Archives de catégorie : Coaching de vie

La nature nous rappelle l’essentiel

Un arbre ne cherche pas d’abord à donner des fruits.

Il commence par créer des racines solides.

Il prend le temps de s’ancrer, de traverser les saisons, le vent, les tempêtes.

Et pourtant, on ne voit presque rien au début.

Puis un jour, naturellement, viennent les branches… puis les fruits.

Je crois que dans nos vies de femmes, et encore plus quand on entreprend, on fait souvent l’inverse.

On voudrait d’abord “avoir” des résultats, de la reconnaissance, de l’abondance…

Alors on “fait” énormément.

Parfois jusqu’à l’épuisement.

Et je parle aussi pour moi.

C’est encore un chemin d’apprentissage. ✨

J’apprends doucement qu’avant de vouloir porter beaucoup de fruits, il faut peut-être déjà prendre soin de ses racines.

De qui l’on est profondément.

De notre énergie.

De notre paix intérieure.

Parce qu’au fond, ce que l’on construit à l’extérieur ressemble souvent à ce que l’on nourrit à l’intérieur.

Alors aujourd’hui, j’essaie moins de courir…

et davantage d’être alignée avec ce que je ressens, avec ce que je veux transmettre, avec la femme que je deviens pas à pas.

Comme la nature… sans précipitation.

Avec confiance dans le processus.

Prends soin de toi

Mabelle

Si tu as encore du temps aujourd’hui,

PROFITE DE FAIRE CES 5 CHOSES

Je t’explique…

Aujourd’hui…

Tu respires encore.

Ton coeur bat encore. ❤️

Tu as encore quelques heures devant toi… ⏰

Mais…

Tu ne sais pas combien de temps il te reste à vivre.

Ce matin quelqu’un s’est réveillé et ce soir, il ne verra pas la nuit.

Je ne dis pas ça pour t’effrayer. C’est pour que tu quittes ton sommeil.

Parce qu’en réalité, le problème aujourd’hui n’est pas le manque de temps… C’est plutôt le gaspillage du temps.

On remet à demain… On attend le bon moment. On reporte ce qui compte vraiment… Et pendant ce temps… La vie avance sans nous attendre.

Alors si aujourd’hui, tu as encore du temps, voici 5 choses que tu dois absolument faire avant que cela soit trop tard.

N°1. Dis ce que tu ressens à quelqu’un qui compte ❤️

Il y a des gens dans ta vie…

Tu les aimes énormément… 💖 Tu les apprécies beaucoup… 🤍

Mais tu ne leur dis jamais ça. Tu penses qu’ils savent. Tu penses qu’il y a le temps.

Une étude a montré que près de 80% des gens regrettent de ne pas avoir exprimé leurs sentiments à temps.

Ne fais pas partie de ces personnes. Appelle-les. Écris-les ( Mets ton égo de côté ). Parle avec elle à chaque fois.

Même un simple : « Salut, comment vas tu ? Je pense à toi » peut changer la journée soit la vie de quelqu’un.

N°2. Prends un moment pour réfléchir à ta vie

Pas les réseaux. Pas les distractions. Toi… Oui, avec toi-même.

Pose-toi des questions introspectives :

Est-ce que je suis sur le bon chemin ?

Est-ce que la vie que je mène me ressemble ?

Est-ce que je suis en train d’avancer ou de tourner en rond ?

Beaucoup de gens vivent, mais très peu prennent du temps pour méditer sur leur vie. 🕊️

N°3. Pardonne, même si l’autre ne le mérite pas 🤍

Garder la colère, la rancune, ça ne fait pas souffrir l’autre… Ça te détruit toi.

C’est comme boire du poison en espérant que l’autre meure.

Des études montrent que les personnes qui pratiquent le pardon ont un niveau de stress et d’anxiété beaucoup plus bas. 📉

Fais-le pour toi.

N°4. Fais au moins une action pour améliorer ta vie

Pas demain. Pas la semaine prochaine. Aujourd’hui.

Lis quelques pages. Apprends quelque chose. Commence un projet. Fais un pas. Même petit. Petit à petit, l’oiseau fait son nid.

N°5. Tu dois te choisir, au moins même une fois

Toute la journée tu fais quoi ?

Tu réponds aux gens… Tu aides… Tu donnes…

Mais toi ? Tu passes toujours après.

Aujourd’hui, fais quelque chose pour toi :

Repose-toi sans te culpabiliser

Refuse quelque chose qui ne te convient pas

Prends du temps seul

Fais quelque chose qui te fait du bien

Parce que… Si tu ne prends pas soin de toi, personne ne le fera à ta place.

Tu peux encore avoir du temps aujourd’hui… Mais un jour… Tu n’en auras plus.

Et ce jour-là… Ce ne sont pas les likes sur internet, ni les distractions, ni les excuses qui vont compter.

Ce seront les mots que tu n’as pas dits, les décisions que tu n’as pas prises, la vie que tu n’as pas osé vivre

Arrête de vivre comme si tu avais tout le temps du monde…

Commence à vivre comme quelqu’un qui comprend la valeur du moment présent.

Merci à Lionel Dupont pour cet article

Prends soin de toi

Mabelle

Nous essayons tous de survivre

Bonjour, je t’espère en forme. Je te partage un article de Charlotte Cellier.

N’oublions jamais que chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a en lui.

Avec son histoire, ses blessures invisibles, ses peurs silencieuses et les combats qu’il mène parfois loin du regard des autres.

On ne sait jamais réellement ce qu’une personne traverse.

Certains sourient alors qu’ils sont épuisés intérieurement.

D’autres paraissent froids simplement parce qu’ils ont appris à se protéger.

Certaines personnes aiment maladroitement, non pas parce qu’elles aiment moins, mais parce qu’elles n’ont jamais appris à recevoir ou à donner l’amour autrement.

Il y a ceux qui avancent malgré leurs angoisses.

Ceux qui continuent malgré les déceptions.

Ceux qui se lèvent chaque matin avec un cœur lourd mais qui trouvent encore la force d’être présents pour les autres.

Et il y a aussi ceux qui se perdent parfois, qui réagissent mal, qui blessent sans le vouloir, parce qu’ils portent déjà trop de choses en eux.

La vie ne façonne pas tout le monde de la même manière.

Nous n’avons pas tous reçu la même douceur, les mêmes repères, les mêmes mots rassurants ou les mêmes preuves d’amour.

Alors chacun construit son équilibre comme il peut, avec les morceaux qu’il possède.

C’est pour cela que la bienveillance est si importante.

Parce qu’un regard compréhensif peut apaiser une douleur cachée.

Parce qu’une parole douce peut redonner un peu de lumière à quelqu’un qui lutte en silence.

Parce qu’on ignore souvent à quel point une personne est proche de craquer ou, au contraire, à quel point un simple geste peut lui redonner espoir.

Avant de juger quelqu’un trop vite, essayons d’imaginer tout ce qu’il ne dit pas.

Avant de condamner une réaction, rappelons-nous que derrière chaque comportement se cache souvent une émotion non guérie, une fatigue profonde ou une histoire qu’on ne connaît pas.

Cela ne veut pas dire tout accepter ou tout excuser.

Mais cela signifie choisir davantage l’humanité que le jugement, davantage l’écoute que la colère, davantage la compassion que la dureté.

Au fond, nous essayons tous de survivre à quelque chose.

Et parfois, la plus belle chose que l’on puisse offrir aux autres, c’est un peu de patience, un peu de douceur, et la certitude qu’ils n’ont pas besoin d’être parfaits pour mériter d’être compris.

Prends soin de toi

Mabelle

Remercier les roses et les épines

Parfois, les personnes viennent appuyer exactement là où nos blessures ne sont pas encore totalement refermées…

Comme si la vie posait délicatement le doigt sur ce qui demande encore de l’amour

Et cela me fait penser à ce que disait Jean d’Ormesson : remercier la vie pour les roses… et pour les épines.

Les roses embellissent notre chemin

Les épines, elles, nous réveillent.

Elles nous invitent à revenir à nous

À nous rééquilibrer

À comprendre

À guérir

Lorsqu’une parole pique ou qu’un comportement dérange, ce n’est pas contre nous.

C’est souvent un révélateur

Un miroir bienveillant, même maladroit, qui montre l’endroit où nous pouvons encore nous aimer davantage

Alors au lieu de rejeter…

Accueillons

Accueillons avec joie

Avec gratitude

Avec foi

Car c’est souvent dans l’adversité que l’on retourne à l’essentiel

Que l’on soigne nos anciens traumatismes

Que l’on renforce notre paix intérieure

Et lorsque la blessure est apaisée, les personnes qui venaient appuyer dessus s’éloignent naturellement…

Il n’y a plus rien à activer.

Plus rien à réveiller.

Marchons avec confiance

Avançons le cœur léger

Remercions pour les roses

Remercions pour les épines

Tout concourt à nous ramener vers plus d’amour

La vie sait. 🤍

Prenez soin de vous

Mabelle

Accueilles tu ce qu’on t’offre ?

Tu entres chez quelqu’un.

Il y a des rires dans la cuisine.

Un plat chaud sur la table.

Des photos accrochées au mur.

Des traces de vie.

Et pourtant…

Ton regard s’arrête sur une fine couche de poussière.

Peut-être sur l’étagère.

Peut-être sur le lustre.

Tu t’assois.

Tu souris.

Mais à l’intérieur, quelque chose s’est fermé.

“Comment peut-on inviter dans cet état ?”

À partir de ce moment-là, tu ne vois plus l’accueil.

Tu ne vois plus l’effort.

Tu ne vois plus la chaleur.

Tu ne vois que la poussière.

Alors voici la règle :

Si cette poussière te dérange au point d’éclipser tout le reste… ne reviens pas.

Pas parce que la maison ne vaut rien.

Pas parce que les personnes sont négligentes.

Mais parce que quand tu entres dans la vie de quelqu’un et que ton regard ne s’arrête que sur ce qui manque, tu n’es plus un invité.

Tu es devenu un juge.

Et personne ne se sent aimé sous inspection permanente.

Un bon invité remarque la lumière,

l’attention, l’intention.

La poussière, elle, prouve simplement qu’une vraie vie se vit ici.

Une maison parfaite est souvent une maison où rien ne bouge.

Une maison vivante accumule parfois quelques particules.

Et la vraie question devient :

Quand tu entres dans la vie d’un homme,

regardes-tu ce qu’il offre… ou ce qu’il n’est pas encore ?

Parce que si ton regard ne cherche que les défauts, tu finiras par quitter chaque maison.

Et parfois, le véritable défaut n’est pas sur l’étagère.

Il est dans les yeux qui refusent de voir la chaleur.

Garde ceci en mémoire :

Cherche la bonté dans la maison des autres. Pas les particules sur leurs meubles.

Prends soin de toi

Mabelle

Parfois le changement crée de l’anxiété

Et c’est normal

Bonjour, je t’espère en forme

Prendre une décision, modifier une habitude, oser bouger quelque chose dans sa vie… ce n’est pas toujours confortable

On peut hésiter, repousser, douter, se dire « demain », ou « je ne suis pas prêt(e) » 🌫️

Et tu sais quoi ? C’est profondément humain

On oublie simplement une chose essentielle : la nature change en permanence

À chaque seconde, à chaque respiration

Les saisons se transforment, la lumière évolue, les cellules de ton corps se renouvellent… et toi aussi, tu changes, sans même t’en rendre compte

Et pourtant, tu n’en as pas peur quand tu respires, quand ton cœur bat (c’est même plutôt rassurant), quand un jour succède à un autre

Alors pourquoi cette peur quand il s’agit de choisir consciemment un nouveau chemin ?

La peur est souvent la vibration la plus basse, celle qui nous fige, qui nous retient, qui nous fait croire que rester immobile est plus rassurant que d’avancer parce que, simplement, on connaît

Mais parfois, la vie a une façon bien à elle de nous réveiller

Tu connais cette histoire du clou ?

Quelqu’un est assis sur un clou.

On lui demande : « Pourquoi tu ne bouges pas ? »

Et il répond : « Parce que ça ne fait pas encore assez mal. »

C’est un peu ça, la vie…

Tant que l’inconfort est supportable, on reste. On s’adapte. On s’habitue. On s’accommode

Et puis un jour, ça pique un peu plus fort… et là, on bouge enfin

Avec le sourire, on pourrait presque dire : merci le clou

Parce que souvent, c’est lui qui nous pousse à évoluer, à ouvrir les yeux, à se choisir

Mais si on attendait moins la douleur pour changer ? Si on décidait simplement de se choisir, avec douceur, avec amour, sans attendre d’être au pied du mur ? 🤍

Il est toujours temps, toujours, pour prendre soin de soi

Pour changer une habitude, pour dire oui à ce qui nous fait du bien, pour dire non à ce qui nous épuise

Sortir de sa zone de confort, ce n’est pas se mettre en danger

C’est aller à la rencontre de soi-même

Et c’est là, justement, que se cachent les plus beaux cadeaux

La fierté, la liberté, l’énergie retrouvée, la joie simple d’avoir osé

Avance à ton rythme, avec bienveillance, avec tendresse pour toi-même

Même un tout petit pas est déjà un mouvement

Et rapelle-toi : tu es déjà en train de changer… à chaque respiration

Prends soin de toi

Mabelle

Pourquoi tant de personnes se sentent seules

Bonjour, je vous espère en forme.

Je vous partage ce matin un petit texte de Omraam Mikhael Aivanhov

Pourquoi tant de personnes se sentent elles seules ? Parce que c’est en elles dans leur tête et dans leur coeur, qu’elles ont crée cette solitude. En réalité, on n’est jamais seul.

Se plaindre d’être seul, c’est dire qu’on manque d’amour.

Mais on manque d’amour parce qu’on n’aime pas.

Combien d’homme et de femmes se contentent de rêver l’amour !!!

Ils attendent le prince sur son cheval blanc ou la princesse des milles et unes nuits, et c’est pourquoi ils se sentent seuls.

Ils attendent l’amour, ils ne le cherchent pas en eux.

L’amour que vous attendez ne viendra jamais parce que cet amour là n’existe pas ailleurs que dans les contes.

L’amour, vous ne devez pas l’attendre , il est en dedans de vous…laissez le sortir, se manifester, rayonner, c’est la seule façon dont vous le rencontrerez vraiment.

Prenez soin de vous

Mabelle

La réussite

On parle souvent de réussite, beaucoup moins de ce qui la forge vraiment : l’adversité

Et pourtant… c’est souvent dans les moments les plus inconfortables que tout se construit.

Chaque difficulté, chaque échec, chaque passage à vide vient épaissir la peau, renforcer le cœur et affiner l’esprit .

Ce n’est pas toujours agréable sur le moment, on ne va pas se mentir 😅

Mais c’est là que l’on apprend le plus

Avec le recul, on se rend compte que tout est utile. Absolument tout ✨

Les erreurs nous enseignent, les chutes nous ajustent , les déceptions nous rendent plus lucides

Rien n’est perdu, tout devient expérience

La vie est une grande école, et chaque situation est une leçon déguisée

Alors, à quoi bon se juger durement ? 🤍

À quoi bon se prendre trop au sérieux ?

On est simplement en train d’apprendre, d’expérimenter, de grandir

C’est un chemin, pas un examen.

Quand on commence à voir la vie comme un jeu d’évolution, tout change

On respire davantage, on relativise, on avance plus léger

On comprend que l’important n’est pas d’éviter les obstacles mais la posture avec laquelle on les traverse

Garder le sourire, même quand c’est inconfortable

Se redresser, même quand on doute

Continuer, même quand c’est imparfait

Parce qu’au fond… tout est bon, tout participe à nous façonner, tout nous apprend quelque chose sur nous-mêmes

Et c’est souvent dans l’adversité que naît la plus belle version de nous-mêmes

Prenez soin de vous

Mabelle

L’amour est la clé

Bonjour, je vous espère en pleine forme. Je vous partage ce matin un texte de Luis Rangel

« Plus vous vous aimerez, moins vous aurez besoin d’amour.

Par conséquent, en n’en ayant pas besoin, vous ne construirez pas ou ne maintiendrez pas de relations conflictuelles.

Seules les personnes de lumière et de sagesse entreront dans votre vie, et si elles ne le font pas, elles partiront rapidement.

N’ayant pas besoin d’amour, vous vous exprimerez toujours comme vous le sentez et vous suivrez votre cœur à tout moment, car vous n’aurez pas peur du rejet, du jugement, de la solitude, du manque ou de l’abandon.

Comme votre cœur sera plein de vous, vous sentirez que le monde entier est plus petit.

Vous sentirez que le monde est en vous et non pas vous en lui.

Vous apprécierez chaque chose à sa juste mesure.

Vous irez au cinéma, au restaurant, vous ferez du sport et d’autres activités, mais rien, absolument rien, ne vous donnera plus de plaisir que de fermer les yeux et de sentir cet amour dans votre cœur ; cet amour que vous avez gagné après des années de guérison et d’acceptation de vos blessures ; après des années de silence ; après des années à faire ce que vous êtes venu faire dans ce monde sans distraction : évoluer.

C’est cela, le chemin.

Prenez soin de vous – Mabelle

Le corps ne se souvient pas avec des mots

Bonjour, je vous espère en pleine form. Je vous partage un texte de Farnçoise Mugnier Braudé

Quand je dis que le corps est un lieu de mémoire non verbale, je ne parle pas d’un souvenir flou ou symbolique.

Je parle de réponses physiologiques enregistrées en profondeur, dans le système nerveux autonome, dans les réflexes de survie, dans la manière dont le souffle se coupe, dont les muscles se contractent, dont le regard se fige ou se dissocie.

Les travaux de Bessel van der Kolk l’ont montré clairement :

le trauma n’est pas stocké comme une histoire cohérente, mais comme une empreinte sensorielle fragmentée, sensations, images, tensions, réactions automatiques.

C’est pour cela que le corps réagit avant même que l’esprit comprenne

Avant que tu aies le temps de réfléchir.

Avant que tu puisses te rassurer.

Tu peux savoir que tu n’es plus en danger, et pourtant ton cœur s’emballe, ton ventre se noue, ton système nerveux déclenche une alarme.

Ce n’est pas un manque de logique.

C’est une mémoire qui ne parle pas le langage des mots

Pourquoi parler ne suffit pas:

J’ai longtemps cru, comme beaucoup, que mettre des mots suffisait.

Que comprendre l’origine d’une blessure allait apaiser le corps.

Mais la réalité est plus brutale

Parler agit sur le cortex préfrontal.

Sur la compréhension.

Sur le récit.

Or le trauma, lui, vit dans des zones non verbales du cerveau :

l’amygdale, le tronc cérébral, les circuits sensorimoteurs.

Quand on parle d’un événement sans régulation corporelle suffisante, on peut même réactiver la réponse de survie au lieu de la désamorcer.

C’est ce que montrent de nombreuses approches contemporaines du trauma :

raconter sans sécurité somatique peut maintenir le système nerveux en état d’alerte.

On revit, au lieu d’intégrer.

On explique, au lieu d’apaiser

Et beaucoup de personnes confondent alors catharsis et guérison.

Pourquoi comprendre n’apaise pas:

Comprendre donne du sens.

Mais le sens ne régule pas un système nerveux.

Un corps ne se calme pas parce qu’il a compris.

Il se calme quand il ressent physiquement la sécurité.

C’est l’un des points,pour moi, les plus mal compris dans le développement personnel et la spiritualité contemporaine.

On dit : “J’ai compris pourquoi je réagis comme ça.”

Mais le corps, lui, continue de réagir exactement de la même manière.

Pourquoi ?

Parce que la compréhension n’a pas modifié la réponse automatique.

Le système nerveux n’obéit pas à la logique.

Il obéit à l’expérience

Tant que le corps n’a pas vécu autre chose que l’alerte, il continue à choisir l’alerte.

Pourquoi les affirmations positives peuvent aggraver:

C’est un point extrêmement sensible, et rarement abordé honnêtement (à mon sens)

Répéter “je suis en sécurité” quand le corps ne ressent pas la sécurité crée un conflit interne profond.

Le mental affirme. Le corps contredit.

Et ce décalage peut renforcer la dissociation, la culpabilité (“je devrais aller mieux”), la perte de confiance dans ses ressentis.

Certaines personnes finissent même par se couper davantage de leur corps, parce que la réalité somatique devient trop incohérente avec le discours intérieur.

La sécurité ne se décrète pas. Elle se vit

Pourquoi certaines pratiques “douces” réactivent le trauma:

C’est pour moi, une autre vérité dérangeante.

Le calme, le silence, la lenteur, ne sont pas automatiquement régulateurs.

Pour un système nerveux profondément dysrégulé, le calme peut être vécu comme une menace

Quand l’agitation cesse, le corps n’est plus distrait. Les sensations enfouies remontent. Les tensions deviennent perceptibles.

C’est pour cela que certaines méditations, certaines respirations, certaines pratiques dites “douces” déclenchent des crises d’angoisse, des flashs corporels, une dissociation, ou un sentiment d’effondrement.

Ce n’est pas un échec. C’est une mémoire qui se réactive sans cadre de sécurité suffisant

Ce que j’ai compris de la régulation:

La régulation du système nerveux ne passe pas par plus d’explications.

Elle passe par une relation progressive et sécurisée au corps.

Elle passe par sentir sans être submergé, ralentir sans s’effondrer, respirer sans danger, rester présent sans se dissocier.

Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas rapide. Ce n’est pas instagrammable.

Mais c’est là que la mémoire corporelle commence à se transformer.

Ma vérité, c’est que pendant longtemps, j’ai cru que guérir consistait à comprendre. À relier les points. À mettre du sens sur les blessures. À nommer les mécanismes.

J’ai cru que si je comprenais assez profondément, le corps finirait par suivre. Mais le corps ne suit pas les idées. Il suit ce qu’il vit

J’ai vu des personnes brillantes, lucides, conscientes, capables d’analyser chaque recoin de leur histoire, et pourtant prisonnières d’un système nerveux en alerte permanente.

Elles savaient. Mais leur corps ne se sentait pas en sécurité.

Et c’est là que j’ai compris quelque chose de fondamental : le trauma n’est pas un manque de compréhension, c’est un manque de sécurité vécue.

Ma vérité, c’est que le corps n’a jamais été entendu.

Il a été interprété. Corrigé. Forcé à se détendre. Forcé à pardonner. Forcé à lâcher prise. Mais jamais vraiment écouté

On a demandé au corps de se calmer sans jamais lui prouver qu’il pouvait le faire sans danger.

On lui a dit “ce n’est plus comme avant”, alors que pour lui, tout se passait maintenant.

Ma vérité, c’est que tant qu’un corps n’a pas vécu, dans le présent, une expérience répétée de sécurité réelle, il continuera à choisir la survie, même dans l’amour, même dans la paix, même dans la lumière.

Il sabotera le calme. Il cherchera l’intensité. Il confondra l’activation avec la vie.

Et ce n’est pas un défaut. C’est une intelligence de survie

Ma vérité, c’est que la régulation n’est pas un objectif. C’est une conséquence.

La conséquence d’un système nerveux qui apprend, lentement, qu’il peut rester ouvert sans être envahi, présent sans être détruit, en lien sans se perdre.

Ma vérité, c’est que le corps n’a pas besoin qu’on le force à guérir, Il a besoin qu’on lui offre des conditions suffisamment sûres pour qu’il ose relâcher ce qu’il tient depuis trop longtemps.

Et tant qu’on cherchera à transformer l’humain par le récit, sans passer par le vécu corporel, on continuera à créer des êtres qui comprennent tout mais ne se sentent jamais vraiment en paix.

Le corps ne demande pas des réponses. Il demande une expérience

Et c’est là, seulement là, que commence une transformation réelle.

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Prenez soin de vous

Mabelle