… qu’il peut à la fois protéger… et enfermer.
Parfois, on essaie d’oublier. On fait “comme si”, on avance, on détourne le regard, on empile les distractions pour éviter ce qui fait mal. Mais la vérité, c’est que rien ne disparaît vraiment. Plus on repousse, plus ça reste là, à vif, silencieux mais bien présent, quelque part en nous.
Hier soir, les souvenirs se sont enchaînés. Sans prévenir. Et pour une fois, je n’ai pas fui. Je n’ai pas cherché à combler le vide, ni à étouffer ce qui remontait. J’ai laissé faire. ![]()

Et contre toute attente… je n’ai pas pleuré.
Pour la première fois, ça m’a fait sourire. ![]()
Pas un sourire qui efface tout, non. Comme si ces souvenirs, au lieu de me briser, venaient simplement me rappeler que j’ai vécu, que j’ai aimé, que j’ai ressenti profondément.
Bien sûr, ça reste compliqué à l’intérieur de moi. Il y a encore des zones sensibles, des choses pas totalement réglées, des émotions qui ne demandent qu’à être comprises. Mais quelque chose a changé.
J’ai arrêté de me battre contre ce que je ressens. ![]()
Et peut-être que c’est ça, avancer. Pas oublier. Pas effacer. Mais apprendre à regarder en face, à accueillir, à laisser exister sans se laisser submerger. ![]()
Parce qu’au fond, ce qu’on fuit nous poursuit…
Mais ce qu’on accepte commence doucement à s’apaiser.
Source — Charlotte Cellier
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