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Et si, simplement, nous étions un passage de vie pour d’autres

Un jour, quelqu’un viendra après nous.

Quelqu’un qui ne connaîtra pas notre nom, ni notre histoire, mais qui recevra, d’une manière subtile, ce que nous avons nourri en nous.

Pas à travers nos discours, mais à travers notre manière d’aimer, de traverser, de respirer la vie.

Alors l’essentiel n’est peut-être pas de «faire attention» ni de «bien faire», mais d’être présent à ce que l’on vit, ici et maintenant. 🤍

Être présent à ce qui nous habite quand tout est silencieux. À ce que notre corps raconte quand il se relâche. À ce que notre cœur choisit, doucement, jour après jour.

Nous laissons tous une empreinte. Pas une empreinte parfaite. Une empreinte vivante.

Dans nos élans. Dans nos hésitations. Dans nos moments de courage. Dans nos moments de tendresse.

Chaque fois que nous revenons à nous, avec douceur, quelque chose s’apaise.

Chaque fois que nous écoutons ce qui est juste pour nous, quelque chose s’ouvre.

Et cela se transmet. Pas comme un poids. Pas comme une responsabilité. Plutôt comme une vibration, un souffle, une permission silencieuse.

Les êtres qui viendront après nous ne porteront pas nos erreurs.

Ils sentiront surtout notre manière d’être au monde. Notre façon d’aimer. Notre capacité à rester en lien, même imparfaits.

Ils sentiront si la vie peut être accueillie. Si l’amour peut être simple. Si être soi peut être possible.

Alors il ne s’agit pas d’être irréprochable. Ni guéri. Ni exemplaire.

Il s’agit seulement d’être vrai. Vrai dans ce que l’on ressent. Vrai dans ce que l’on traverse. Vrai dans ce que l’on choisit, avec conscience.

De se donner de la présence. De se donner de l’amour. Et d’en offrir autour de soi, naturellement.

Parfois, cela ressemble à un oui posé avec le cœur. Parfois à un non respecté avec douceur. Parfois juste à un souffle plus profond et à un pas, un tout petit pas, vers soi.

La vie n’attend pas que nous soyons parfaits. Elle nous demande seulement d’être là. En relation. En chemin.

Et ce que nous cultivons aujourd’hui – un peu plus de paix, un peu plus de vérité, un peu plus d’amour – devient un espace plus vaste pour ceux qui viendront après.

Sans effort. Sans pression. Sans culpabilité.

Juste en étant pleinement vivants. Car ce qui se transmet le plus profondément ce n’est ni la peur, ni la lutte, mais la qualité de présence que nous offrons au monde.

Et cela… suffit déjà.

Prenez soin de vous

Mabelle

Ils ne savent pas qui tu es

Bonjour, je t’espère en forme.

Je te partage un texte de Sandra Mioli.

Il y a un moment où tu comprends que tu ne vas jamais pouvoir empêcher les gens de se raconter des histoires sur toi. Ils le font parce qu’ils ne savent pas regarder autrement. Parce que ça les rassure de figer quelqu’un dans une scène ancienne, un écart, une faiblesse, un épisode où tu étais à bout. C’est plus simple pour eux de conserver une version réduite de toi plutôt que de t’accueillir dans ta complexité. Alors tu restes, un peu comme une photo mal cadrée, exposée au mur de leur mémoire.

Et pourtant toi, tu continues de changer sans cesse. Ton corps a vieilli, ton souffle est devenu plus profond, tes nuits plus longues, ton regard peut être plus tranchant. Tu n’as plus rien à voir avec la personne qu’ils tiennent encore dans leurs mains comme un polaroïd usé. Le problème, c’est qu’ils n’ont pas vu toutes les saisons que tu as traversées depuis. Ils n’ont pas senti la pluie que tu as dû laisser couler pour redevenir respirable. Ils ne savent rien de la manière dont tu t’es relevé, centimètre par centimètre, jusqu’à retrouver un visage entier.

Tu pourrais te défendre, te justifier, expliquer que ce n’était pas toi, que tu étais fatigué, que tu survivais comme tu pouvais. Tu pourrais leur dire que la version qu’ils gardent de toi est fausse, incomplète, injuste. Mais il y a une révélation qui arrive avec l’âge ou la chute : tu n’as plus à laver les lunettes des autres. Tu n’as plus à briller sous une lumière qui ne t’appartient pas.

Tu peux laisser les gens penser ce qu’ils veulent, et toi, exister. Tu peux respirer dans ton espace, marcher dans ton rythme, prendre le temps de former un être humain à l’intérieur de toi qui n’a plus besoin de preuves. Tu peux apprendre à t’en foutre, vraiment, pas dans le déni ou la fuite, mais dans cette manière solide d’être au monde qui dit: je ne vis plus dans vos récits, j’habite le mien.

C’est une délivrance silencieuse. Tu continues d’aimer, d’être présent, de tendre la main si quelqu’un veut marcher avec toi. Tu ne joues pas au fantôme, tu ne claques aucune porte. Tu te contentes de sortir du cadre où on t’avait enfermé. Et ça change tout. Parce que tant que les gens parlent, tu n’es pas obligé de les écouter. Tant qu’ils pensent te réduire à une scène, tu deviens l’ensemble du film. Et ceux qui veulent vraiment te voir le verront.

Tu n’as rien à corriger, rien à camoufler, rien à rejouer. Tu avances, avec une sorte de grâce sauvage. Et ceux qui croient encore savoir qui tu es choisissent de continuer à regarder seulement un souvenir, pas une personne vivante.

Leur vision !

Leur (non) choix!

Deviens libre. Sans disparaître, sans t’expliquer. Pardonne en cessant simplement de porter la version de toi qui n’appartient qu’aux autres.

Prends soin de toi

Mabelle

Citation de la semaine

La paix de l’âme est dans ce monde le bonheur suprême. Ce bonheur, on peut le goûter dans la simplicité de son coeur en s’éloignant du tumulte du monde, on sait borner ses voeux et son ambition, se soumettre aux décrets du ciel, juger avec indulgence tout ce qui se passe autour de nous et se réjouir des harmonies de la nature, du mugissement des cascades, de la fraîcheur des bois et du soupir des vents…

Johann Georg Zimmermann

Oublier le passé ?

Bonjour, j’espère que vous allez bien ce matin

Le passé est derrière nous, mais il est si présent et si précieux, quoi qu’on en dise. On nous demande souvent d’oublier, mais comment oublier.

Comment oublier toutes ces personnes, toutes ces choses qui font de nous ce que nous sommes.

Le passé, c’est les gens que l’on a côtoyés, aimés, chéris et qui ont fait partie de notre vie et qui sont partis. C’est aussi des souvenirs, des erreurs, des moments de bonheur et de douleur, qui nous forgent et nous rappellent que chaque étape, chaque rencontre, a son importance.

Le passé ne disparaît jamais vraiment, il reste dans notre mémoire, guidant nos pensées, nos choix et notre manière d’aimer.

Prenez soin de vous

Mabelle

Tu as fait ce que tu pouvais

Bonjour,

Je te partage ce matin un texte de Charlotte Cellier qui résonne profondément en moi. Ma grand-mère me disait « si tu as fais tout ce que tu pouvais, tu as fait tout ce que tu devais »

Il y a un moment où tu commences à comprendre…

Que tu n’aurais pas pu faire mieux que ce que tu as donné.

Que tu n’aurais pas pu sauver, réparer, changer ce qui devait suivre son propre chemin.

Tu réalises que ton amour, ta patience, tes efforts n’étaient pas insuffisants,

Ils étaient tout ce que tu pouvais offrir, avec ton cœur sincère, avec tes forces du moment.

Ce n’est pas toi qui a échoué.

Ce n’est pas parce que tu n’étais pas assez.

Il y a des histoires qu’on ne peut pas retenir,

Des âmes qu’on ne peut pas détourner de leur propre destin.

Tout ce que tu avais à faire, tu l’as fait.

Tout ce que tu avais à donner, tu l’as donné.

Aujourd’hui, tu as le droit de poser ce fardeau.

De te libérer de la culpabilité.

Et d’avancer, en paix avec toi-même.

Prends soin de toi et ne t’oublie jamais pour personne – Mabelle

Pense à toi

Bonjour, je t’espère en forme.

Je te partage un texte de Charlotte Cellier

Aujourd’hui…

Reviens en ton centre.

Ferme les yeux, respire, et écoute ce qui vit en toi.

Pas le bruit des peurs, pas le poids des attentes des autres… juste toi.

Demande-toi : qu’est-ce qui est juste pour moi ?

Qu’est-ce qui me fait du bien, vraiment ?

Ce n’est pas égoïste de penser à toi,

c’est essentiel, c’est vital.

Aujourd’hui, choisis la douceur.

Choisis ce qui nourrit ton âme, ce qui t’apaise,

ce qui t’élève et t’allège.

Ne cours plus après ce qui t’épuise, ne retiens plus ce qui t’abîme.

Tu as en toi un espace de paix,

même si tout semble chaos autour.

Reviens-y, encore et encore.

Car c’est là que tu trouveras la clarté,

c’est là que tu te trouveras toi.

Aujourd’hui, commence simplement :

écoute-toi. Honore-toi. Aime-toi.

Prends soin de toi – Mabelle