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Une histoire à partager à tous les enfants

Bonjour, je vous espère en forme. Je vous partage ce matin une histoire de rejet sur laquelle méditer

J’avais 11 ans, en train de pleurer dans la cuisine de ma grand-mère, lorsqu’elle m’a dit sept mots qui ont changé ma façon de voir le rejet à jamais.

Ce jour-là avait été difficile. Vous savez, ce genre de journée où une petite chose se fissure et soudainement, on porte un poids invisible qui rend tout plus compliqué.

J’avais marché comme d’habitude pendant une heure depuis l’école jusqu’à la ferme de mes grands-parents, mais au lieu de bondir à l’intérieur avec des histoires comme je le faisais habituellement, je suis entrée silencieusement. Presque invisible.

Grand-mère l’a remarqué immédiatement.

Elle ne m’a pas bombardée de questions ni essayé de résoudre les choses avant de les comprendre. Elle a simplement pris mon manteau, m’a guidée jusqu’à la table de la cuisine et a fait ce que les grands-mères ont toujours fait depuis le début des temps, quand les mots ne sont pas encore prêts.

Elle a préparé du chocolat chaud. Elle a mis des biscuits. Elle s’est assise en face de moi et a attendu.

Le silence était apaisant. Comme si je pouvais prendre mon temps.

Finalement, à moitié du chocolat, la vérité a éclaté.

« Il y a une fille à l’école que je pensais être mon amie, » ai-je dit, les yeux fixés sur la table. « Mais aujourd’hui, elle a dit quelque chose de méchant devant tout le monde. Je pense que personne ne m’aime vraiment. »

À 11 ans, cela semblait la fin du monde. Comme si j’étais lentement effacée.

Grand-mère prit une longue gorgée de son café. Puis elle me regarda avec des yeux qui avaient vu bien plus que ce que je pouvais imaginer et dit quelque chose que j’ai gardé avec moi pendant des décennies.

« Totty » – elle m’appelait toujours Totty au lieu de Kathy – « voici ce que j’ai appris sur les gens. »

Elle se pencha légèrement en avant.

« Quelques personnes dans la vie t’aimeront vraiment. Quelques personnes ne t’aimeront pas du tout, peu importe ce que tu fais. Mais la plupart des gens ? Ils ne penseront pas beaucoup à toi, dans un sens ou dans l’autre. »

Je devais avoir l’air un peu confuse car elle continua doucement.

« Ils remarqueront peut-être ton sourire ou tes chaussures. Ils diront bonjour dans le couloir. Mais dès que tu n’es plus dans leur vue, ils retournent à penser à leurs propres vies. À leurs propres soucis. À leurs propres petits mondes. »

Même à 11 ans, je sentis quelque chose changer.

Elle ne faisait pas preuve de cruauté. Elle m’offrait la liberté.

« Quand quelqu’un passe sans dire bonjour, » dit-elle, « ça n’a probablement rien à voir avec toi. Peut-être qu’il est distrait. Peut-être qu’il porte quelque chose de lourd que tu ne peux pas voir. Et quand quelqu’un est méchant sans raison que tu puisses comprendre ? » Elle marqua une pause, s’assurant que j’écoutais.

« Ça dit presque toujours plus sur ce qu’ils traversent que sur toi. »

Puis elle ajouta les mots qui ont résonné dans chaque moment difficile depuis :

« Tout n’est pas à propos de toi. Et c’est en réalité un cadeau. »

Cette conversation s’est installée dans mes os. Elle n’a pas effacé chaque douleur qui est survenue après. Mais elle m’a donné un endroit où revenir quand le rejet faisait mal, quand le silence me semblait personnel, quand la froideur de quelqu’un me faisait douter de ma valeur.

Je suis aujourd’hui bien plus âgée. J’ai fait face à des rejets bien plus grands que ceux des couloirs du collège. Mais je retourne toujours dans cette cuisine dans ma tête.

Au chocolat chaud qui refroidit dans la tasse.

À la voix calme de ma grand-mère.

À la vérité libératrice que la plupart du temps, le comportement des autres n’a vraiment rien à voir avec moi.

Ils naviguent dans leur propre peur, leur propre douleur, leur propre accablement. Tout comme moi.

Ce petit morceau de sagesse d’un après-midi ordinaire a adouci d’innombrables journées difficiles. Il m’a aidée à lâcher des rancunes que je n’avais pas besoin de porter. Il m’a appris à ne pas inventer d’histoires sur ce que les actions des autres veulent dire.

Ma grand-mère est partie depuis des années maintenant. Mais ce moment dans sa cuisine ? Il vit toujours.

Et chaque fois que quelqu’un partage son histoire de rejet, d’invisibilité, ou de ne pas se sentir à la hauteur, je pense à transmettre ce qu’elle m’a donné.

Parce que parfois, la chose la plus gentille que nous puissions faire, c’est de rappeler aux autres : Si tu n’as rien fait de mal, leur réaction a probablement plus à voir avec eux qu’avec toi.

Et tu peux laisser aller.

Sources : Psychology Today, The Psychology of Rejection

The Huffington Post, Dealing with Rejection: The Wisdom of Silence

Prends soin de toi – Mabelle

Et si la culpabilité n’était pas un problème

𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒖𝒏𝒆 𝒕𝒆𝒏𝒕𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 𝒅𝒆 𝒔𝒖𝒓𝒗𝒊𝒆 ?

Et si …

cette culpabilité que tu traînes depuis si longtemps avait, à l’origine, une bonne intention …

Chez beaucoup d’hypersensibles, la culpabilité est tellement présente qu’elle finit par sembler normale. Presque logique. Dès que quelque chose ne va pas, dès qu’une relation se tend, dès qu’un malaise apparaît, elle arrive immédiatement. Comme un réflexe.

« J’ai sûrement fait quelque chose de travers. »

« J’aurais dû réagir autrement. »

« C’est moi qui suis trop. »

Ce mécanisme porte un nom : l’auto-culpabilisation réparatrice.

C’est une tentative inconsciente de reprendre du contrôle. Parce que si c’est toi le problème, alors tu peux réparer, ajuster, corriger, faire mieux. Et pour une hypersensible, cette idée est presque rassurante. Elle donne le sentiment que tout dépend encore de toi.

Mais ici, ce n’est pas toujours vrai.

Dans le couple, tu t’en veux dès que l’autre est distant, irritable ou silencieux. Tu cherches ce que tu aurais pu dire autrement, faire différemment, être différemment.

Au travail, tu doutes de toi à la moindre remarque, au moindre silence, même quand tu sais que tu fais de ton mieux.

Dans ta famille, tu culpabilises d’avoir des émotions, des besoins, des limites, comme si tu dérangeais simplement en existant.

Et même quand tu poses enfin un non, derrière, la culpabilité revient tout gâcher.

Cette culpabilité n’est pas une faiblesse.

C’est souvent une stratégie ancienne, apprise très tôt.

Quand, enfant, tu as compris que te remettre en question, prendre sur toi, être sage, compréhensive ou responsable permettait de préserver le lien, d’éviter le conflit, de rester en sécurité émotionnelle.

Le problème, c’est qu’à l’âge adulte, ce mécanisme continue de fonctionner… alors que le danger n’est plus le même.

Il te fait porter des responsabilités qui ne t’appartiennent pas.

Il t’empêche de voir quand une situation est simplement déséquilibrée, insécurisante ou injuste pour toi.

Et surtout, il t’éloigne de ton ressenti profond.

Parce que non, tout n’est pas réparable par plus d’efforts personnels.

Non, tout malaise n’est pas un défaut à corriger chez toi.

Parfois, ton corps et tes émotions essaient juste de te dire que quelque chose ne te convient pas.

Sortir de la culpabilité, ce n’est pas devenir dure, froide ou égoïste.

C’est apprendre à distinguer ce qui t’appartient réellement… de ce que tu portes par habitude, loyauté ou peur de perdre le lien.

Et pour une hypersensible, cette distinction change tout.

Alors je te pose cette question, avec beaucoup de douceur :

Et si, au lieu de te demander sans cesse ce que tu dois réparer chez toi, tu commençais à te demander ce que cette culpabilité essaie de protéger ?

Prends soin de toi

Mabelle

Un enfant naît avec sept dons naturels.

Bonjour, comment vas tu ?

Je te partage un petit texte du Capitaine Paul Watson

Le premier est l’innocence, le second est l’ouverture d’esprit, le troisième est l’imagination, le quatrième est la confiance, le cinquième est une passion pour la vie, le sixième est la compassion pour la vie, le septième est le courage.

Voilà les dons que le monde tente de dérober à chaque enfant, en les remplaçant par sept traits inférieurs comme la culpabilité, l’étroitesse d’esprit, le conformisme, le doute, l’apathie, l’insensibilité et la peur.

J’ai découvert la face sombre de l’humanité quand j’étais encore enfant, lorsque j’ai vu assommer un bébé phoque pour la première fois. Mais j’ai aussi eu la joie de voir les baleines et de nager au milieu des castors, des dauphins, des phoques et des poissons.

Mon enfance m’a donné pour toute ma vie l’amour des autres créatures et de la nature, et pour toute ma vie aussi la passion de défendre et protéger. Elle m’a aussi fait entrevoir les choses auxquelles je ne voulais pas prendre part. Lorsque j’étais enfant, je me disais que je ferais cesser le massacre des phoques et que je protégerais les animaux sauvages.

Mes expériences enfantines ont modelé mon évolution en tant qu’adulte, et je n’ai jamais perdu cette innocence, j’ai gardé un esprit ouvert, nourri mon imagination et conservé ma confiance, ma passion et ma compassion, et renforcé mon courage.

Les livres que j’ai lus, les oiseaux dont le chant m’a émerveillé, les animaux que j’ai vus, les grands professeurs que j’ai écoutés et l’amour qui emplissait constamment mon cœur m’ont gardé sur la voie de la compassion.

Chaque enfant a le potentiel pour la grandeur, et cette grandeur peut être nourrie simplement en ne renonçant pas aux sept vertus positives pour les remplacer par les sept traits négatifs.

Les rêves d’un enfant peuvent se réaliser s’il ne perd pas les sept dons naturels qu’il reçoit à la naissance. Le secret est simple. Suivez votre cœur, et souvenez-vous que votre cœur n’a jamais tort.

Prenez soin de vous – Mabelle