Ta lavande n’est pas morte de froid

La lavande qui est morte après la taille n’est pas morte du froid. Elle est morte des sécateurs dans le vieux bois.

La règle qui sauve chaque plant de lavande : tailler toujours dans le vert, jamais dans le brun.

✂️ Trois moments de taille :

Mars — taille légère de forme avant la reprise végétative. Supprimer les pointes sèches hivernales, redonner une silhouette compacte. Ne pas tailler en profondeur — c’est un réveil, pas une réduction.

Juin-juillet — taille post-floraison après le premier cycle. Couper les hampes défleuries et réduire le volume d’environ un tiers. Cette taille déclenche souvent une deuxième floraison en août-septembre.

Novembre — modelage automnal léger pour réduire le volume et limiter les prises au vent. En région nord et continentale : rester très léger — les coupes fraîches exposées aux gelées de décembre-janvier fragilisent la plante. En région méditerranéenne : on peut intervenir plus librement. 🌿

Où couper exactement :

Trouver le point où le vert souple rencontre la base ligneuse. Remonter 5 à 7 cm sur la tige verte. Couper là. Le vieux bois brun ne bourgeonnes pas — couper dedans, la plante ne se récupère pas.

Modeler la plante en dôme arrondi pendant la taille. La forme compacte limite les dégâts de neige et de vent et maintient la structure des années. La lavande taillée dans le vert dure des décennies.

Et votre lavande vous dira merci

Mabelle

Avoir, ou ne pas avoir des scrupules

Qu’est ce que ça signifie ?

« Scrupuleux » est l’un des mots les plus fascinants de notre vocabulaire. Sa définition première est : « un doute ou une hésitation qui frappe la conscience quant à ce qui est bien ou mal. »

Mais d’où vient vraiment ce mot ?

Scrupolo vient du latin scrupulus, qui signifie littéralement « petite pierre pointue ». Dans la Rome antique, les légionnaires, lors des longues marches, trouvaient souvent des cailloux traîtres dans leurs caligae, les sandales militaires. Ces petites pierres se glissaient entre la semelle et le pied, provoquant une gêne constante.

À ce moment-là, le soldat devait faire un choix difficile : supporter la douleur et continuer à marcher, ou s’arrêter pour retirer le caillou, au risque d’être puni pour avoir ralenti la troupe.

Pendant ce temps, les sénateurs, les tribuns et autres puissants voyageaient confortablement à cheval ou en char : pas de cailloux à supporter. Rien pour les gêner. Sans scrupules.

C’est de là que vient l’idée que les puissants sont souvent « sans scrupules » : ils ne ressentent pas cette gêne morale qui freine les gens ordinaires.

Avec le temps, cette petite pierre est devenue un symbole de la conscience : un doute intérieur qui nous titille lorsque quelque chose ne semble pas juste. Ainsi, « avoir des scrupules » est devenu le signe d’une sensibilité morale.

Finalement, ceux qui n’ont aucun scrupule sont simplement ceux qui ne sentent même plus le petit caillou éthique dans la chaussure de leur conscience.

Prenez soin de vous

Mabelle

Nous essayons tous de survivre

Bonjour, je t’espère en forme. Je te partage un article de Charlotte Cellier.

N’oublions jamais que chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a en lui.

Avec son histoire, ses blessures invisibles, ses peurs silencieuses et les combats qu’il mène parfois loin du regard des autres.

On ne sait jamais réellement ce qu’une personne traverse.

Certains sourient alors qu’ils sont épuisés intérieurement.

D’autres paraissent froids simplement parce qu’ils ont appris à se protéger.

Certaines personnes aiment maladroitement, non pas parce qu’elles aiment moins, mais parce qu’elles n’ont jamais appris à recevoir ou à donner l’amour autrement.

Il y a ceux qui avancent malgré leurs angoisses.

Ceux qui continuent malgré les déceptions.

Ceux qui se lèvent chaque matin avec un cœur lourd mais qui trouvent encore la force d’être présents pour les autres.

Et il y a aussi ceux qui se perdent parfois, qui réagissent mal, qui blessent sans le vouloir, parce qu’ils portent déjà trop de choses en eux.

La vie ne façonne pas tout le monde de la même manière.

Nous n’avons pas tous reçu la même douceur, les mêmes repères, les mêmes mots rassurants ou les mêmes preuves d’amour.

Alors chacun construit son équilibre comme il peut, avec les morceaux qu’il possède.

C’est pour cela que la bienveillance est si importante.

Parce qu’un regard compréhensif peut apaiser une douleur cachée.

Parce qu’une parole douce peut redonner un peu de lumière à quelqu’un qui lutte en silence.

Parce qu’on ignore souvent à quel point une personne est proche de craquer ou, au contraire, à quel point un simple geste peut lui redonner espoir.

Avant de juger quelqu’un trop vite, essayons d’imaginer tout ce qu’il ne dit pas.

Avant de condamner une réaction, rappelons-nous que derrière chaque comportement se cache souvent une émotion non guérie, une fatigue profonde ou une histoire qu’on ne connaît pas.

Cela ne veut pas dire tout accepter ou tout excuser.

Mais cela signifie choisir davantage l’humanité que le jugement, davantage l’écoute que la colère, davantage la compassion que la dureté.

Au fond, nous essayons tous de survivre à quelque chose.

Et parfois, la plus belle chose que l’on puisse offrir aux autres, c’est un peu de patience, un peu de douceur, et la certitude qu’ils n’ont pas besoin d’être parfaits pour mériter d’être compris.

Prends soin de toi

Mabelle

Remercier les roses et les épines

Parfois, les personnes viennent appuyer exactement là où nos blessures ne sont pas encore totalement refermées…

Comme si la vie posait délicatement le doigt sur ce qui demande encore de l’amour

Et cela me fait penser à ce que disait Jean d’Ormesson : remercier la vie pour les roses… et pour les épines.

Les roses embellissent notre chemin

Les épines, elles, nous réveillent.

Elles nous invitent à revenir à nous

À nous rééquilibrer

À comprendre

À guérir

Lorsqu’une parole pique ou qu’un comportement dérange, ce n’est pas contre nous.

C’est souvent un révélateur

Un miroir bienveillant, même maladroit, qui montre l’endroit où nous pouvons encore nous aimer davantage

Alors au lieu de rejeter…

Accueillons

Accueillons avec joie

Avec gratitude

Avec foi

Car c’est souvent dans l’adversité que l’on retourne à l’essentiel

Que l’on soigne nos anciens traumatismes

Que l’on renforce notre paix intérieure

Et lorsque la blessure est apaisée, les personnes qui venaient appuyer dessus s’éloignent naturellement…

Il n’y a plus rien à activer.

Plus rien à réveiller.

Marchons avec confiance

Avançons le cœur léger

Remercions pour les roses

Remercions pour les épines

Tout concourt à nous ramener vers plus d’amour

La vie sait. 🤍

Prenez soin de vous

Mabelle