de tes parents dépendait de toi.

Aujourd’hui, tu crois encore que le monde va s’écrouler si tu ne t’efforces pas d’être parfaite.

Tu sais quoi ?

Tu as suffisamment payé ce mensonge.

La culpabilité n’est pas une valeur.

Ce n’est pas un signe de bonté.

Ce n’est pas une preuve d’amour.

C’est juste une trace de l’enfance qui continue de piloter ta vie d’adulte.

Et tu as le droit, maintenant, de poser ce poids.

Pas demain.

Pas quand tu seras “meilleure”.

Pas quand tu auras tout réparé.

Maintenant.

Parce que tu as donné assez.

Parce que tu as porté trop.

Parce que tu as le droit ,enfin ,d’exister pour toi.

Et tu n’as pas besoin d’être parfaite pour commencer.

Tu as juste besoin de comprendre que ta culpabilité n’est pas ton identité.

C’est une vieille histoire qui ne te ressemble plus.

Prends soin de toi – Mabelle