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La recherche du bonheur

Pas moins de 2475 publications scientifiques ont été recensées sur le bonheur.

 Le moine Matthieu Ricard, dans son Plaidoyer pour le bonheur, nous livre les conclusions parfois surprenantes de ces enquêtes :

 – Les gens mariés ou en couple sont plus heureux que les personnes vivant seules.

 – Le bonheur n’est pas lié au Quotient Intellectuel, mais au Quotient Emotionnel (faculté de percevoir les sentiments des autres, et ses propres émotions).

 – 50% de la tendance au bonheur peuvent être attribués aux gènes.

 – Le bonheur va de pair avec la capacité de s’affirmer, l’empathie, et la capacité de maîtriser son environnement.

 – Le bonheur augmente avec l’implication sociale, la participation à des organisations bénévoles, la pratique du sport, et de la musique.

 – Les gens ne sont pas plus heureux dans les régions ensoleillées que dans les régions pluvieuses (mis à part certains cas pathologiques de dépression).

 – le bonheur est plus élevé dans les pays où les habitants ont davantage de sécurité, d’autonomie, de liberté, d’accès à l’éducation et à l’information.

 – Un moine confirmé en méditation est beaucoup plus habile à identifier des émotions chez autrui qu’un policier, un juge, un psychologue ou même un agent des services secrets.

 – Les personnes pratiquant une religion vivent en moyenne 7 ans de plus que la moyenne , et sont plus heureuses.

 – L’argent ne fait pas le bonheur : les gagnants à la loterie ne sont pas beaucoup plus heureux après avoir gagné. Et, deux mois après le gain, leur niveau de bonheur est revenu au même niveau qu’avant de gagner.

 -Les personnes qui regardent beaucoup la télévision sont moins heureuses que la moyenne.

Peut-on en déduire que la vie moderne rend heureux ? Peut-être pas.  La dépression est 10 fois plus fréquente dans les pays développés qu’en 1960, et touche des individus de plus en plus jeunes. La vie moderne ne rend donc pas heureux, il semblerait même que ça soit le contraire.

 Matthieu Ricard nous aide dans notre quête du bonheur. Il nous explique que pour être heureux en toutes circonstances, il faut se tourner vers l’intérieur, apprendre à méditer.

 Mes articles vous plaisent, ou vous déplaisent, n’hésitez pas à me laisser un commentaire ! – Mabelle

La sophrologie contre le stress

ADN

Que peut la sophrologie contre le stress ?

L’impact de la méditation et du yoga (dont est tirée la sophrologie) sur la réduction du stress et la réduction des phénomènes inflammatoires est connu depuis longtemps. Mais, quels sont les mécanismes biologiques qui produisent ces résultats ?

Des études

Une étude de L’UCLA (Los Angeles) menée par Helen Lavretsky et publiée sur Psychoneuroendocrinology a mis en lumière les 68 gènes dont l’expression est modifiée par la pratique du yoga et de la méditation.

L’étude a été faite sur 45 accompagnants de personnes atteintes de démence, confrontés à des niveaux de stress importants. Ces personnes ont été aléatoirement séparés en deux groupes.

Un groupe a pratiqué une méditation et l’autre groupe a écouté une musique relaxante pendant 12 minutes par jour pendant 8 semaines.

Un groupe témoin de 39 accompagnants n’ayant ni pratiqué la méditation, ni écouté une musique relaxante complétait cette étude.

Des échantillons de sang permettant de tester les différences d’expressions des gènes ont été prélevés avant et après les 8 semaines d’expérimentation.

Les résultats ont montré que 19 gènes ont été stimulés, notamment ceux qui concernent l’immunoglobuline (première barrière immunitaire de l’organisme). Or celle-ci est normalement inhibée par le stress.

Et 49 gènes ont été inhibés, notamment ceux qui produisent la réponse inflammatoire des cytokines. (Ils sont normalement stimulés par le stress).

Une pratique courte mais régulière

En conclusion, cette étude démontre preuves à l’appui qu’une pratique, courte (12 minutes) mais régulière chaque jour suffit à modifier radicalement l’expression des gènes responsables des problèmes physiologiques induits par le stress. C’est donc directement au niveau de l’ADN que les changements interviennent.