Archives par mot-clé : tension artérielle

La résistance à l’insuline et non la carence alimente l’épidémie de diabète

Texte de Shannon Davis qui travaille pour The American Diabetes Society

Trop souvent, on dit aux patients qu’ils ont besoin d’insuline parce que leur glycémie n’est plus contrôlée par la médication orale.


L’hypothèse? Leur pancréas ne produirait plus d’insuline.

Oui — il existe des cas où la production d’insuline s’arrête réellement :

  • Diabète de type 1
  • LADA (latent autoimmune diabetes in adults)
  • Ou un diabète de type 2 de longue date, sévèrement déséquilibré

Mais voici le problème : la plupart des cliniciens ne mesurent jamais l’insuline à jeun ni le peptide C, sauf s’ils soupçonnent un diabète de type 1. Ce qui est ignoré, c’est que dans le diabète de type 2, le problème n’est généralement pas un manque d’insuline… mais un excès.

Le corps produit encore de l’insuline (souvent à des niveaux très élevés), mais les cellules ne répondent plus. C’est ça, la résistance à l’insuline.

Prescrire davantage d’insuline ne fait qu’alimenter le cycle : plus d’insuline → plus de glucose → plus de prise de poids → encore plus de résistance à l’insuline.

Nous devons outiller les patients pour qu’ils puissent défendre leurs intérêts :

  • Demander une mesure de l’insuline à jeun et du peptide C avant de commencer une insulinothérapie
  • Comprendre que l’alimentation et le mode de vie peuvent améliorer de façon spectaculaire la sensibilité à l’insuline
  • Se concentrer sur l’élimination des aliments qui font grimper l’insuline — glucides ultra-transformés, sucres et huiles de graines
  • Donner la priorité aux protéines, aux bonnes graisses et aux légumes riches en fibres
  • Mettre en place le jeûne intermittent ou l’alimentation à horaire restreint

Dans ma pratique, j’intègre également des compléments validés par la science qui ont démontré leur capacité à :

  • Réduire naturellement la glycémie jusqu’à 43 %
  • Augmenter le GLP-1 endogène de 60 à 70 %
  • Améliorer la tension artérielle, l’inflammation et la santé intestinale

L’avenir de la prise en charge du diabète doit passer d’un simple camouflage du problème avec toujours plus d’insuline à un traitement de la véritable cause : la résistance à l’insuline.

Cette complémentation naturelle, on en parle ensemble ? Ou vous préférez assister à un zoom sur le sujet ?

Prenez soin de vous.

Mabelle

Une manière simple de réduire votre cortisol

Ce n’est pas dans votre tête — ou plutôt si, mais de façon mesurable.

Trente minutes de jardinage suffisent à réduire le cortisol plus efficacement que trente minutes de lecture. Ce n’est pas une impression, c’est une différence mesurable dans le sang, documentée dès 2011 dans des conditions contrôlées.

Trois mécanismes expliquent pourquoi jardiner fait autant de bien :

Le sol lui-même agit sur l’humeur. Une bactérie commune des terres cultivées, *Mycobacterium vaccae*, stimule la production de sérotonine lorsqu’on est en contact avec la terre. C’est pourquoi les jardiniers qui travaillent sans gants décrivent souvent un bien-être inexpliqué après avoir remué la terre.

Le jardin restaure l’attention sans l’épuiser. La théorie de la restauration de l’attention (Kaplan) distingue deux modes cognitifs : l’attention dirigée — celle qu’on utilise au travail, devant un écran — et la fascination douce, activée par les stimuli naturels variés et non exigeants. Le jardin opère dans ce second registre : il capte l’attention sans la contraindre, permettant à la première de se régénérer.

Les plantes émettent des composés volatils, les phytoncides, qui réduisent la tension artérielle et le niveau de cortisol en quelques minutes d’exposition. C’est l’équivalent biologique de ce que les marcheurs en forêt ressentent — mais à portée de votre terrasse.

Ce que les jardiniers savent depuis toujours, la neurobiologie commence à le mesurer.

Prenez soin de votre jardin et de vous

Mabelle